Wonder

August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité ou à son étroitesse d’esprit…

Comment raconter une histoire sur la tolérance, la différence et le difficile regard des autres sans tomber immanquablement dans la sensiblerie inopportune ? Il faut tout le tact, la bienveillance et la sincérité d’un cinéaste aussi inspiré que Stephen Chbosky (qui nous avait émerveillé avec Le Monde de Charlie), qui adapte au cinéma le roman de R.J Palacio avec une bien belle délicatesse.

Fable sur l’enfance, Wonder est filmé à la manière d’un récit initiatique où le héros apprend progressivement à dépasser ses peurs, à faire fi des préjugés et à s’ouvrir au monde qui l’entoure.

Porté par un merveilleux casting (dont le jeune Jacob Tremblay, remarqué dans Room, et Julia Roberts, que l’on aime tant retrouver sur grand écran), ce film tout en douceur trouve un juste équilibre dans les différentes émotions provoquées grâce à une écriture ingénieuse qui donne la parole à chaque protagoniste qui entoure le héros. Les points de vue se multiplient, les histoires s’entrecroisent et le récit devient choral, insufflant à l’intrigue humour et tendresse, fantaisie et subtilité

Voici un film lumineux sur les blessures d’enfance, qui résonne en chacun de nous.

Sortie le 20 décembre 2017.

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Un été à Osage County ++

335126.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn famille, on se soutient. En famille, on se déchire… Suite à la disparition de leur père, les trois filles Weston se retrouvent après plusieurs années de séparation, dans leur maison familiale. C’est là qu’elles sont à nouveau réunies avec la mère paranoïaque et lunatique qui les a élevées. A cette occasion, des secrets et des rancœurs trop longtemps gardés vont brusquement refaire surface…

Sur le célèbre thème du « famille je vous (h)aime », John Wells (The Company Men) adapte la pièce de Tracy Letts et nous fait partager cet Eté à Osage County au coeur de l’enfer familial.

Particulièrement inspiré, le cinéaste livre un portrait acide et pourtant si juste de cette famille matriarcale construite sur les non-dits, les rapports de force, les blessures et le mal-amour.

Les sublimes Julia Robert et Meryl Streep rivalisent de talent et épatent par leur jeu mêlant puissance et fragilité tandis que la mise en scène joliment maîtrisée nous enferme peu à peu dans ce quasi-huis-clos étouffant, où les secrets de famille se révèlent à mesure que les maques tombent.

Derrière les crises d’hystérie, les reproches cinglants, les colères révoltées et la cruelle culpabilité, Wells – brillamment entouré par un casting épatant, de Benedict Cumbertach à Sam Shepard en passant par Ewan McGregor et Julianne Nicholson -, aborde subtilement des thématiques connues tel l’héritage familial, le schéma qui se répète ou encore la place qui nous est attribuée.

Un film brillant, caustique et jouissif qui semblent faire écho au discours d’Oscar Wilde : « Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leurs pardonnent ».

Sortie le 24 février 2014.

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Ocean’s eleven… 10 ans déjà!

Il y a dix ans, Steven Soderbergh créait l’événement en relevant un pari incroyable : réunir un casting de rêve dans une adaptation du film de Lewis Milestone,  L’Inconnu de Las Vegas (1960). En tête d’affiche, George Clooney (qui reprend avec brio le rôle tenu par Franck Sinatra), Brad Pitt, Matt Damon, Andy Garcia, Julia Roberts, Elliot Gould et consort. Des pointures qui répondent à l’appel avec enthousiasme et s’amusent à se donner la réplique sur fond de braquage de casino et de magouilles en tout genre…

Après deux ans passés dans la prison du New Jersey, Danny Ocean retrouve la liberté et s’apprête à monter un coup qui semble impossible à réaliser : cambrioler dans le même temps les casinos Bellagio, Mirage et MGM Grand, avec une jolie somme de 150 millions de dollars à la clé. Il souhaite également récupérer Tess, sa bien-aimée, partie au bras de Terry Benedict, le propriétaire de ces trois somptueux établissements de jeux de Las Vegas.
Pour ce faire, Danny et son ami Rusty Ryan composent une équipe de dix malfrats maîtres dans leur spécialité. Parmi eux figurent Linus Caldwell, le pickpocket le plus agile qui soit ; Roscoe Means, un expert en explosifs ; Ruben Tishkoff, qui connaît les systèmes de sécurité des casinos sur le bout des doigts ; les frères Virgil et Turk Malloy, capables de revêtir plusieurs identités ; ou encore Yen, véritable contorsionniste et acrobate.

Un scénario bien huilé, un parterre d’acteurs exceptionnels (Clooney et son flegme légendaire ou Brad Pitt en dandy boulimique sont irrésistibles), des répliques goguenardes et une maîtrise du suspense qui va crescendo jusqu’à la révélation du braquage tant attendu… Tels sont les maîtres mots employés dans ce polar mêlant humour, action et manigance.

Le spectateur se laisse volontiers prendre au jeu dans ce presque huis-clos (l’essentiel du film se passe au Bellagio) à l’ambiance feutrée où se prépare une partie d’échecs grandiose, entre coup de poker et jeu de roulette, dans laquelle chaque pion joue un rôle capital.

Une décennie plus tard, Ocean’s eleven est toujours aussi efficace avec ses entourloupes rythmées et son décor luxueux. La vengeance s’y déguste à petit feu, les dollars pleuvent et le public se délecte… Bref, du divertissement comme on les aime.

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