La Vache

075208Fatah, petit paysan Algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu’il rêve d’emmener à Paris, au salon de l’Agriculture. Lorsqu’il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles. L’occasion pour Fatah et Jacqueline d’aller de rencontres en surprises et de vivre une aventure humaine faite de grands moments d’entraide et de fous rires. Un voyage inattendu et plein de tendresse dans la France d’aujourd’hui.

L’histoire commence dans un potager, quelque part au fin fond de l’Algérie, sur des airs de « Joe le taxi », de « Macumba » et des « Démons de minuit » revisités à la berbère. Elle se poursuit sur la Cannebière, puis sur la route de Montélimar, dans une fête foraine de province, à l’abri d’une pluie diluvienne dans une ferme hospitalière, dans un château qui tombe en ruine, derrière les barreaux d’une prison de Pau puis à Paris.

Ce tour de France improbable est l’œuvre de Fatah et de sa belle Jacqueline, une Tarentaise qui fait sa fierté, d’autant plus quand tout le village se mobilise pour leur permettre de se rendre au salon de l’Agriculture, « le rêve de tout paysan ». Le périple prend des airs d’odyssée au cours duquel le duo attachant va croiser la route d’un magicien et de sa comparse aux mœurs légères, d’un beau frère peu accueillant, d’une bonne fée répondant également au doux nom de Jacqueline, d’un châtelain sympathique quoiqu’en piteux état, d’agriculteurs syndicalistes révoltés…

Charmante et faussement foutraque, La Vache est une comédie conviviale – et un brin naïve – où il est aussi question de poire, de télémoustache, d’Edy Mitchell et de Fernandel, de la grosse Cathy et de la belle Naïma, de lettre d’amour, de poésie, de dépression, d’honneur, d’amitié, d’entraide et de fraternité.

Ajoutez à cela la superbe musique d’Ibrahim Maalouf, la mise en scène solaire de Mohamed Hamidi et la prestation irrésistible de Fatsah Bouyahmed – une révélation -, et vous obtenez un film joliment réussi, qui fait du bien, tout simplement.

Sortie le 17 février 2016.

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La Marche

21033297_20130830113455206.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn 1983, dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents accompagnés par le curé des Minguettes, une banlieue de Lyon, lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme de plus de 1 000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un immense élan d’espoir, à la manière de Gandhi et de Martin Luther King.
Ils uniront à leur arrivée plus de 100 000 personnes venues de tous horizons et donneront à la France son nouveau visage.

Pour célébrer les trente ans de La Marche et réveiller les mémoires parfois endormies, Nabil Ben Yadir (Les Barons) souhaitait rendre hommage à ces marcheurs en dressant « le portrait de personnes ordinaires qui décident, du jour au lendemain, de se battre pour une même cause ».

Cette sorte de documentaire romancé, inspiré de faits réels, suit le parcours de Mohammed (Tewfik Jallab), dit « Gandhi », leader pacifiste au charisme certain, Sylvain (Vincent Rottiers), l’ami fidèle amoureux de la belle Monia (Hafsia Herzi), Farid (M’Barek Belkouk), sédentaire aussi insatiable que sympathique, le Père Dubois (Olivier Gourmet), figure paternelle tempérée et respectée, Yazid (Nader Boussandel), le rockeur bonhomme et soupe au lait, Kheira (Lubna Azabal), l’impétueuse têtue et souvent maladroite, René (Philippe Nahon), le chauffeur bougon au coeur tendre…

Entouré d’acteurs impeccables, Ben Yadir réalise un film choral structuré, en prenant soin de présenter chaque personnage, de remémorer un contexte choquant, illustré par des images  d’archives poignantes, sans pour cela tomber dans le misérabilisme, et de doser savamment humour et émotions pour mieux interpeler les consciences.

Un hommage réussi autour d’un sujet toujours d’actualité.

Sortie le 27 novembre 2013.

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Césars 2013 : c’est ce soir!

537« Et le César du meilleur film est attribué à … » De rouille et d’os (mon coup de coeur!)? Amour (le grand favori)? Holly Motors (le plus exalté)? Les adieux à la reine (le plus costumé)?
Pour l’heure, le suspense est à sa comble. C’est à 21h que le rideau se lèvera ce soir, sur la scène du théâtre du Châtelet, pour nous révéler le nom des vainqueurs de la 38e cérémonie des Césars*.

Une soirée animée par – ô surprise –  Antoine de Caunes et présidée par Jamel Debbouze, qui promet, du moins l’espère-t-on avec une grosse pointe de naïveté – de la folie,  de la convivialité et pourquoi pas même, de la simplicité.

Et pour ce qui est de « l’american touch » (en français dans le texte), un César d’honneur sera remis à Monsieur Kevin Costner.

La liste complète des nominations à consulter sur le site des Césars ici.

Alors, à vos pronostics! Et une belle soirée autour du cinéma à tous.

* Petit rappel : la cérémonie est visible en clair sur Canal +

Et en guise de « mise en bouche », découvrez des interviews des nommés sur le site de Canal +

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