Men, women & children

359221.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMen, Women & Children brosse le portrait de lycéens leurs rapports, leurs modes de communication, l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et leur vie amoureuse. Le film aborde ainsi plusieurs enjeux sociétaux, comme la culture des jeux vidéo, l’anorexie, l’infidélité, la course à la célébrité et la prolifération de contenus illicites sur Internet. Tandis que les personnages s’engagent dans des trajectoires, dont l’issue est parfois heureuse et parfois tragique, il est désormais évident que personne ne peut rester insensible à ce bouleversement culturel qui déferle sur nos téléphones, nos tablettes et nos ordinateurs.

Après s’être intéressé à la grossesse non-désirée d’une jeune fille de 16 ans cynique et pleine d’esprit (Juno), Jason Reitman (Last days in Summer, In the Air) aborde à nouveau la question de l’adolescence à travers l’omniprésence des nouvelles technologies et des dérives qu’elles engendrent.

Adapté du roman de Chad Kultgen, Men, Women & Children traite à la fois de sujets intimes et universels et multiplie les points de vue en esquissant une galerie de personnages hétéroclites.

De la mère ultra-protectrice au père dépassé par l’isolement soudain de son fils, de la mère complice qui franchit les limites de l’acceptable pour assouvir son désir de notoriété aux parents démissionnaires qui ont remplacé l’amour par la cohabitation, ce film choral se focalise sur le choc des générations avec un humour acerbe mêlant ironie et incompréhension.

« Le film s’attache à un groupe de parents et d’adolescents évoluant dans ce monde nouveau dans lequel on essaie tous de se repérer, où les médias sociaux donnent un accès instantané aux réflexions de chacun ainsi qu’à ce que l’on fait et voit. Tout est question de connexion. […] Mais qu’en est-il de l’intimité? » s’interroge Reitman.

Malgré un casting soigné et le caractère dramatique de cette « comédie sociétale » crue, qui se veut réaliste, Men, Women & Children livre un portrait glacial et désolant dont on ressort avec un certain malaise et un « à quoi bon » déroutant.

Sortie le 10 décembre 2014.

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Sublimes créatures

20423052.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEthan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Lena Duchannes.
Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Lena, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle.
Il découvre que Lena est une enchanteresse dont la famille cache un terrible secret.
Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres…

Un être aux pouvoirs surnaturels, un mortel, une histoire d’amour interdite… toute ressemblance avec une saga pour adolescents ayant cartonné au box-office serait fortuite.

Mais Sublimes créatures ne peut échapper à l’incontournable comparaison avec la saga de Stephenie Meyer, puisqu’on y retrouve les mêmes codes : adaptation cinématographique d’un best-seller sentimentalo-fleur bleu, amour d’ados contrarié, univers fantastique où sorcières et enchanteurs se font la guerre (ah pardon : dans Twilight, il s’agissait de vampires qui se prenaient le bec avec des loups-garous) au détriment des mortels, le tout saupoudré de quelques répliques sympathiques.

Si le film de Richard LaGravenese fait preuve d’un sens de l’ironie fort appréciable, d’effets spéciaux réussis et d’un beau casting (dont le trop rare Jeremy Irons et la savoureuse Emma Thompson), il pèche hélas par bien des aspects. Un scénario simpliste (l’héroïne va-t-elle se tourner malgré elle vers le bien ou le mal? Le suspense es à son comble. Et pour ce qui est du libre arbitre au pays des sorciers, on repassera), sans le moindre effet de surprise augurant de trop nombreuses longueurs, une intrigue qui transpire le réchauffé, une caricature d’une Amérique profonde ultra conservatrice et archaïque représentée par un patelin de crétins empreints de bondieuseries, un manichéisme à outrance parfaitement exaspérant…

Gageons tout de même que Sublimes créatures, sorte de Roméo et Juliette édulcoré à la poudre de perlimpinpin, trouvera son public chez les 12-18 ans (cible clairement visée). Mais il serait tout de même bon d’élever le niveau à un moment donné…

Sortie le 27 février 2013.

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