Astérix – Le Domaine des Dieux

213078.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxNous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura  séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux  ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Prenez un scénariste-réalisateur-comédien-humoriste-musicien-touche-à-tout brillant et talentueux passionné d’histoire, de Bach et de personnages moustachus, nommé Alexandre Astier. Confiez-lui un projet aussi fou que des romains un brin mégalomanes (en l’occurrence, l’adaptation de l’une des aventures d’un célèbre Gaulois en 3D). Associez le génie du premier à la dextérité d’un maître ès-animation ayant fait ses gammes chez Pixar (Là-Haut, Wall-E) du nom de Louis Clichy. Laissez mijoter quatre ans pour un maximum de saveur. Servez alors la potion magique sur grand écran pour régaler petits et grands.

Voilà la recette divine, corsée et gouleyante qu’a concocté le duo Astier/Clichy, qui semble rivaliser d’imagination et d’ingéniosité pour cet Astérix – Le domaine des dieux tant attendu.

Un scénario chiadé, à la portée écologique efficace, qui révèle des héros peu glorieux et cupides face à des civiles romains venus goûter aux joies de la douceur gauloise ; de l’action, de l’aventure, du danger, du rire, de la castagne, de la tendresse aussi… et pour rythmer cette intrigue cocasse  et bien ficelée, un casting époustouflant, depuis l’irremplaçable Roger Carel, qui a accepté de sortir de sa retraite le temps de prêter à nouveau sa voix à Astérix, à Guillaume Briat (qui succède au regretté Pierre Tornade pour doubler Obélix), en passant par Alain Chabat, Laurent Lafitte, Lorant Deutch, Florence Foresti, Elie Semoun…

Un film fidèle à l’univers d’Uderzo et Goscinny qui se révèle étonnamment inventif, ô combien jouissif et tout bonnement fantastix!

Sortie le 26 novembre 2014.

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Elle l’adore

582257.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMuriel est esthéticienne. Elle est bavarde, un peu menteuse, elle aime raconter des histoires souvent farfelues. Depuis 20 ans, Muriel est aussi la première fan du chanteur à succès Vincent Lacroix. Avec ses chansons et ses concerts, il occupe presque toute sa vie.
Lorsqu’une nuit, Vincent, son idole, sonne à la porte de Muriel, sa vie bascule. La voici entraînée dans une histoire qu’elle n’aurait pas osé inventer…

Pour son premier long métrage, la réalisatrice Jeanne Herry choisit le mélange des genres et revisite le polar sous l’angle de la comédie.

Une fan a priori quelconque qui ne peut s’empêcher d’affabuler, un chanteur de variété aux abois, un couple de policiers hystériques, plus soucieux de rejouer la sempiternelle antienne « Je t’aime moi non plus » que de résoudre une enquête… avec adresse et légèreté, Elle l’adore nous entraîne dans un tourbillon abracadabrant tout en insufflant une tension grandissante à mesure que l’étau se resserre sur la fantasque Muriel.

Si le rythme a tendance à s’essouffler en cours de route, le scénario inventif – si insensé qu’il est devient vraisemblable – la distribution impeccable (Laurent Lafitte, Pascal Demolon et Olivia Côte) et surtout, la prestation affutée d’une Sandrine Kiberlain aussi agaçante qu’irrésistible, qui nous embarque sans en avoir l’air dans ses joyeuses élucubrations, font de ce premier film une comédie policière fort sympathique.

Sortie le 24 septembre 2014.

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Tristesse Club

200011.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSi vous aimez les jeux de pistes, les vieilles Porsche, les soeurs qui n’en sont pas, les pères pas vraiment morts, les lacs et leurs secrets : bienvenue au club!

Premier long métrage de Vincent Mariette, Tristesse Club met en scène trois personnages en quête d’eux-mêmes, en quête d’autrui, et de tant d’autres choses.

Il y a Léon (formidable Laurent Lafitte), le frère aîné pathétique, star du tennis déchue, mari volage, père lamentable, un « has been » misérable et endetté qui reproduit malgré lui le schéma paternel. Il y a aussi Bruno (insaisissable Vincent Macaigne), trentenaire bonhomme et faussement nonchalant, un anti-Dom Juan esseulé et introverti qui a lancé avec succès un site de rencontres. Enfin, il y a Chloé (Ludivine Sagnier, tout en clair obscur), la soeur cachée pétillante et lumineuse qui, sous ses airs angéliques, va jouer les trublions et venir perturber le « non-ordre » établi…

A travers le portrait croisé de ces trois personnages entaillés aux allures d’oisillons tombés du nid, Mariette nous conte « l’histoire d’une famille qui se crée ». Des références cinématographiques multiples (on pense évidemment à La Famille Tenenbaum de Wes Andersen, influence revendiquée par le cinéaste, mais aussi à Margot at the Wedding ou à Frances Ha de Noah Baumbacha voire aux frères Coen ou à Jim Jarmusch), une esthétique léchée aux couleurs qui frôlent parfois la saturation, une musique lancinante signée Rob (Belle épine de Rebecca Zlotowski, Horns d’Alexandre Aja…) et une maîtrise des genres qui permet à Mariette de mêler les genres, passant du polar au drame teinté de tragédie grecque, et de faire rimer tristesse et tendresse, suspense et allégresse, mélancolie et comédie.

Bercés par cette ambiance follement drôle et drôlement maussade, nous voici sous le charme de cette « mélo-comédie » un brin prévisible, mais ô combien brillante et inventive.

Sortie le 4 juin 2014.

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