Festival Biarritz Amérique latine

24e-fest_biarritz-753x1024No de Pablo Larrain, Operacion E de Miguel Courtois Paternina, La Nana de Sebastian Silva ou encore Los Nuevos Salvajes de Damián Szifrón… autant de films exaltants révélés au cours des différentes éditions du festival Biarritz Amérique latine, devenu une référence pour le cinéma latino-américain.

Pour célébrer sa 24e édition, le festival a choisi de mettre à l’honneur l’Equateur, un pays où la production cinématographique se développe depuis ces dix dernières années et où le cinéma se conjugue au pluriel. L’occasion de découvrir le documentaire El lugar donde se juntan los polos de Juan Martín Cueva, qui porte un regard distancié sur l’exil, Silencio en la tierra de los sueños de Tito Molina, qui dénonce la solitude de la vieillesse, ou encore La muerte de Jaime Roldós de Lisandra Rivera et Manolo Sarmiento qui questionne le rôle de l’oubli dans l’histoire de l’Amérique latine.

En marge du festival, des expositions autour de l’Equateur, des concerts (dont le très attendu Toquinho, la légende brésilienne de la bossa nova), des cours de danse, des rencontres littéraires avec l’écrivain chilien Luis Sepúlveda et l’argentin Alan Pauls (également président du jury) viennent rythmer cette semaine biarrote placée sous le signe de la découverte et de l’éclectisme.

Quant aux films en compétition pour le fameux « Abrazo » du meilleur film, la programmation s’annonce une fois encore aussi exigeante qu’enthousiasmante. Citons Le Ciel du Centaure de l’argentin Hugo Santiago, avec Malik Zidi, ode à Buenos Aires ; Ixcanul-Volcan, premier film du guatémaltèque Jayro Bustamante, l’histoire d’une jeune fille qui tente d’échapper à un mariage forcé ; La Dictadura perfecta, dernier volet de la trilogie satirique du mexicain Luis Estrada ; Aspirantes du brésilien Ives Rosenfeld, portrait d’un jeune footballeur dont la carrière va être remise en question…

Sous le charme de ce festival de qualité, à la fois lieu de découvertes, de rencontres, de rêves et de réflexions, Des Films et des Mots a souhaité donner un coup de projecteur sur cette manifestation majeure. Nous avions eu la chance de rencontrer l’an passé Lucile de Calan, chargée de la programmation, à l’issue de la 23e édition qui mettait à l’honneur le Mexique.
Nous vous invitions à découvrir cet entretien en cliquant ici.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du festival !

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Les Nouveaux Sauvages

346941.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxVulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l’étroite frontière qui sépare la raison de la folie. Une trahison amoureuse, le retour d’un passé refoulé, une incivilité au volant… sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l’indéniable plaisir du pétage de plombs.

Produit par les frères Almodovar, Les Nouveaux sauvages est un film à sketches qui s’inscrit dans la lignée des comédies à l’italienne des années 60, croquant avec mordant l’absurdité du quotidien poussée à son extrême.

A travers six tableaux, le réalisateur argentin Damian Szifron dépeint des situations communes ô combien grotesques avec un humour abrasif. Plaçant le spectateur à hauteur des personnages, il propose un formidable exutoire en imaginant des dénouements explosifs comme beaucoup d’entre nous ont pu imaginer sans jamais passer – fort heureusement – à l’acte.

Irrévérencieux, survolté, génialement timbré, Les Nouveaux sauvages est un film jubilatoire chaudement recommandé!

Sortie le 14 janvier 2015.

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