Nos futurs

567868.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDeux amis d’enfance, qui s’étaient perdus de vue depuis le lycée, se retrouvent et partent en quête de leurs souvenirs…

Si le scénario de Nos Futurs étonne par sa simplicité désarçonnante, il n’est est pas moins efficace. Tel est le talent de Rémi Bezançon (Le Premier jour du reste de ta vie) : nous prendre par la main l’air de rien et nous faire voyager à travers les histoires de la vie qu’il met en scène avec une tendre nostalgie.

Servie par un duo antinomique à la complicité évidente (Pio Marmai en « adulescent » des plus convainquants, Pierre Rochefort tout en justesse en trentenaire taciturne) et des seconds rôles irrésistibles ( Kyan Khojandi en tête dans le rôle d’un « DJ Max Max » déjanté à souhait), Nos futurs est une comédie au fort capital sympathique, construite sous forme de puzzle qui prend forme au gré des indices semés.

Mais n’ajoutons rien de plus si ce n’est que Rémi Bezançon signe un bien joli film où la mélancolie prend des teintes lumineuses et où la légèreté se fait profonde.

Sortie  le 22 juillet 2015.

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Mais qui a re-tué Pamela Rose? +

Quand il reçoit un appel du shérif de Bornsville lui annonçant que le cercueil de Pamela Rose a été volé, l’agent Douglas Riper voit là une occasion de renouer les liens avec son ancien coéquipier Richard Bullit. Un ex-ami avec lequel il est brouillé depuis des années suite à une fâcheuse histoire de femme et de Fuego.

Les deux anciennes gloires du FBI, devenues des purs has been, se retrouvent donc pour enquêter sur cette profanation, sans savoir qu’ils sont en réalité attirés dans un piège par un homme qui leur en veut beaucoup.

Sans se douter non plus qu’ils seront bientôt les seuls à être au courant que la présidente des Etats-Unis of America est sur le point d’être assassinée… Le suspense est à son comble. La double tornade timbrée nommée Kad et O peut donc à nouveau frapper.

Donuts, Ketchup, Salt & Pepper, Mosby, Perkins, la Présidente des Etats-Unis of America, Kowachek, Bill, Bill et Bill, Bruno le panda et l’incontournable fuego relookée aux couleurs du FBI : tels sont les personnages loufoques réunis dans la suite des aventures rocambolesques des inspecteurs les plus désespérants de l’histoire du cinéma, Riper et Bullit.

Une fois encore, Kad et Olivier se surpassent dans l’humour potache et s’entourent de comparses tout aussi agités du bocal (Julien Rappeneau à l’écriture, Omar Sy, Laurent Lafitte, Audrey Fleurot face à la caméra) pour servir une nouvelle comédie parodique déjantée, dans la lignée des Hot Shots!, Ya-t-il un flic.., ou encore Police Académie.

Si l’intrigue, assez pauvre, sert surtout de prétexte à des gags en cascade aux ressorts simples mais efficaces (le comique de répétition, l’absurde, les vannes foireuses), les multiples clins d’oeil à ce qui fait l’univers de Kad et O (du « kamoulox » au cultissime « I believe I can fly ») disséminés tout au long du film, les nombreux clichés détournés, les faux-raccords et les incohérences volontaires, l’autodérision des acteurs et la tonalité américano-franchouillarde font de cette comédie décalée – à l’esprit très Mel-Brooksien – un objet non identifié qui flirte magistralement avec le ridicule mais où l’humour triomphe malgré tout.

Un univers complètement improbable mais qui fonctionne tout de même, grâce à un humour à prendre au 12e degré!

Les fans apprécieront. Quant aux autres…

Sortie le 5 décembre 2012.

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Moi, Michel G, Milliardaire et Maître du monde

« Richesse : tient lieu de tout, et même de considération ». Michel Ganiant, homme d’affaires à succès, semble avoir fait de la définition de Flaubert sa devise. Argent, pouvoir, amour : ce grand patron, symbole d’un capitalisme moderne et décomplexé, possède tout ce qui ferait rêver le commun des mortels. Et il tient à le faire savoir.

Alors qu’il s’apprête à réaliser le « coup » de sa carrière, il accepte de se laisser suivre par la caméra de Joseph Klein, journaliste impertinent et engagé. Ce devait être une ode au génie du grand homme. Ce sera un voyage sidérant et jubilatoire dans les coulisses du business et la vie des riches et puissants.

Bienvenue dans le monde de Michel Ganiant. Pas de bol, c’est aussi le vôtre…

A travers son vrai-faux documentaire sur l’ascension et la chute d’un businessman accompli où cynisme et magouilles vont de paire, Stéphane Kazandijan dresse un portrait au vitriol du capitalisme contemporain illustré par une galerie de personnages délicieusement caricaturaux et pourtant si éloquents, du chef d’entreprise narcissique – et mentor cupide – en passant par le bras droit sournois et l’épouse capricieuse.

D’emblée, le spectateur entre en connivence avec ce journalisme intègre – le très bon Laurent Lafitte -, déterminé à percer le mystère de l’empire Ganiant. Malgré son regard critique et son propos acerbe, Klein se prend de sympathie pour son sujet, requin à l’allure débonnaire habitué à séduire public et médias. Mais finalement, qui manipule qui ?

Les répliques font mouche, les acteurs sont impeccables – mention spéciale à François-Xavier Demaison formidabe ordure attachante, et à Guy Bedos, génialement cynique dans un rôle que l’on croirait taillé sur mesure -, et le rythme ne faiblit à aucun moment. Et si le réalisateur prend la parti de se moquer pour mieux dénoncer, il prend soin d’éviter la facilité moralisatrice ou le ton complaisant et préfère dresser un simple constat : « aujourd’hui, l’important n’est plus de participer, mais bien de gagner ».

En fait, ce qui aurait pu s’apparenter à un manuel « du monde des affaires expliqués aux nuls » s’avère être un film d’une rare intelligence, à l’ironie mordante et aux accents aussi drôles que percutants. Bref, un film résolument audacieux.

Sortie le 27 avril 2011.

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