Mommy – Jeu concours

afficheQuelques larmes, des sourires, des rires aussi, et des belles émotions à la pelle. Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, Mommy, de Xavier Dolan (jeune cinéaste de génie qui n’a de cesse de nous enthousiasmer), était notre favori.

A quelques jours de sa sortie en salles (prévue le 8 octobre prochain), Des Films et des Mots en partenariat avec le site SortiesCinema met en jeu 5 x 2 places de cinéma pour découvrir ce joli coup de coeur.

L’histoire est celle de Die, une veuve mono-parentale qui hérite de la garde de son fils, un adolescent impulsif et violent qui souffre de trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité (TDAH). Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de Kyla, l’énigmatique voisine d’en face. Tous les trois retrouvent peu à peu une forme d’équilibre et un certain espoir…

Pour tenter votre chance, il vous suffit de répondre au formulaire en ligne ici avant le 8 octobre minuit. Les gagnants seront alors contactés par mail et recevront leurs places de cinéma de la part de Sorties Cinéma.

Bonne chance à tous!

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Saint Laurent

388785.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx1967 – 1976. La rencontre de l’un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact.

Génie tourmenté, visionnaire fantasque, révolutionnaire désabusé, couturier légendaire… six ans après sa disparition, Yves Saint Laurent continue de marquer les esprits et d’exercer une fascination universelle.

En début d’année sortait un premier biopic consacré au « petit prince de la haute couture » : Jalil Lespert avait alors choisi d’axer son film sur l’histoire d’amour entre Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Quelques mois plus tard, Bertrand Bonello (L’Apollonide – souvenirs de la maison close) livre sa vision du couturier qui collectionna les scandales au même titre que les triomphes.

Moins « grand public » que la version de Lespert, Saint Laurent fait entrer le spectateur dans la tête d’un artiste torturé, en lutte contre ses démons. « Je voulais montrer ce que coûte à Saint Laurent d’être Saint Laurent » raconte Bonello.

Débauche et décadence, drogues et excès, lux[ur]e et vacuité… Au-delà du simple portrait, le réalisateur s’attache à dévoiler une atmosphère envoûtante, fantasmée ou réelle, où se croisent des muses oniriques (la charismatique Betty Catroux, interprétée par l’éblouissante Aymeline Valade, la truculente Loulou de la Falaise…), des femmes charmées, des amoureux redoutables.

Après une première partie passionnante où la créativité du couturier est magnifiée – le spectateur découvre les petites mains qui s’affairent dans les ateliers, où l’on veille au tombé du tissu, à la fluidité de la matière, à la simplicité de la coupe -, la seconde partie s’attache à la relation de Saint Laurent avec Jacques de Bascher, dandy sombre et mystérieux  (insaisissable Louis Garrel). C’est alors que le récit – non chronologique – se fait ardu : les ellipses se multiplient, l’histoire devient confuse, les scènes insipides s’étirent jusqu’à l’ennui, et la crudité de certains plans s’avère vaine et fastidieuse.

On ne peut toutefois que saluer le travail de mise en scène de Bonello, qui a pris le parti de dessiner des nouveaux contours au biopic, plus audacieux voire romanesque que ce à quoi ces prédécesseurs nous ont habitués. Le cinéaste offre non seulement un rôle en or à Gaspard Ulliel, sensuel, complexe et tout bonnement magistral dans la peau du couturier, mais il signe un film d’une esthétique sublime où le moindre plan peut être interprété à l’infini.

Un film qui reste en tête et invite à la réflexion sur ce qui fait la qualité d’une oeuvre. Saint Laurent est imparfait mais provoque, dérange, lasse, émerveille aussi. Dans l’une de ses critiques pour la revue Arts François Truffaut écrivait : « Mieux vaut l’excès que la médiocrité ». Les mots du célèbre cinéaste prennent ici tout leur sens.

Sortie le 24 septembre 2014.

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Elle l’adore

582257.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMuriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis 20 ans, Muriel est aussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie.
Lorsqu’une nuit, Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. La voici entraînée dans une histoire qu’elle n’aurait pas osé inventer…

Pour son premier long métrage, la réalisatrice Jeanne Herry choisit le mélange des genres et revisite le polar sous l’angle de la comédie.

Une fan a priori quelconque qui ne peut s’empêcher d’affabuler, un chanteur de variété aux abois, un couple de policiers hystériques, plus soucieux de rejouer la sempiternelle antienne « Je t’aime moi non plus » que de résoudre une enquête… avec adresse et légèreté, Elle l’adore nous entraîne dans un tourbillon abracadabrant tout en insufflant une tension grandissante à mesure que l’étau se resserre sur la fantasque Muriel.

Si le rythme a tendance à s’essouffler en cours de route, le scénario inventif – si insensé qu’il est devient vraisemblable – la distribution impeccable (Laurent Lafitte, Pascal Demolon et Olivia Côte) et surtout, la prestation affutée d’une Sandrine Kiberlain aussi agaçante qu’irrésistible, qui nous embarque sans en avoir l’air dans ses joyeuses élucubrations, font de ce premier film une comédie policière fort sympathique.

Sortie le 24 septembre 2014.

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