Blackout total

026193.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMeghan, présentatrice télé d’une trentaine d’années, a passé une sale journée. Non seulement elle vient de se faire larguer par son fiancé, mais elle n’a pas obtenu la promotion qu’elle convoitait… Pour lui remonter le moral, ses copines l’emmènent faire la fête toute la nuit. Mais le lendemain matin, elle se réveille dans le lit d’un parfait inconnu, sans argent, ni téléphone portable. Alors qu’elle parvient tout de même à consulter sa messagerie vocale, elle apprend qu’elle est de nouveau en lice pour décrocher le boulot de ses rêves. Arrivera-t-elle à temps à la chaîne de télé pour passer une audition ? Rien n’est moins sûr…

Prenez une jolie blonde à la gueule de bois sévère, affublez-la d’une robe fort aguicheuse et de talents vertigineux, embarquez-la dans une course contre la montre à travers Los Angeles et imaginez les rencontres les plus improbables – qu’il s’agisse d’un trio de dealers amateurs de mode et un tantinet siphonnés, de policiers benêts qui aiment jouer les justiciers de la nuit ou d’une conductrice de bus à la morale inébranlable – occasionnées par cette odyssée cocasse. Mélangez bien fort et vous obtiendrez Blackout Total, une comédie sympathique et plutôt soignée, qui manie les ressorts connus du genre avec une certaine convenance.
Car si le film de Steven Brill (My Movie Project) est plutôt bien ficelé, on regrette son côté trop « scolaire » et son manque de folie. Une folie que l’on aurait aimé retrouver dans le personnage interprété par une Elizabeth Banks charmante mais un peu trop « bon chic bon genre » qui détonne quelque peu avec la tonalité supposée délirante de cette comédie.

Gentillet, mais sans plus.

Sortie le 21 mai 2014.

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La Grande aventure Lego

21061838_20131128144957302.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEmmet, petit personnage banal et conventionnel, est pris par erreur pour un être extraordinaire, « le spécial » capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné parmi d’autres dans un périple des plus mouvementés dans le but de mettre hors d’état de nuire un redoutable despote un tantinet maniaque, Lord Business. Mais le pauvre Emmet se retrouve vite dépassé par la mission qu’il doit accomplir !

Vous souvenez-vous de vos 10 ans (à quelques années près)? Cette époque où vous laissiez libre cours à votre imagination débridée, où de multiples univers étaient à créer au moyen de briques multicolores à empiler, où de petits personnages à tête jaune évoluaient dans des maisons à toit ouvert, des cachettes secrètes en forme de grottes d’un autre genre, sur des vaisseaux spatiaux intergalactiques ou des sous-marins ultra-sophistiqués dotés d’une salle de jeux dernier cri (à 10 ans, on a un certain sens de la priorité)?

En réalisant La Grande aventure Lego, Phil Lord et Chris Miller rendent hommage à cette époque où la créativité n’avait aucune limite, et mettent en scène un film d’animation complètement dingue – entièrement composé d’éléments Lego – mêlant aventure, action et comédie.

Pour accomplir sa périlleuse mission qui le conduira de Bricksburg au Far West et jusqu’au pays des nuages, Emmet, l’anti-héros attendrissant, pourra compter sur l’aide précieuse de Cool-Tag, une sorte de ninja intrépide aux cheveux colorés, d’un Batman plus égocentrique qu’il n’y paraît, de Vitrivius, un sorcier vétéran aux prédictions erronées, de Benny l’astronaute, sorti tout droit des années 80, d’Unikitty, le chat-licorne acidulé qui voit la vie en rose et de Barbe d’acier, un pirate déjanté au corps en forme de couteau suisse.

L’occasion de croiser également Abraham Lincoln, Wonder Woman, Gandalf, Dumbledore, SuperMan, Green Lantern, Robin des Bois, Michelangelo, Shaquille O’Neal… alias les « maîtres constructeurs », sans oublier le Méchant flic/Gentil flic, un personnage génialement schizophrène qui va donner pas mal de fil à retordre à nos héros.

Merveilleusement régressif, purement jouissif et ô combien brillant, La Grande aventure Lego nous replonge avec une fantaisie communicative dans l’imaginaire de notre enfance. Une parenthèse enchanteresse!

Sortie le 19 février 2014.

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Ce qui vous attend si vous attendez un enfant +

S’offrir un casting de luxe – Cameron Diaz, Jennifer Lopez, Elizabeth Banks, Dennis Quaid, Chris Rock, Chace Crawford et une kyrielle d’acteurs à suivre – pour traiter des joies parentales dans une comédie aux accents gentiment moqueurs… Tel est le pari que s’est lancé Kirk Jones en adaptant sur grand écran le best seller de Heidi Murkoff, Ce qui vous attend si vous attendez un enfant.

Fous de joie à l’idée de fonder une famille, Jules, séduisante icône du fitness à la télé, et Evan, star d’une émission de danse, réalisent que leur vie sous les projecteurs n’a aucune chance de résister aux exigences inattendues qui accompagnent une grossesse. Wendy, auteur à succès, folle de bébés, se retrouve pour la première fois dans la peau des futures mamans auxquelles elle prodigue ses conseils et découvre les surprenants effets physiques engendrés par les hormones de la grossesse. Son mari, Gary, essaie de ne pas se faire humilier par son père, doté d’un esprit de compétition affûté, dont la très jeune femme trophée, Skyler, attend des jumeaux. Holly, photographe, se prépare à parcourir le monde pour adopter un enfant, mais son mari Alex ne se sent pas prêt et tente de contenir sa panique avec l’aide d’un groupe de jeunes pères solidaires parlent avec franchise de la paternité. Rosie et Marco, deux chefs cuisiniers rivaux de « food trucks », ont une aventure et se retrouvent face à un dilemme : que faire quand votre premier enfant s’annonce avant votre premier rendez-vous ?

Manuel de grossesse considéré comme la Bible des futurs parents outre-Atlantique, Ce qui vous attend si vous attendez un enfant révèle aux futurs parents les dessous de la grossesse avec humour et tendresse. Un sujet dont le potentiel comique a particulièrement séduit le réalisateur Kirk Jones (Nanny McPhee).

Ce film choral met en scène cinq couples qui s’apprêtent à devenir parents. Cinq couples et autant de façons d’aborder l’arrivée d’un bébé : de la mère modèle qui endure une grossesse infernale (formidable Elizabeth Banks, victime des multiples « surprises » pré-natales), à la mère épanouie débordante d’énergie, du papa gâteau (Dennis Quaid, exaspérant à souhait) au père sceptique, des futurs parents désireux d’adopter aux futurs parents perdus face à l’imprévu, le film joue sur tous les tableaux avec dérisionmais non sans tendresse.

Bonheur, bien-être, fatigue, angoisse, dénigrement, interrogations et conflits en tout genre, solidarité paternelle (le groupe des pères réunis dans une sorte de « Fight club » est l’une des bonnes trouvailles du film), crise existentielle, deuil… autant de thèmes que le réalisateur a voulu aborder sans concession (mais hélas avec lourdeur).

Soit, Jones n’évite pas certains poncifs (dont la scène d’adoption forcément larmoyante) et le film manque parfois d’inspiration. Mais Ce qui vous attend si vous attendez un enfant est un film à prendre pour ce qu’il est : une comédie légère au ton parfois railleur, parfois potache, mais souvent pleine d’humour.

Sortie le mercredi 20 juin 2012.

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