Respire

586445.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxCharlie est une jeune fille de 17 ans. L’âge des potes, des émois, des convictions, des passions.
Sarah, c’est la nouvelle. Belle, culottée, un parcours, un tempérament. La star immédiate, en somme.
L’insidieuse Sarah choisit la fragile Charlie…

Après Les Adoptés, très beau premier film plein de tendresse et d’élégance, Mélanie Laurent repasse derrière la caméra et nous livre un drame sur une rencontre toxique.

Librement inspiré du roman d’Anne-Sophie Brasme, Respire met en scène une amitié fusionnelle qui bascule sournoisement vers des rapports tyranniques.

Avec finesse et habileté, Mélanie Laurent filme l’évolution de la relation exclusive qu’entretiennent Charlie (Joséphine Japy), adolescente discrète et réservée, et Sarah (Lou de Laâge), un caractère volcanique qui aime être le centre d’attention. Mais une fois la complicité établie, le piège de la fascination se referme sur Charlie. Sarah, perverse narcissique, peut alors faire tomber le masque.

Des plans larges aux plans resserrés, de la mise en scène lumineuse au flou grandissant, de la légereté à la suffocation, la caméra virevolte et capte les instants de sensualité et d’incompréhension, de manipulation et de soumission, de violence et de trahison de façon saisissante.

Servi par une distribution impeccable, dont le formidable duo Lou de Laâge (sublime séductrice à la voix rauque et envoûtante) / Joséphine Japy (émouvante victime, enfantine et gracieuse), et sublimé par une esthétique léchée, Respire est un film qui vous charme, vous accapare et vous consume (malgré un final bancal).

Anxiogène, terrible, puissant.

Sortie le 12 novembre 2014.

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Du vent dans mes mollets ++

Une bouffée de fraîcheur, un souffle de nostalgie, une rafale de tendresse, une brise de folie, une tempête d’émotions… et voilà Du vent dans mes mollets.

Nous sommes au début des années 80. Rachel a 9 ans. Petite fille pertinente dont la maturité étonne autant qu’elle choque, elle explore le monde impitoyable de l’enfance d’un regard drôle et acerbe. Un monde qui mène parfois trop vite vers celui des adultes.

Adapté du roman éponyme de Raphaële Moussafir, Du vent dans mes mollets est un voyage joliment fantaisiste et touchant à travers le journal intime d’une fillette pleine d’esprit mais solitaire dont le quotidien va se parer de mille et une couleurs grâce à la rencontre de son amie mutine.

Un quotidien dans lequel Rachel évolue entre ses parents qui la gavent d’amour et de boulettes tout en lui refusant son inscription au club Barbie, une grand-mère à moitié siphonnée qui partage sa chambre depuis son attaque cérébrale et qui aime jouer les mortes dans son sommeil, une institutrice frivole qui la déteste, une psy à qui elle confie ses angoisses et ses peines sur une machine à écrire, une copine délurée avec qui elle fait les 400 coups, sa maman un peu bohème et très séduisante, et son premier amour, avec qui elle repeint les murs sur fond de rock.

Avec tendresse, légèreté et quelques accents graves, Carine Tardieu (La tête à maman) filme l’enfance, cette parenthèse enchantée où l’imagination est débordante, où les spectacles s’improvisent devant la famille, où les adultes font l’objet de complot machiavélique, et où l’on imagine avec impatience sa vie de « grand ».

Servi par des acteurs ô combien talentueux (Denis Podalydès, Isabelle Carré, Isabella Rossellini et l’étonnante Agnès Jaoui), Du vent dans mes mollets est une bien belle surprise.

Sortie le 22 août 2012.

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