Le Monde fantastique d’Oz ++

20453482.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxApprochez messieurs dames, approchez! Et laissez vous conter la fabuleuse histoire d’un charlatan au grand coeur devenu le plus grand magicien d’un royaume fort lointain, peuplé de sorcières envoûtantes, de poupée de porcelaine attachante, de singe volant à la loyauté sacrée, de fées de la rivière cannibales, de centenaires vigoureux et de nains grincheux.

Cette histoire est celle d’Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse qui se retrouve emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz. Un voyage inattendu qui peut être la chance de sa vie. Tout semble possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à quelques sortilèges, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

A la croisée d’Alice au pays des Merveilles et de L’Imaginarium du Docteur Paranassus, Le Monde fantastique d’Oz déborde de fantaisie – ses personnages, ses couleurs saturées, ses péripéties rocambolesques – et insuffle vent de folie douce au pays où la magie n’est rien sans un minimum d’esprit.

Sam Raimi (Spider-Man) propose une préquelle fidèle au roman de L. Frank Baum en s’inspirant des codes qui ont fait le succès de ce grand classique de la littérature anglaise : féérie, aventure, frayeur, humour, courage et solidarité.

Interprété par des acteurs talentueux – James Franco excelle en cabotin qui se plaît à badiner face aux sublimes et inquiétantes Michele Williams, Rachel Weiz et Mila Kunis  -, sublimé par la musique de Danny Elfman (l’acolyte de Tim Burton) et par une mise en scène soignée, Le Monde fantastique d’Oz tient ses promesses malgré un rythme qui s’essouffle à mi-parcours pour repartir de plus belle jusqu’au feu d’artifices final.

Un film sympathique, malicieux et effrayant qui ravira sans nul doute les enfants, petits et grands.

Sortie le 13 mars 2013.

 

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127 heures

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, tête brûlée adepte des sensations fortes, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Aimant vivre sa vie à cent à l’heure façon loup solitaire, le jeune alpiniste expérimenté qui collectionne les plus beaux sommets de la région crapahute au coeur de la vallée rocheuse.

C’est au fin fond d’un canyon reculé que l’impensable se produit. Au-dessus de lui, un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…
Il parle à son ex-petite amie, à sa famille, et se demande si les deux filles qu’il a rencontrées dans le canyon juste avant son accident seront les dernières.
Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

Voilà un synopsis des plus alléchants qui promet de nous emmener sur les montagnes russes du septième art à la vitesse grand V. L’attente est d’autant plus vive lorsque l’on sait que c’est Danny Boyle (Trainspotting, Slumdog Millionnaire…) qui est aux commandes.

C’est donc avec une légère crainte que je me suis rendue à la projection, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre et redoutant que le génie ait finalement des limites.

Bon, je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : j’avoue m’être pris une nouvelle claque cinématographique  – qu’il s’agisse du scénario aiguisé telle une lame de rasoir qui ne laisse rien au hasard, de la mise en scène tantôt fiévreuse tantôt poétique, ou de l’interprétation enlevée que nous sert un James Franco remarquable à qui l’on prédit d’ores et déjà une petite statuette dorée aux prochains Oscar.

Boyle n’a pas son pareil pour faire monter l’angoisse progressivement et placer le spectateur dans une position d’attente assez déroutante. Quand le drame arrive, c’est presque un soulagement. Or, c’est à ce moment-là que l’étau se resserre et que nos nerfs vont être mis à rude épreuve.

Nous voici « emprisonnés » au même titre que Ralston : la folie guette, la mort menace, la douleur est infernale, la soif assèche les gorges et l’espoirs est vain, jusqu’à ce que soit prise « l’ultime décision » (une scène proche de l’insoutenable).

Adapté d’une histoire vraie, 127 heures est un film fort, vif et nerveux qui vous prend aux tripes et ne vous relâche qu’au générique de fin… voire même un peu après. Et même si l ‘on sait qu’on ne sortira pas complètement indemne de cette aventure à couper le souffle, un avertissement semble cependant nécessaire : claustrophobes et âmes sensibles, s’abstenir!

Sortie en DVD le 20 juillet 2011.

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