Sing Street

497519-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxDublin, années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant  « Top of the Pops » est incontournable.

Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter.

Il se retrouve au milieu d’élèves turbulents qui le malmènent et de professeurs exigeants qui lui font rapidement comprendre qu’en tant que petit nouveau, il va devoir filer doux. Afin de s’échapper de cet univers violent, il n’a qu’un objectif : impressionner la plus jolie fille du quartier, la mystérieuse Raphina. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Afin de la conquérir,  il lui propose de jouer dans son futur clip…

Aaah, les films de John Carney… Après le sublime Once (oscar de la meilleure chanson) et le ravissant New York Melody, le conteur mélomane reprend la caméra et nous invite dans son univers personnel, poétique, drôle, attachant, où la musique ponctue le quotidien.

Entre nostalgie et modernité, Sing Street dépeint l’Irlande des années 1980, rigide et austère, où le divorce est interdit, les châtiments corporels « éducatifs » autorisés et où l’Angleterre résonne comme une promesse d’un avenir meilleur. C’est dans ce contexte morne que le jeune Conor, parolier à ses heures perdues et introverti le reste du temps, va se révéler sur le son de Duran Duran, The Cure, A-Ha, The Clash pour les beaux yeux de la jolie Raphina…

Des personnages irrésistibles, un scénario bien écrit, une mise en scène tout en virtuosité, des dialogues inspirés, un sens du rythme avéré, de la tendresse, de l’inventivité… et une bande son qui nous fait taper du pied du début à la fin. Sing Street est une comédie pleine de charme qui nous a définitivement conquis !

Sortie le 26 octobre 2016.

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New York Melody

345859.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxGretta et son petit ami Dave débarquent à New York pour y vivre pleinement leur passion : la musique. Leur rêve se brise et l’idylle vole en éclats quand, aveuglé par son succès naissant, Dave plaque Gretta pour un carrière solo… et une jolie demoiselle.
Son billet de retour pour Londres en poche, la jeune femme décide de passer une dernière nuit sur place. Encouragée par son meilleur ami, Gretta se retrouve malgré elle à chanter sur scène dans un pub de la ville.
Dans la salle, un producteur de disques désabusé et à la dérive la remarque. Une rencontre enchantée qui pourrait bien finir en chansons…

Il y a sept ans, John Carney avait conquis les cinéphiles mélomanes avec Once, un petit bijou musical aux allures de balade folk qui narrait la rencontre de deux solitaires réunis par  une même passion.

New York Melody aurait pu être la suite de cette histoire. Le temps a passé et les deux amoureux s’envolent pour les Etats-Unis où la carrière du jeune homme est en pleine ascension. Mais cette fois-ci, le cinéaste s’intéresse aux conséquences du succès au sein du couple de musiciens.

Une tonalité douce et légère, une dominante joviale teintée de légers accents mélancoliques, des mélodies savoureuses, des interprètes justes et bourrés de charme (Mark Ruffalo, dépressif alcoolique en pleine rédemption, en tête), une mise en scène lumineuse et pour décor, Manhattan-la-captivante… Nous voici sous le charme de cette romance naissante, certes un peu naïve, mais qui nous transporte dans un ailleurs où les cauchemars peuvent redevenir de beaux rêves.

Tout le génie de Carney est là : sublimer les petites histoires en leur insufflant une magie particulière. Cette magie, c’est celle qui se dégage des rues new-yorkaises. C’est l’ambiance des bars où l’on vient écouter jouer des anonymes autour d’une bière ; c’est celle de la ville, animée, grouillante, électrisante, imprévisible et fantasque ; c’est celle des quartiers, huppés ou modestes, où les « penthouses » toisent de leur superbe les studios hasardeux où l’on improvise un lit mezzanine pour gagner quelques mètres carrés ; c’est la démesure de la réussite face à la galère qu’implique vivre sa passion ; c’est l’Empire State Building, Essex Street, Broadway Avenue, Greenwich Village, The Electric Lady Studios…

Avec New York Melody, John Carney signe une partition toute simple aux accords parfaits qui vous donne le sourire.. et l’envie furieuse de prendre un aller simple pour la Grosse Pomme!

Une belle récidive.

Sortie le 30 juillet 2014.

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