Joy

354746.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxInspiré d’une histoire vraie, Joy décrit le fascinant et émouvant parcours d’une femme farouchement déterminée à réussir, en dépit de sa famille aussi excentrique que dysfonctionnelle, et à fonder un empire d’un milliard de dollars. Au-delà de la femme d’exception, Joy incarne le rêve américain dans cette comédie dramatique, mêlant portrait de famille, trahisons, déraison et sentiments.

Le trio Lawrence/DeNiro/Cooper à nouveau réuni par David O.Russell – qui a signé Happiness Therapy, jolie surprise moult fois récompensée – autour d’une « success story » dont les américains ont le secret… Autant d’éléments de bon augure pour le spectateur!

Un casting impeccable, une mise en scène comme toujours soignée, sublimée par une bande son orchestrée avec élégance, décors et costumes pensés avec minutie, scénario pointu, mêlant flash backs et ellipses… Sur le papier, tout semble parfait. Peut-être un peu trop ?

Il semble que le cinéaste ait appliqué la même recette que dans ses précédents films, en perdant toutefois sa part d’originalité et en oubliant l’importance de se renouveler. La partition est impeccable  techniquement parlant mais manque de saveur, la mélodie ronronne mais finit par nous endormir, bref le résultat est bien trop lisse pour nous convaincre vraiment.

Sortie le 30 décembre 2015.

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Du vent dans mes mollets ++

Une bouffée de fraîcheur, un souffle de nostalgie, une rafale de tendresse, une brise de folie, une tempête d’émotions… et voilà Du vent dans mes mollets.

Nous sommes au début des années 80. Rachel a 9 ans. Petite fille pertinente dont la maturité étonne autant qu’elle choque, elle explore le monde impitoyable de l’enfance d’un regard drôle et acerbe. Un monde qui mène parfois trop vite vers celui des adultes.

Adapté du roman éponyme de Raphaële Moussafir, Du vent dans mes mollets est un voyage joliment fantaisiste et touchant à travers le journal intime d’une fillette pleine d’esprit mais solitaire dont le quotidien va se parer de mille et une couleurs grâce à la rencontre de son amie mutine.

Un quotidien dans lequel Rachel évolue entre ses parents qui la gavent d’amour et de boulettes tout en lui refusant son inscription au club Barbie, une grand-mère à moitié siphonnée qui partage sa chambre depuis son attaque cérébrale et qui aime jouer les mortes dans son sommeil, une institutrice frivole qui la déteste, une psy à qui elle confie ses angoisses et ses peines sur une machine à écrire, une copine délurée avec qui elle fait les 400 coups, sa maman un peu bohème et très séduisante, et son premier amour, avec qui elle repeint les murs sur fond de rock.

Avec tendresse, légèreté et quelques accents graves, Carine Tardieu (La tête à maman) filme l’enfance, cette parenthèse enchantée où l’imagination est débordante, où les spectacles s’improvisent devant la famille, où les adultes font l’objet de complot machiavélique, et où l’on imagine avec impatience sa vie de « grand ».

Servi par des acteurs ô combien talentueux (Denis Podalydès, Isabelle Carré, Isabella Rossellini et l’étonnante Agnès Jaoui), Du vent dans mes mollets est une bien belle surprise.

Sortie le 22 août 2012.

Bande annonce

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