The Program

342062.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDécouvrez la vérité sur le plus grand scandale de l’Histoire du sport : le démantèlement du programme de dopage qui a fait de Lance Armstrong une légende. De la gloire à l’humiliation, The Program retrace le parcours de la star du Tour de France. Un thriller qui nous plonge au cœur de l’enquête qui a conduit à sa chute.

The Program fait partie de ces films aux mille promesses… qui se révèlent bien vite factices. Un casting alléchant (Ben Foster, Chris O’Dowd, Guillaume Canet, Denis Ménochet, Dustin Hoffman), Stephen Frears (Les Liaisons dangereuses, Philomena) à la réalisation, une histoire invraisemblable qui a passionné les foules…

Malheureusement, le résultat est loin d’être probant. Alors que l’on attendait de cette adaptation du livre* de David Walsh (journaliste d’investigation et spécialisé dans le sport) un récit intime et palpitant, Frears reste à la surface de son sujet, préférant la voie de la facilité.

Là où il aurait été intéressant de jouer avec l’ambiguïté de sentiments provoqués par un Lance Armstrong fascinant et manipulateur, le cinéaste se cantonne à une caricature grossière d’un type détestable à souhait, rongé par l’orgueil, aussi faux qu’antipathique.

A ce portrait insipide s’ajoute des acteurs réduits à de pâles imitations (et ce malgré les prouesses sportives de Ben Foster), un scénario qui manque de relief et un rythme qui s’étiole rapidement, en dépit de l’euphorie supposée des courses du Tour de France.

Bref, on a connu Stephen Frears plus inspiré…

* Les Sept péchés capitaux : ma poursuite de Lance Armstrong, de David Walsh.

Sortie le 16 septembre 2015.

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Trance ++

20492152.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxCommissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars : Le Vol des sorcières, de Francisco de Goya. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

Passionnant, inquiétant, fourbe, violent, sensuel… et bien alambiqué : Trance se veut complexe, réunit plusieurs genres (film noir, de gangsters, thriller psychologique, film d’action) et se plaît à brouiller les pistes en embarquant le spectateur à travers les dédales de l’inconscient sur fond d’enquête d’un autre genre.

Rosario Dawson, hypnotique (au propre comme au figuré), James McAvoy ambivalent à souhait, et Vincent Cassel toujours impeccable dans le rôle du séducteur terrible, forment un trio épatant dans un jeu de chefs d’orchestre où les rôles s’échangent au gré de la partition composée avec minutie par le maître Danny Boyle. Une envoûtante valse à trois temps qui mêle subconscient et réalité où la frontière semble disparaître peu à peu sans que l’on arrive à déterminer qui tire vraiment les ficelles de cette histoire qui aborde des thèmes chers au réalisateur : addiction, jalousie, vengeance, désir, manipulation, convoitise, pouvoir, rapports de force, stratégie diabolique…

Danny Boyle signe une mise en scène froide et nerveuse, et place ses personnages constamment sur le fil du rasoir tandis que le scénario labyrinthique (on reconnaît la patte du talentueux John Hodge, auteur de Trainspotting et Petits meurtres entre amis) multiplie les pistes au risque de perdre le spectateur en cours de route.

Et si la tension éclate dans un final explosif, il subsiste une impression de flou, comme si le soufflé était retombé trop vite. Mais qu’importe : Trance est de ces films qui restent bien en tête et qui pourraient se revoir plusieurs fois avec des niveau de lecture différente. L’occasion d’en comprendre peut-être tous les rouages pervers et retors.

Sortie le 8 mai 2013.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

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