Jeu concours – Retour à Montauk

Un nouveau jeu concours sur Des films et des Mots ! Des places sont à gagner pour Retour à Montauk, le nouveau film de Volker Schlöndorff, avec Stellan Skarsgård et Nina Hoss, en salles le 14 juin prochain.

Il y a un amour dans la vie, que tu n’oublies jamais, peu importe à quel point tu essaies. L’écrivain Max Zorn arrive à New York pour promouvoir son dernier roman. Sa jeune femme Clara l’a précédé de quelques mois pour contribuer à la parution du livre aux Etats-Unis. Dans son roman, Max raconte l’échec d’une passion dans cette ville, il y a 17 ans. Presque par hasard, il revoit Rebecca, la femme en question. Originaire d’Allemagne de l’Est, elle est devenue entre temps une brillante avocate et vit depuis 20 ans à New York. Ils décident de passer encore une fois un weekend ensemble. C’est l’hiver à Montauk, le petit village de pêcheurs au bout de Long Island. Deux transats vides, face à l’océan. Ils attendent deux personnes qui s’étaient perdues pendant très longtemps. Maintenant ils reviennent à Montauk, plein d’espoir et de regrets sur une vie commune manquée.

Pour tenter de remporter 2 places de cinéma* pour cette histoire d’un amour manqué, adapté du roman de Max Frisch, il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ici avant le 14 juin 2017 (23h59). Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous!

 *Valables en France métropolitaine

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One Kiss

Lorenzo, Blu et Antonio sont lycéens dans une petite ville du Nord de l’Italie. Rejetés par les autres qui les considèrent comme marginaux, ils se lient d’amitié et forment rapidement un trio inséparable. Mais « un baiser » va venir tout bouleverser …

Aborder l’âge complexe et délicat de l’adolescence en y insufflant fantaisie, peps et tendresse est le pari relevé haut la main par Ivan Cotroneo, qui adapte son roman sur grand écran.

One Kiss met en scène un trio truculent, unis par un sens commun de l’anticonformisme. Lorenzo s’invente un monde multicolore dans lequel il est adulé, pour mieux supporter les railleries du lycée ; Blu jongle avec les mots pour s’évader d’un quotidien qui l’ennuie profondément ; Antonio se confie à son frère disparu pour garder la tête hors de l’eau. Trois histoires, trois personnalités, trois destins.

Dessiné en deux parties, le film perd peu à peu ses couleurs acidulées pour adopter une mise en scène plus sombre et mélancolique. La comédie pop et désinvolte, rythmée par les mélodies de Mika ou de Lady Gaga, bascule alors dans le drame à mesure que les chemins s’entrecroisent. Une façon pour le réalisateur d’aborder avec finesse des thèmes difficiles tels que le viol, le suicide, le harcèlement.

« One Kiss est un film sur la fragilité de la jeunesse, les blessures et les joies soudaines, le danger qui se cache derrière une vulgaire insulte. Un film sur l’âge où tout ce qui arrive prend une importance capitale : une non-invitation à une fête, une insulte écrite sur le mur d’une école, les mots inélégants d’un adulte. Une comédie pleine de vie… jusqu’à ce que surviennent les dangers. Un film sur l’amour et sur comment il peut mal tourner. Un film que j’aime à penser romantique au sens fort du romantisme. » explique Ivan Cotroneo.

Servi par trois jeunes acteurs impeccables (Rimau Grillo Ritzberger, Valentina Romani et Leonardo Pazzagli), One Kiss est un film poignant aux allures de journal intime pudique, qui se distingue par sa mise en scène imaginative et ses propos d’une belle intelligence.

Sortie le 26 avril 2017.

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Sage Femme

Librement inspiré de la fable « La Cigale et la fourmi », Sage Femme brosse le portrait de deux femmes que tout oppose et qui n’ont de commun que les souvenirs d’un passé lointain.

Béatrice (formidable Catherine Deneuve), flambeuse et joueuse invétérée, vient d’apprendre qu’elle souffre d’un cancer et décide de recontacter le seul homme qu’elle ait jamais aimé. Elle contacte alors avec Claire (étonnante Catherine Frot), la fille sérieuse et bosseuse de ce dernier. Seulement voilà, l’amant s’est suicidé peu après la séparation, il y a de cela bien des années…

Après des retrouvailles amères, le choc de l’une et la colère de l’autre, Béatrice la fantasque va tenter de se racheter auprès de Claire la réfléchie pour se faire pardonner l’abandon d’autrefois. Voulant extraire Claire de sa petite vie étriquée à l’image de son imper élimé, l’aventurière va venir bouleverser la vie bien rangée de la sage-femme.

Martin Provost, le réalisateur de Séraphine et de Violette, met en scène un bien joli duo d’actrices. Le tandem réjouissant des deux Catherine fonctionne à merveille et l’on assiste, séduit, à la naissance d’une relation complice, proche d’un rapport « mère-fille ». Le sujet de la maternité est en effet au cœur de cette comédie dramatique pleine de charme, non seulement par le métier de Claire mais aussi par le fait que Béatrice, restée sans enfant, doit faire face à la solitude et à la maladie.

Devenue « mère de substitution » auprès de celle qu’elle s’est choisie comme fille, Béatrice transmet à Claire ce qu’elle maîtrise le mieux : savourer la vie et profiter de l’instant présent. Peu à peu la métamorphose opère et libère Claire de la routine dans laquelle elle s’était enfermée, ainsi libérée elle va de nouveau se laisser aimer et accepter les changements qui viennent chambouler son quotidien.

Martin Provost filme brillamment la simplicité : déjeuner au bord de l’eau avec des conserves et du bon vin, cultiver son jardin et voir pousser ses légumes, commander une bonne côte de bœuf au restaurant et l’accompagner d’un bon cru… Des petits plaisirs qui confèrent une grâce certaine aux scènes de tous les jours, notamment lorsque la caméra filme Béatrice entonnant en pleine nuit dans son déshabillé fleuri « Ma liberté » de Serge Reggiani, ou lorsqu’elle capte en plan rapproché l’amusement juvénile qui se lit sur le visage de celle-ci lors de son baptême de poids lourd.

En hommage à La Fontaine, ce film aurait pu s’intituler « La Flambeuse et la Sérieuse »,  à la différence près que chez Provost, c’est la Flambeuse qui apprend à la Sérieuse à danser.

Sortie le 22 mars 2017.

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