Avengers ++

Thor, Captain America, Iron Man, Black Widow, Hulk, Hawkeye réunis dans un même film autour d’un dessein commun… Les fans en rêvaient (merci les nombreux « teasing » !), Marvel et Walt Disney Company l’ont fait!

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents. Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

Des super héros en pleine forme s’amusant de leurs pouvoirs démentiels, des cascades à la pelle, des répliques qui font mouche et un rythme effréné qui ne souffre d’aucun temps mort… Josh Whedon, pourtant plus habitué à la petite lucarne (Buffy contre les vampires, Dollhouse), réussit l’impossible : faire d’Avengers un film puissant où chaque super héros tient sa place.

Autour de lui, un casting des plus alléchants : si Robert Downey Jr, Chris Evans, Scarlett Johansson Chris Hemsworth etTom Hiddleson retrouvent respectivement leur costume de milliardaire excentrique, de soldat légendaire, d’espionne insaisissable, de prince guerrier et de demi-dieu revanchard, Mark Ruffalo est le dernier à rejoindre l’équipe Marvel et endosse à merveille le rôle ô combien complexe de Hulk (interprété précédemment par Eric Banna et Edward Northon).

L’esprit et l’humour narquois de Stark, l’agilité et la force de persuasion de Black Widow, la puissance et la droiture de Thor, le courage et le sens des valeurs de Captain America, l’intelligence et l’imprévisibilité du Dr Benett/Hulk, la précision et la témérité de Hawkeye… autant d’ingrédients efficaces qui participent à la réussite du film, auxquels s’ajoutent des scènes de combat magistralement orchestrées, des situations conflictuelles des plustruculentes (les rapports entre Stark et Captain America sont particulièrement savoureux) et une mise en scène extrêmement maîtrisée.

Et bien que la 3D n’apporte décidément rien de plus à notre afffaire (si ce n’est un relatif mal de crâne) et que ce patriotisme guimauve poussé à l’extrême frôle le supportable (à tel point qu’on finit part se demander si le film n’est pas inspiré d’une publicité pour la Green Card), Avengers est un bon divertissement où l’on n’en prend plein les mirettes. Jouissif et convainquant.

Sortie le 25 avril 2012.

Bande annonce

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Conversations avec James Gray (éditions Synecdoche)

« De nombreux cinéastes ont des idées, très peu ont une pensée[…]. L’œuvre [de James Gray] est marquée par une pensée très émotionnelle, forte et violente, portée par une mise en scène ancrée dans le cinéma d’auteur. » (Jean Douchet, critique de la Nouvelle Vague).

Echanger sur le septième art avec l’un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération, faire témoigner ses acteurs fétiches, ses techniciens, ses producteurs et faire découvrir tout l’univers de James Gray à travers une cinquantaine d’heures d’entretiens exclusifs, tout cela en moins d’un an… Tel est le pari relevé haut la main par Jordan Mintzer, critique au Hollywood Reporter et passionné par le cinéma de l’auteur de La Nuit nous appartient, en collaboration avec Synecdoche.

De ses origines modestes dans une famille immigrée du Queens à son dernier projet de film avec Brad Pitt, de ses premiers films de science-fiction en super 8 aux plus grands festivals de cinéma, le livre retrace le parcours d’un des cinéastes américains préférés des Français. Il y révèle ses sources d’inspiration (Hitchcock, Fellini, Coppola, Bertolucci, Wilder, Kurosawa, Chabrol, Audiard…), ses méthodes d’écriture et ses expériences de tournage. Tempête de neige imprévue, budgetimpossible à boucler, coups bas des producteurs au sujet du « final cut » : James Gray dévoile sans tabou les coulisses de la création d’un film.

Animé par une curiosité sans borne et une exigence créative, cet « artisan du cinéma » qui a su tracer un chemin unique à la frontière du cinéma indépendant et les studios holywoodiens retrace, étape par étape, le processus de création de chacun de ses films, de leur genèse au mixage, grâce à des documents exceptionnels (scénarios, story-boards, photos de plateau, partitions originales, archives personnelles du réalisateur).

Gray et Mintzer nous proposent ainsi un voyage unique et fascinant, où la passion et le génie règnent en maître. Une très belle leçon de cinéma qui séduira tous les amoureux du septième art.

Attention : édition limitée à 1000 exemplaires, disponible sur le site www.synecdoche.fr.

Conversations avec James Gray, Jordan Mintzer, Synecdoche, 2011, 240 pages (édition bilingue français-anglais).

Parution le 4 novembre 2011.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS