Parkland +

21035931_20130903173640068.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx22 novembre 1963, 12 h 38. C’est un patient peu ordinaire qui arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital de Dallas. Il s’agit du président John F. Kennedy, sur qui on vient de tirer alors qu’il traversait Dealey Plaza en limousine décapotée, acclamé par la foule. Tandis que la nouvelle se répand dans le monde, une page méconnue de l’histoire s’écrit dans cet hôpital qui n’était absolument pas préparé à affronter cet événement. Autour du corps, les questions et les émotions s’accumulent. La pression monte. Proches, anonymes, officiels, tous vont être confrontés à une prise de conscience et à des décisions qui changeront leur vie à jamais…

Pour son premier film, Peter Landesman porte sur écran le roman de Vincent Buglioso, Four Days in Novembre : The Assassination of President John F. Kennedy, qui retrace les évènements du jour de l’attentat et des trois jours suivants.

Entouré d’un parterre d’acteurs impeccables (Paul Giamatti, Billy Bob Thornton, Marcia Gay Harden), le cinéaste s’intéresse aux petites histoires autour de la grande, de la stupéfaction du personnel hospitalier à l’énergie déployée par les services secrets pour résoudre l’enquête en passant par l’incompréhension de la famille Oswald et le choc ressenti par toute la population.

Si la mise en scène, quoique formelle, tend vers un réalisme saisissant en composant avec les images d’archives, et bien que le sujet, pourtant traité à multiples reprises, continue de fasciner autant, le film de Landesman, au style conventionnel, n’apporte pas grand chose de plus et s’oublie aussitôt le générique de fin terminé. Dommage car l’angle choisi semblait prometteur.

En DVD depuis le 10 février 2014 (distribué par metrofilms).

Film 2013 et bande annonce à découvrir sur Cinetrafic.
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Robot and Frank +

Frank est un ancien cambrioleur, retraité renfrogné et kleptomane, qui s’ennuie ferme et passe le plus clair de son temps à dévaliser les boutiques de souvenirs. Ses enfants, inquiets de ses pertes de mémoire, lui achètent un robot humanoïde supérieurement intelligent, programmé pour veiller sur lui et améliorer sa santé mentale.
Ce n’est pas du goût de Frank de se faire materner par un tas de ferraille… Mais lorsque la librairie du coin est menacée de disparaître, il entrevoit l’occasion de la sauver en complotant, avec l’aide du Robot, ce qui pourrait bien être son tout dernier casse…

Pour son premier long métrage*, Jake Schreider met en scène une amitié insolite entre un vieil homme dont les souvenirs s’effacent et un robot à la mémoire infinie. Au service de cette belle histoire aux allures futuristes, le grand Franck Langella (terrifiant Dracula dans la version de John Badham de 1979), qui incarne à merveille ce tendre bourru espiègle et malicieux, amoureux de la charmante bibliothécaire (sublime Susan Sarandon) au bien lourd secret. A leurs côtés, Liv Tyler et James Madsen complètent le tableau de cette famille devenue distante (la fille est en mission humanitaire de l’autre côté de l’océan, le fis a du mal à jongler entre son quotidien et la maladie de Frank) mais qui tente de venir en aide à leur père chacun à sa façon.

Avec humour et tendresse, Schreider filme cet ex-taulard qui se sait perdre la mémoire – et de la même façon, son autonomie – sans pour autant verser dans le pathos mélodramatique. Et si le film souffre d’un manque de relief certain et d’un rythme qui s’essouffle bien vite, l’intelligence du scénario teinté d’humour, de tendresse et de folie douce fait de Robot and Frank une comédie peut-être pas inoubliable mais certainement plaisante.

Un bon début.

* Robot and Frank a fait l’ouverture du 38e Festival de Deauville.

Sortie le 19 septembre 2012.

Bande annonce

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