Paddington

122619.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPaddington raconte l’histoire d’un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d’un foyer et d’une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n’est pas aussi accueillante qu’il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Adorable ourson aussi courageux que maladroit, Paddington a conquis le coeur des Anglais depuis plusieurs générations. Sorti tout droit de l’imagination de Michael Bond, qui narra ses aventures pour la première fois en 1958, ce héros aux airs de peluche débarque sur grand écran pour partager ses péripéties avec humour et tendresse.

Loin de sa famille et de son pays, Paddington va devoir faire preuve de bravoure et de patience face à ce monde inconnu où la méfiance fait loi, les voisins fourrent leur nez partout, les pigeons sont des pique-assiettes et où les grandes blondes à la voix d’ange se révèlent être des taxidermistes folles furieuses! Mais le petit ours aux bonnes manières va pouvoir compter sur l’aide précieuse de sa nouvelle famille…

Farfelu, malicieux et facétieux, Paddington nous transporte à travers Londres dans une atmosphère chaleureuse et joliment surannée qui n’est pas sans rappeler le décor de Mary Poppins, depuis la boutique aux mille trésors du vieil antiquaire jusqu’au cocon familial aussi douillette qu’une maison de poupée, en passant par l’incroyable Museum d’Histoire naturelle.

Un conte merveilleux que petits et grands prendront plaisir à découvrir.

Sortie le 3 décembre 2014.

A noter, la belle opération « Paddigton and friends », mise en place en partenariat avec La grande Récré, qui permet de donner une seconde vie à ses ours en peluche. Plus d’informations en cliquant sur ce liant vers le site de la Grande Récré.

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Yves Saint Laurent

245119.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxParis, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, le créateur audacieux s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

De sa maison d’enfance à Oran à l’hôtel particulier Second Empire du 5 avenue Mareau, de la Maison Dior à la création de sa propre maison de couture, de son premier défilé rue Sponitini au somptueux « spectacle » présentant la collection « Opéra-Ballet Russes » dans les salons de l’Hôtel InterContinental, de ses relations ambiguës avec sa muse, le mannequin Victoire Doutreleau, à sa rencontre avec Betty Catroux, considérée comme sa soeur jumelle, de son amitié fidèle pour Loulou de la Falaise à son amour tumultueux pour Pierre Bergé, Yves Saint Laurent raconte l’histoire d’un génie dont l’art était sa raison de vivre, un homme tourmenté, passionné, ultra sensible, exigeant… et tellement plus encore.

Raconter « l’une des plus grandes histoires d’amour du XXe siècle, une relation passionnelle, féconde, tragique ». Telle a été la motivation de Jalil Lespert, qui livre un biopic romancé où la grâce se teinte de tragique, où le coup de foudre se vit avec violence et où seule la création est salutaire.

Mais avouons-le : Yves Saint Laurent doit en majeure partie sa réussite à l’interprétation époustouflante d’un Pierre Niney des plus inspirés, saisissant la moindre intonation de cet « esthète de l’élégance si rock’n roll » et d’un Guillaume Gallienne remarquable en mentor despotique et pourtant fascinant.

Une double performance saluée à l’unanimité qui mérite bien un petit tour dans les salles obscures…

En salles depuis le 8 janvier 2014.

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Les garçons et Guillaume, à table ! ++

20529833_20131017171932686.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLe premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : « Les garçons et Guillaume, à table ! » et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : « Je t’embrasse ma chérie » ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.

Trouver les mots justes pour vous parler des Garçons et Guillaume, à table! s’avère un exercice vain tant la pépite que nous livre généreusement Guillaume Gallienne rayonne telle une évidence en chacun de nous.

Après avoir brûlé les planches avec sa pièce de théâtre éponyme, l’acteur aux multiples talents s’essaye brillamment à la réalisation pour porter sa propre histoire sur grand écran.

Prétexte à un « coming out inversé » (dixit l’auteur), Les Garçons et Guillaume… raconte les souvenirs intimes d’un homme qui s’est construit « en miroir », avec une certaine complaisance, selon le reflet que sa mère lui renvoyait.

« Pour rester unique aux yeux de cette Maman sans tendresse mais extraordinaire, pour me distinguer de cette masse anonyme qu’étaient les garçons, il ne fallait surtout pas que j’en sois un. J’ai tout fait pour être une fille, donc, et quel meilleur modèle que ma mère ? C’est ainsi que j’ai commencé à jouer, dès que je me suis mis à l’imiter. Peu à peu, j’ai pris la même voix qu’elle, les mêmes gestes, les mêmes expressions. Je ne suis pas devenu efféminé, mais féminin, m’appropriant Maman. Puis tous les personnages féminins qui m’attiraient. C’était ma manière à moi de les aimer, de m’oublier, de me laisser fasciner. »

Incarner ce que « les autres » attendent de vous. Séduire au risque de se perdre. Prendre conscience du leurre sur lequel on peut parfois se construire. S’affirmer peu à peu, quitte à remettre en question tout son univers, y compris les liens privilégiés avec celle qui nous a façonnée. Au-delà de la petite histoire, les sujets abordés avec humour et subtilité par le comédien semblent universels.

Des sujets plein de finesse mis en scène à travers un univers délicieusement fantasque, où l’on joue à Sissi l’impératrice affublé de sa couette en guise de robe d’époque, où l’on apprend l’art de la « sevillana », cette danse de la séduction qui consiste à aguicher pour mieux se défiler, où l’on peaufine diaboliquement sa stratégie pour échapper au service militaire et où l’on grandit entouré d’une famille gentiment gratinée – le père dépassé, la grand-mère attachante qui yoyote un peu et bien sûr, cette mère « supérieure » au caractère bien trempé.

Pour son premier film, Guillaume Gallienne signe une bien belle déclaration d’amour, à sa mère certes mais aussi aux femmes, lui qui a su en saisir l’essence. Une comédie pleine de tendresse et de sincérité, qui donne envie de sonner le rappel au moment où le générique de fin retentit.

Sortie mercredi 20 novembre 2013.

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