L’Etudiante et Monsieur Henri

147417.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxA cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d’elle pour créer un véritable chaos familial…

D’abord imaginé sous forme de pièce de théâtre, L’Étudiante et Monsieur Henri – qui a connu un certain succès sur les planches – est la rencontre de deux solitudes : celle d’un vieux monsieur grincheux, enfermé dans un deuil auquel il semble s’agripper, et celle d’une jeune fille qui lutte pour écrire sa propre histoire.

On pourrait craindre le manque d’originalité du scénario. Et pourtant, on se surprend à se laisser embarquer très facilement, porté par des dialogues savoureux (« Grattez vos souliers », conseille vivement Monsieur Henri à l’étudiante), une ambiance solaire, des acteurs en tout point parfaits dans la peau de personnages au caractère bien défini. L’ours mal léché (génial Claude Brasseur), un brin manipulateur, s’inquiète pour son fils ; l’étudiante (la jeune Noémie Schmidt) pleine d’entrain doute et perd ses moyens au moindre stress ; le fils (Guillaume de Tonquédec, impeccable), ingénu et docile, fait preuve d’insouciance et d’audace. Chacun se révèle attachant dans sa maladresse, attendrissant dans ses tourments, drôle dans ses emportements… Et tous se retrouvent dans leur façon d’aimer, par sous-entendus et avec pudeur.

« J’étais habité par les thèmes qui me passionnent depuis toujours, comme celui de l’héritage familial, et le besoin de s’affranchir des barrières intérieures formées par l’éducation, pour aller vers ce qui nous convient vraiment » raconte Ivan Calbérac.

Avec L’Etudiante et Monsieur Henri – son premier long métrage -, le jeune cinéaste signe une bien jolie comédie sentimentale dont on ressort le coeur souriant et les yeux encore brillants.

Sortie le 7 octobre 2015.

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Jeu concours L’Etudiante et Monsieur Henri

147417.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxIl y a des moments où le cinéma fait battre nos coeurs plus fort que d’habitude. L’Etudiante et Monsieur Henri fait partie de ces jolis films, a priori tout simples, mais qui viennent vous chatouiller les émotions avec douceur.

L’histoire est celle de Monsieur Henri qui, à cause de sa santé vacillante, ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d’elle pour créer un véritable chaos familial…

Nous vous proposons un nouveau jeu concours pour découvrir cette comédie d’Ivan Calbérac, en salles le 7 octobre 2015. Il vous suffit de remplir le formulaire ci-joint avant le mercredi 7 octobre minuit.

Les gagnants, tirés au sort, seront prévenus par mail et recevront leur lot par voie postale.

Bonne chance à tous !

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Au bonheur des ogres

21032768_20130828161559985.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants. Pour Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné responsable de cette marmaille, la vie n’est jamais ennuyeuse. Mais quand les incidents surviennent partout où il passe, attirant les regards soupçonneux de la police et de ses collègues de travail, il devient rapidement vital pour le héros de trouver pourquoi, comment, et surtout qui pourrait bien lui en vouloir à ce point-là ? Benjamin Malaussène va devoir mener sa propre enquête aux côtés d’une journaliste intrépide surnommée Tante Julia pour trouver des réponses.

Adapter sur grand écran l’un des plus célèbres romans de Daniel Pennac qui a accompagné l’imaginaire de tant de lecteurs devenus accros à la saga des Malaussène semblait impossible. L’univers de Pennac déborde d’inventivité et grouille de menus détails que chacun s’approprie pour se faire sa propre représentation de l’histoire contée. Voilà pourquoi proposer une lecture personnelle d’Au bonheur des ogres était un exercice plutôt casse-gueule. C’était sans compter le regard enthousiaste d’un grand gamin nommé Nicolas Bary.

Le cinéaste avait déjà révélé un goût certain pour la fantaisie teintée de noirceur dans Les Enfants de Timpelbach, une fable fantastique ô combien inquiétante. Un mélange des genres que Bary utilise à nouveau dans Au bonheur des ogres, où l’enquête policière se mêle à la comédie, où l’action côtoie l’aventure, où la modernité flirte allègrement avec la nostalgie.

La tonalité à la fois décalée et sombre du roman qui met en scène la disparition d’enfants et des meurtres en série dans un quotidien coloré et farfelu est brillamment restituée, tout comme le sont les personnages hauts en couleur et particulièrement attachants : Benjamin (Raphaël Personnaz, parfait dans un rôle à contre-emploi), l’aîné protecteur aux accents fleur bleue, secondé par la douce Louna (Mélanie Bernier, un peu trop en retrait), veille comme il peut sur Thérèse, charmant génie à l’allure gothique, Jérémy, le casse-cou expert ès bombe artisanale, et le petit, adorable minot qui aime tant répéter les jurons de son grand frère. Autour de cette famille à nulle autre pareille gravitent l’espiègle et mystérieuse Tante Julia (pétillante Bérénice Béjo), Stogil le taciturne bienveillant (Emir Kusturica fidèle à lui-même), et l’obscure Sinclair, détenteur de terribles secrets (formidable Guillaume de Tonquédec).

S’il arrive que le film parte dans tous les sens au risque de s’essouffler bien des fois, le plaisir communicatif avec lequel Nicolas Bary nous embarque dans ce bienheureux foutoir à la fois drôle et inquiétant nous donne envie de nous replonger dans les romans de notre enfance. Et ça, c’est plutôt bon signe!

Sortie le 16 octobre 2013.

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