La Grande aventure Lego

21061838_20131128144957302.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEmmet, petit personnage banal et conventionnel, est pris par erreur pour un être extraordinaire, « le spécial » capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné parmi d’autres dans un périple des plus mouvementés dans le but de mettre hors d’état de nuire un redoutable despote un tantinet maniaque, Lord Business. Mais le pauvre Emmet se retrouve vite dépassé par la mission qu’il doit accomplir !

Vous souvenez-vous de vos 10 ans (à quelques années près)? Cette époque où vous laissiez libre cours à votre imagination débridée, où de multiples univers étaient à créer au moyen de briques multicolores à empiler, où de petits personnages à tête jaune évoluaient dans des maisons à toit ouvert, des cachettes secrètes en forme de grottes d’un autre genre, sur des vaisseaux spatiaux intergalactiques ou des sous-marins ultra-sophistiqués dotés d’une salle de jeux dernier cri (à 10 ans, on a un certain sens de la priorité)?

En réalisant La Grande aventure Lego, Phil Lord et Chris Miller rendent hommage à cette époque où la créativité n’avait aucune limite, et mettent en scène un film d’animation complètement dingue – entièrement composé d’éléments Lego – mêlant aventure, action et comédie.

Pour accomplir sa périlleuse mission qui le conduira de Bricksburg au Far West et jusqu’au pays des nuages, Emmet, l’anti-héros attendrissant, pourra compter sur l’aide précieuse de Cool-Tag, une sorte de ninja intrépide aux cheveux colorés, d’un Batman plus égocentrique qu’il n’y paraît, de Vitrivius, un sorcier vétéran aux prédictions erronées, de Benny l’astronaute, sorti tout droit des années 80, d’Unikitty, le chat-licorne acidulé qui voit la vie en rose et de Barbe d’acier, un pirate déjanté au corps en forme de couteau suisse.

L’occasion de croiser également Abraham Lincoln, Wonder Woman, Gandalf, Dumbledore, SuperMan, Green Lantern, Robin des Bois, Michelangelo, Shaquille O’Neal… alias les « maîtres constructeurs », sans oublier le Méchant flic/Gentil flic, un personnage génialement schizophrène qui va donner pas mal de fil à retordre à nos héros.

Merveilleusement régressif, purement jouissif et ô combien brillant, La Grande aventure Lego nous replonge avec une fantaisie communicative dans l’imaginaire de notre enfance. Une parenthèse enchanteresse!

Sortie le 19 février 2014.

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Coup de gueule pour salles obscures

Bon, faisons court pour une fois : j’ai été voir Super 8, le film de J.J Abrams (le réalisateur de la série Alias) qualifié entre autres choses de « l’un des meilleurs film pop-corn depuis deux décennies » (selon le bien nommé magazine Excessif… Pour ma part, je pencherai plutôt pour les termes de mon amie Maf, qualifiant le dit chef-d’œuvre de « croisement entre les Goonies et E.T en version réchauffée »). Bref, là n’est pas le problème (hormis le fait que je déteste me sentir arnaquée par un film qui n’a pas tenu ses promesses. Mais ceci est une autre histoire et on ne va pas refaire la critique).

Le problème, disais-je, s’est posé dès les bandes-annonces nous balaçant sans vergogne le programme des réjouissances à venir : Sérieusement, c’est quoi ces films dont on nous gave cet été? Le fait ne pas avoir d’été est déjà assez violent comme réalité, mais s’il faut se farcir en plus un énième remake de La Planète des singes (pardon, ce n’est pas un remake puisqu’il s’agit des « origines ». Bon, ben allons-y gaiement alors!), de Conan le Barbare (!!! Vivement l’adaptation de Musclor et de Ken le survivant. Ah mince, trop tard : Ken, c’est déjà sorti en salle en 2008…) ou bien la suite de Cars et de Kung Fu Panda, et assister au « duel » entre un mec aux collants verts affublé d’une bague superpuissante (?) et un super héros patriote qui donnerait bien des idées à M’dame de Fontenay, (vous apprécierez au passage le slogan « Certains naissent héros, d’autres le deviennent »… C’est Simone qui doit être heureuse), j’avoue frôler l’overdose de « grand n’importe quoi ».

Et quid des Schtroumpfs?! Mince, je ne savais même pas que les petits bonshommes bleus étaient New Yorkais!

A quand Mon Petit Poney au pays des bisounours, ou Joan et Pirlouit 2.0 ou encore Boule et Bill  sur grand écran (et en 3D tant qu’à faire)?! Au vu du manque d’imagination dont semble souffrir le cinéma estival, cela ne devrait plus tarder. Les paris sont lancés…

Il n’y a plus qu’à espérer que ce déclin créatif ne soit qu’un simple virus totalement bénin. D’ailleurs, la sortie prochaine d’Un jour, de Tu seras mon fils, des deux Guerres des boutons (le film de Yann Samuel vs celui de Christophe Barratier : un duel made in France à rendre vert Green Lantern et Captain America…), de Cadavres à la pelle, des Bien-aimés, de Crazy ,Stupid, Love, de Drive, d’Un Monstre à Paris, etc., nous fait croire en un diagnostique optimiste.

D’ici là, je compte sur le dernier Almodovar et sur Melancholia (mon 1er Lars Von Trier… make a wish?) pour m’aider à digérer la pilule.

Croisons-les doigts mes amis!

Article également visible sur http://lilysmood.over-blog.com/

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