La Prunelle de mes yeux

364542-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxUne fille, un garçon. Elle aime la musique, lui aussi (mais pas la même). Ils se détestent, ils se croisent sans cesse. Et surtout : elle est aveugle, il voit parfaitement. Un jour, par provocation, il se fait passer pour aveugle auprès d’elle. Ce qui n’était qu’une mauvaise blague dure un peu trop longtemps, l’amour arrive, la situation se complique, et la supercherie va devenir explosive.

Décalé, pétillant, absurde, fantasque, jouissif, délicat, savoureux, truculent… les adjectifs enthousiastes ne manquent pas quand il s’agit de qualifier la comédie romantique singulière signée Axelle Ropert (Tirez la langue, Mademoiselle). Il y a là un même charme, une même fantaisie, une même douceur mélancolique que dans l’univers de Sébastien Betbeder (2 automnes 3 hivers). Chez Axelle Ropert, les amoureux aussi se tournent autour, mais commencent par s’insupporter mutuellement tout en se cherchant l’un l’autre. Les lois de l’attraction réservent bien des mystères qui semblent inspirer la cinéaste.

« À partir du moment où l’amour affleure, la tragédie s’invite aussi dans le récit. Faire que l’amour ait du poids et de l’importance, que ce ne soit pas une petite convention supplémentaire ajoutée au cahier des charges du genre ; faire que ce soit vraiment déchirant. Cela a un côté casse-gueule, car si c’est déchirant, soudain ce n’est plus si drôle, c’était un équilibre périlleux à mettre en place ! », confie-t-elle.

Servi par un duo électrique interprété par Bastien Bouillon, irrésistible séducteur en toc que l’on adore détester, et la pétillante Mélanie Bernier, adorable amoureuse espiègle, La Prunelle de mes yeux se révèle être une « love story » profonde et légère, moderne et joliment désuète, mélodieuse et cacophonique… comme on les aime tant !

Sortie le 21 décembre 2016.

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Jeu concours Coup de chaud

afficheSoleil, chaleur, cadence qui ralentit, des envies de sieste ombragée, de voyage au grand air, et d’histoires sur lesquelles se laisser porter… L’été est là, soufflant un peu de répit sur notre quotidien effréné, nous régalant de promesses d’ailleurs et nous offrant le temps de découvrir des films passionnants sur grand écran.

Parmi ceux-là, Coup de chaud*, un film noir qui se déroule dans la moiteur de l’été, inspiré d’un fait divers :

Dans un petit village à la tranquillité apparente, le quotidien des habitants est perturbé par Josef Bousou. Fils de ferrailleurs, semeur de troubles, il est désigné par les villageois comme étant la source principale de tous leurs maux jusqu’au jour où il est retrouvé sans vie dans la cour de la maison familiale.

Séduits par ce thriller sombre aux airs de western ? Des Films et des Mots met en jeu 5 x 2 places ** pour vous faire découvrir le nouveau film de Raphaël Jacoulot. Tentez votre chance en répondant au questionnaire en ligne ici avant le 11 août 2015 minuit. Les gagnants, tirés au sort, seront prévenus par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale.

Bonne chance à tous! Et un très bel été!

* En salles le 12 août 2015.

** Valables dans toutes les salles en France métropolitaine.

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Mommy

affiche25 ans à peine et déjà cinq films à son actif, dont trois primés au Festival de Cannes. Une carrière fulgurante, une reconnaissance immédiate, un engouement du public et de la presse qui ne cesse d’aller crescendo… Xavier Dolan, jeune prodige canadien, a le vent en poupe. Autodidacte passionné, touche-à-tout talentueux, ambitieux « qui rêve en couleurs », poète pragmatique, artiste protéiforme, perfectionniste et inventif, le cinéaste semble transformer en or le moindre de ses projets.

Preuve en est avec Mommy, petit bijou éclatant, surprenant, bouleversant, qui a fait sensation au dernier Festival de Cannes, où il reçut le Prix du jury.

L’histoire est celle de Die (épatante Anne Dorval), une quadra sexy et fantasque, qui se démène pour élever seule son fils (Antoine Olivier Pinon, une révélation), impulsif et violent, qui souffre de trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité. Ensemble, ils essayent de joindre les deux bouts : Die compose avec les colères incontrôlables de l’adolescent qui tente de protéger sa mère à sa façon. L’arrivée inattendue de Kyla (Suzanne Clément, saisissante), l’énigmatique voisine d’en face, va s’avérer salutaire. Tous les trois vont redéfinir peu à peu un nouvel équilibre, et retrouver ainsi un certain espoir.

Depuis son premier film (J’ai tué ma mère), la figure maternelle apparaît comme une source d’inspiration inépuisable chez Dolan. « S’il est un sujet que je connais sous toutes ses coutures, qui m’inspire inconditionnellement, et que j’aime par-dessus tout, c’est bien ma mère. […] C’est à elle que je reviens toujours. C’est elle que je veux voir gagner la bataille, elle à qui je veux écrire des problèmes pour qu’elle ait toute la gloire de les régler, elle à travers qui je me pose des questions […], c’est elle, quoi qu’on fasse, qui aura le dernier mot, dans ma vie. »

Voilà toute la volonté, tout l’amour, toute la tendresse, toute la liberté et toute l’extravagance qui émergent de Mommy. Le cinéaste capte un trio improbable, des accidentés fragilisés en lutte perpétuelle qui, par le miracle de la rencontre, vont retrouver leur place en se créant un cocon fait de violence et de douceur.

L’intelligence de la mise en scène, soignée et lumineuse, l’intensité de chaque plan, la mobilité soudaine du cadre (filmé majoritairement en focale réduite), la direction des acteurs, qui livrent une prestation tenue et délicate… Dolan confirme être un merveilleux cinéaste de l’émotion, de l’esthétique et de l’image, se renouvelant sans cesse, réinventant les codes et repoussant les limites de la créativité.

Mommy est un arc-en-ciel d’émotions dont on ressort le coeur à l’envers, la tristesse rieuse et avec une furieuse envie de crier « Mommy, I love You » !

Sortie le 8 octobre 2014.

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