A Most Violent Year

392119.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxNew York – 1981. L’année la plus violente qu’ait connu la ville. Le destin d’un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l’époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

Troisième long métrage de J.C. Chandor (Margin Call, All is lost), A Most Violent Year nous plonge dès les premières minutes dans une atmosphère feutrée, glaciale et inquiétante, bien loin des images d’Epinal traditionnellement associées aux années 80, pour nous révéler les tourments d’un homme d’affaires que l’on cherche à saboter.

Des personnages ambigus dépeints avec de multiples nuances et dont le caractère fort trahit pourtant la nature insaisissable, l’interprétation affûtée d’Oscar Isaac, qui n’en finit plus de nous séduire depuis Inside Llewyn Davis des frères Coen, et de Jessica Chastain, convaincante dans le rôle d’une femme à poigne, le suspense qui va crescendo, l’intrigue léchée et remarquablement écrite, loin des méandres scénaristiques alambiqués que les polars inspirent parfois aux auteurs, les thèmes abordés avec finesse (le rêve américain, les dilemmes moraux, le prix de la réussite, les désillusions), la musique subtile d’Alex Ebert, qui apporte un relief supplémentaire à ce film ouaté et élégant, sont autant d’arguments incitatifs pour aller découvrir en salles ce très bon polar.

Un beau cadeau de fin d’année!

Sortie le 31 décembre 2014.

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World War Z ++

20526204.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxUn jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…

Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation…

Inspiré du roman de Max Brooks, World War Z met en scène une contamination mortelle qui décime la population mondiale à vitesse grand V –  un scénario catastrophe qui semble séduire bon nombre de réalisateurs, de Terry Gilliam (L’Armée des douze singes) à Steven Soderbergh (Contagion) en passant par Danny Boyle (28 jours plus tard).

Grâce à son sens du rythme et à sa maîtrise du suspense, Marc Forster inscrit son film à l’intrigue savamment ficelée dans la lignée de ces scénarios catastrophes qui mêlent brillamment action, horreur et aventure.

Par sa volonté de « clouer le spectateur à son fauteuil », le réalisateur éclectique (Quantum of Solace, Neverland, A l’ombre de la haine) nous emporte dans un tourbillon infernal dès les premières minutes multipliant les poussées d’adrénaline, les cascades sensationnelles, les scènes de foule oppressantes, les plans séquences angoissants.

Un film de genre spectaculaire, bien fichu et parfaitement interprété par un Brad Pitt impeccable dans le rôle d’un père au foyer sauveur de l’Humanité.

Et malgré une fin sans surprise, World War Z a le mérite de tirer son épingle du jeu par son intensité à couper le souffle.

Pas mal pour un film de zombies!

Sortie le 3 juillet 21013.

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