Bienvenue à Suburbicon

  1. Suburbicon est une paisible petite ville résidentielle aux maisons abordables et aux pelouses impeccablement entretenues, l’endroit parfait pour une vie de famille. Durant l’été 1959, tous les résidents semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence… Bienvenue à Suburbicon.

George Clooney derrière la caméra, les frères Coen au scénario, Alexandre Desplat à la musique, Matt Damon, Julianne Moore et Oscar Isaac au casting… Bienvenue à Suburbicon réunit un bon nombre d’atouts qui attireraient en salles les cinéphiles les plus exigeants.

Hélas, sous ses airs de polar satirique à la sauce magouille, cette comédie noire semble être réduite au même niveau que le décor en carton-pâte dans laquelle elle évolue.

L’intention de départ était pourtant prometteuse : dépeindre les travers d’une société édulcorée et s’amuser à faire tomber les masques des marionnettes pathétiques qui la composent avec l’habile mordant qui sied tant aux comparses Clooney-Coen. Mais le trio de choc pèche par excès d’ambition, ajoutant avec maladresse une dimension politique dont le lien avec la diatribe sociale initiale manque de finesse.

Malgré une mise en scène ciselée rythmée par une tension qui va crescendo, le film souffre d’un récit confus, embourbé dans une certaine lourdeur. Dommage.

Avertissement : déconseillé aux moins de 12ans.

Sortie le 6 décembre 2017.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Inside Llewyn Davis : la bande son coup de coeur

21005275_20130927183847948.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxInside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.

Une fois n’est pas coutume, je ne parlerais pas en détails du dernier film des frères Coen, en salles depuis la semaine dernière, mais de la merveilleuse bande son d’Inside Llewyn Davis qui m’a transportée dans un ailleurs qui me plaît tant, bercée par la voix chaude et bouleversante du formidable Oscar Isaac (je suis facilement atteinte de « verbigération adjectivale » lorsque je suis sous le charme!).

Une bande son en écoute sur le blog IndieWire que je tenais à vous faire partager (le magnifique « The death of Queen Jane » m’a arrachée quelques larme, le grotesque « Please Mr Kennedy » m’a fait honteusement taper du pied, le sublime « The Shoals of Herring » m’a fait dangereusement chavirer, chaque chanson ayant l’art de faire jaillir une émotion particulière).

Prêt? Alors, montez le volume et laissez vous emporter par l’univers folk de Llewyn Davis.

Bon voyage!

Sortie le 6 novembre 2013.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS