Une seconde chance

052493.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxVingt ans après leur romance, un homme et une femme se retrouvent à l’enterrement d’un ami commun…

Adaptée du roman de Nicholas Sparks (romancier qui inspire bien souvent le cinéma, qu’il s’agisse d’Une bouteille à la mer, d’Un Havre de paix, ou de N’oublie jamais), Une Seconde chance s’inscrit dans la veine des romans d’été, contant une histoire d’amour impossible, à la fois suave et mélancolique, avec, en toile de fond, un décor bucolique propice à la romance.

Une aubaine pour Michael Hoffman, qui s’est empressé de porter sur écran les aventures de Cole et d’Amanda  : un amour de jeunesse contrarié, des retrouvailles boudeuses, un inévitable retour de flammes… autant d’ingrédients qui laissent présager d’une mélasse sentimentale prévisible.

Une mise en scène proprette ponctuée de flashbacks plus ou moins bien amenés, des acteurs certes sympathiques mais plutôt insipides, un scénario sans relief… Une deuxième chance sent le réchauffé et souffre d’une mièvrerie exaspérante digne d’un téléfilm d’après-midi sur une chaîne hertzienne.

Bref, rien de transcendant.

En DVD depuis le 24 avril 2015 (édité par Metropolitan Filmexport).

Critique en partenariat avec Cinetrafic.
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Blackout total

026193.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMeghan, présentatrice télé d’une trentaine d’années, a passé une sale journée. Non seulement elle vient de se faire larguer par son fiancé, mais elle n’a pas obtenu la promotion qu’elle convoitait… Pour lui remonter le moral, ses copines l’emmènent faire la fête toute la nuit. Mais le lendemain matin, elle se réveille dans le lit d’un parfait inconnu, sans argent, ni téléphone portable. Alors qu’elle parvient tout de même à consulter sa messagerie vocale, elle apprend qu’elle est de nouveau en lice pour décrocher le boulot de ses rêves. Arrivera-t-elle à temps à la chaîne de télé pour passer une audition ? Rien n’est moins sûr…

Prenez une jolie blonde à la gueule de bois sévère, affublez-la d’une robe fort aguicheuse et de talents vertigineux, embarquez-la dans une course contre la montre à travers Los Angeles et imaginez les rencontres les plus improbables – qu’il s’agisse d’un trio de dealers amateurs de mode et un tantinet siphonnés, de policiers benêts qui aiment jouer les justiciers de la nuit ou d’une conductrice de bus à la morale inébranlable – occasionnées par cette odyssée cocasse. Mélangez bien fort et vous obtiendrez Blackout Total, une comédie sympathique et plutôt soignée, qui manie les ressorts connus du genre avec une certaine convenance.
Car si le film de Steven Brill (My Movie Project) est plutôt bien ficelé, on regrette son côté trop « scolaire » et son manque de folie. Une folie que l’on aurait aimé retrouver dans le personnage interprété par une Elizabeth Banks charmante mais un peu trop « bon chic bon genre » qui détonne quelque peu avec la tonalité supposée délirante de cette comédie.

Gentillet, mais sans plus.

Sortie le 21 mai 2014.

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Robot and Frank +

Frank est un ancien cambrioleur, retraité renfrogné et kleptomane, qui s’ennuie ferme et passe le plus clair de son temps à dévaliser les boutiques de souvenirs. Ses enfants, inquiets de ses pertes de mémoire, lui achètent un robot humanoïde supérieurement intelligent, programmé pour veiller sur lui et améliorer sa santé mentale.
Ce n’est pas du goût de Frank de se faire materner par un tas de ferraille… Mais lorsque la librairie du coin est menacée de disparaître, il entrevoit l’occasion de la sauver en complotant, avec l’aide du Robot, ce qui pourrait bien être son tout dernier casse…

Pour son premier long métrage*, Jake Schreider met en scène une amitié insolite entre un vieil homme dont les souvenirs s’effacent et un robot à la mémoire infinie. Au service de cette belle histoire aux allures futuristes, le grand Franck Langella (terrifiant Dracula dans la version de John Badham de 1979), qui incarne à merveille ce tendre bourru espiègle et malicieux, amoureux de la charmante bibliothécaire (sublime Susan Sarandon) au bien lourd secret. A leurs côtés, Liv Tyler et James Madsen complètent le tableau de cette famille devenue distante (la fille est en mission humanitaire de l’autre côté de l’océan, le fis a du mal à jongler entre son quotidien et la maladie de Frank) mais qui tente de venir en aide à leur père chacun à sa façon.

Avec humour et tendresse, Schreider filme cet ex-taulard qui se sait perdre la mémoire – et de la même façon, son autonomie – sans pour autant verser dans le pathos mélodramatique. Et si le film souffre d’un manque de relief certain et d’un rythme qui s’essouffle bien vite, l’intelligence du scénario teinté d’humour, de tendresse et de folie douce fait de Robot and Frank une comédie peut-être pas inoubliable mais certainement plaisante.

Un bon début.

* Robot and Frank a fait l’ouverture du 38e Festival de Deauville.

Sortie le 19 septembre 2012.

Bande annonce

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