Sicario

069252.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par Matt Graver (Josh Brolin), un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par Alejandro (Benico del Toro), un consultant énigmatique, l’équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre.

Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, Sicario est un thriller sombre à l’atmosphère poisseuse et suffocante sur les cartels et ceux qui les combattent, quitte à faire fi de toute question morale.

Corruption, violence, pouvoir, enlèvements, crimes, barbarie… gangrènent le long de la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique. C’est dans ce lieu de non-droit que Denis Villeneuve (Incendies, Prisoners) a posé sa caméra et interroge sur le symbole de la frontière, sur les limites que chacun est prêt à franchir pour satisfaire une ambition personnelle, pour que justice soit faite…

Un sujet complexe que le cinéaste parvient à rende accessible à travers le personnage de Kate (formidable Emily Blunt), qui va peu à peu s’affranchir des lois qu’elle respectait alors scrupuleusement pour mieux lutter contre ceux qui  n´en respectent aucune.

« Sicario est un film sur la manière dont l’idéalisme se heurte au réalisme quand il s’agit d’affronter les problèmes d’autres pays » précise Villeneuve.

Dans la lignée de Traffic (Steven Soderbergh) ou de No Country for old men (des frères Coen), Sicario est un film sous tension au cadre rigoureux et à la mise en scène implacable.

Dommage que le scénario somme toute chaotique perde le spectateur en cours de route…

Sortie le 7 octobre 2015.

Avertissement : Interdit aux moins de 12 ans.

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Prisoners

21028038_20130813155654441.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, ce qui entraîne la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparues. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable. Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…

Un thriller sous haute tension, des acteurs inspirés, un scénario écrit au cordeau, un suspense qui va crescendo, une atmosphère sombre et oppressante… tels sont les premiers qualificatifs qui viennent en tête en sortant de la projection de Prisoners, le nouveau film de Denis Villeneuve (à qui nous devons la brillante adaptation d‘Incendies, tragédie intime signée Wajdi Mouawad).

Entouré par un Hugh Jackman à contre emploi, convainquant en père de famille accablé qui décide de se faire justice lui-même, par un Jake Gyllenhaal mystérieux qui incarne un flic sombre, entièrement dévoué à son métier, et par un Paul Dano magistral dans le rôle du coupable idéal, le cinéaste s’amuse à semer les indices en cours de route pour mieux nous embarquer dans le dédale d’un scénario savamment tortueux où tout bascule en moins d’une minute.

« La tragédie nous arrache au drame et nous rappelle une chose très importante : nous sommes des êtres absolument incompréhensibles. On est fous ! » écrivait Wajdi Mouawad. Une citation qui pourrait avoir inspirée Prisoners. Un film noir où la violence psychologique se mêle à la violence physique. Dense et sans concession.

Sortie le 9 octobre 2013.

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