Elle

464442.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxMichèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d’une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d’une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s’installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.

Puissant, dérangeant, envoûtant, subversif… comme toujours, Paul Verhoeven sait provoquer malaise et fascination. Un talent qu’il met au service d’Elle, l’adaptation du roman non moins sulfureux Oh… de Philippe Djian, prix Interallié en 2012 qui fut matière à controverse.

Dans ce thriller passionnant, le cinéaste frôle habilement le malsain, pratique l’art de la provocation, et questionne les limites de la transgression. Un scénario finement ciselé, une mise en scène savamment maîtrisée, un suspense redoutable, des dialogues cinglants, une écriture jubilatoire, et surtout une interprète magistrale. Car qui d’autre qu’Isabelle Huppert pouvait incarner l’ambiguïté et donner à vie à ce personnage de papier, glaçant, mystérieux, implacable ?

Entourée d’un casting sans fausse note, la grande Huppert est parfaite en dominatrice-dominée qui distribue les cartes d’une main de fer au petit monde qui l’entoure.

Et bien qu’il en soit reparti bredouille, Elle est l’un des rares films à avoir eu toute sa place en compétition du dernier festival de Cannes. Un film déroutant dont on ressort avec un plaisir coupable.

Interdit aux moins de 12 ans

Sortie le 25 mai 2016.

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Astérix – Le Domaine des Dieux

213078.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxNous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura  séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux  ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Prenez un scénariste-réalisateur-comédien-humoriste-musicien-touche-à-tout brillant et talentueux passionné d’histoire, de Bach et de personnages moustachus, nommé Alexandre Astier. Confiez-lui un projet aussi fou que des romains un brin mégalomanes (en l’occurrence, l’adaptation de l’une des aventures d’un célèbre Gaulois en 3D). Associez le génie du premier à la dextérité d’un maître ès-animation ayant fait ses gammes chez Pixar (Là-Haut, Wall-E) du nom de Louis Clichy. Laissez mijoter quatre ans pour un maximum de saveur. Servez alors la potion magique sur grand écran pour régaler petits et grands.

Voilà la recette divine, corsée et gouleyante qu’a concocté le duo Astier/Clichy, qui semble rivaliser d’imagination et d’ingéniosité pour cet Astérix – Le domaine des dieux tant attendu.

Un scénario chiadé, à la portée écologique efficace, qui révèle des héros peu glorieux et cupides face à des civiles romains venus goûter aux joies de la douceur gauloise ; de l’action, de l’aventure, du danger, du rire, de la castagne, de la tendresse aussi… et pour rythmer cette intrigue cocasse  et bien ficelée, un casting époustouflant, depuis l’irremplaçable Roger Carel, qui a accepté de sortir de sa retraite le temps de prêter à nouveau sa voix à Astérix, à Guillaume Briat (qui succède au regretté Pierre Tornade pour doubler Obélix), en passant par Alain Chabat, Laurent Lafitte, Lorant Deutch, Florence Foresti, Elie Semoun…

Un film fidèle à l’univers d’Uderzo et Goscinny qui se révèle étonnamment inventif, ô combien jouissif et tout bonnement fantastix!

Sortie le 26 novembre 2014.

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Elle l’adore

582257.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMuriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis 20 ans, Muriel est aussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie.
Lorsqu’une nuit, Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. La voici entraînée dans une histoire qu’elle n’aurait pas osé inventer…

Pour son premier long métrage, la réalisatrice Jeanne Herry choisit le mélange des genres et revisite le polar sous l’angle de la comédie.

Une fan a priori quelconque qui ne peut s’empêcher d’affabuler, un chanteur de variété aux abois, un couple de policiers hystériques, plus soucieux de rejouer la sempiternelle antienne « Je t’aime moi non plus » que de résoudre une enquête… avec adresse et légèreté, Elle l’adore nous entraîne dans un tourbillon abracadabrant tout en insufflant une tension grandissante à mesure que l’étau se resserre sur la fantasque Muriel.

Si le rythme a tendance à s’essouffler en cours de route, le scénario inventif – si insensé qu’il est devient vraisemblable – la distribution impeccable (Laurent Lafitte, Pascal Demolon et Olivia Côte) et surtout, la prestation affutée d’une Sandrine Kiberlain aussi agaçante qu’irrésistible, qui nous embarque sans en avoir l’air dans ses joyeuses élucubrations, font de ce premier film une comédie policière fort sympathique.

Sortie le 24 septembre 2014.

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