Et (beaucoup) plus si affinités

376556.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn se rendant à une soirée organisée par son meilleur ami, Wallace ne se doute pas qu’une rencontre va bouleverser sa vie. Son attirance pour Chantry a tout du coup de foudre. Une complicité immédiate s’installe avec cette jeune femme pétillante et à l’humour ravageur. Toutefois, il subsiste un petit obstacle aux prémices de cette belle histoire : Chantry est déjà en couple avec un dénommé Ben ! Elle propose donc à Wallace de sceller un tout autre pacte : devenir amis, et rien de plus.
Au fil du temps, leur complicité ne fait que grandir et Wallace se retrouve vite confronté à un vrai dilemme : doit-il s’en tenir à sa promesse ? Faire en sorte que Chantry quitte Ben ? Faire semblant de se satisfaire de cette situation bancale ou bien tenter de la conquérir, au risque de la perdre ? Leur relation amicale va être mise à rude épreuve : mais un homme et une femme peuvent-ils réellement être amis ?

Prenez un incurable romantique, un tantinet aigri, irrésistiblement drôle. Mettez sur sa route une craquante dessinatrice, pleine d’esprit et de répartie. Epicez leur rencontre de quelque ironie comme la vie sait si bien en réserver. Ajoutez à cette potentielle histoire d’amour les conseils d’un cousin bien barré, d’une copine tout aussi déjantée, une multitude de possibilités, et vous obtiendrez Et (beaucoup) plus si affinités, une comédie romantique fraiche et sympathique mêlant désinvolture et fantaisie.

Malgré le manque de relief des personnages (Wallace, incarné par Daniel Radcliffe, a la maladresse touchante mais aurait pu gagner en charisme) et une trame sans surprise, le film de Michael Dowse se distingue par ses dialogues savoureux et son ambiance torontoise douillette et chaleureuse, propice à cette charmante amourette.

Sortie le 29 octobre 2014.

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La Dame en noir +

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

Après avoir signé le terrifiant Eden Lake, James Watkins persiste dans le film de genre et adapte La Dame en noir, un roman de Susan Hill écrit il y a près de vingt ans.

Au coeur de paysages fantomatiques qui rappellent la lande sauvage et rude dépeinte par Emily Brontë dans Les Hauts du Hurlevent, Watlins prend un malin plaisir à jouer avec nos peurs – et nos nerfs – en utilisant des mécanismes simples mais efficaces : le parquet qui grince, les portes qui claquent, des cris stridents, des apparitions soudaines, des automates qui s’activent subitement, la petite musique angoissante et sournoise qui prépare le spectateur à un sursaut prochain depuis le fond de son fauteuil… tout concourt à faire que notre palpitant s’emballe à moult reprises, frôlant la limite dusupportable. Le suspense monte rapidement, et nous voici pris au piège entre les mains d’une sorte de marionnettiste machiavélique qui mêle fantastique et drame dans la grande tradition des histoires de fantômes de l’époque victorienne.

Toutefois, en dépit d’une esthétique soignée et de la prestation tout en maîtrise d’un Daniel Radcliffe mélancolique, le scénario sans grande originalité, voire des plus sommaires – une histoire de vengeance et de malédiction d’une femme jugée sénile dont le fils qu’on lui a enlevé est mort noyé – est à déplorer. A voir si le coeur – bien accroché ! – vous en dit…

Sortie le 14 mars 2012.

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