Daddy cool

551028.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEntre fous rires et crises de larmes, Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bipolaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New-York reprendre ses études, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres…

« Créer, c’est toujours parler de l’enfance » écrivait Jean Genet. Une citation qui aurait pu inspirer la scénariste Maya Forbes, qui, pour son premier film derrière la caméra, a choisi de mettre en images ses souvenirs d’enfance.

Tendre, drôle, parfois survolté, Daddy cool surprend par sa tonalité résolument moderne et nous plonge dans le quotidien d’un couple en crise au milieu des années 1970. Phase maniaco-dépressive, éducation, égalité des chances, métissage, parité sont quelques uns des thèmes esquissés au cours de cette comédie dramatique douce et lumineuse, qui nous émeut par sa pudeur.

Au-delà du scénario léché et de la mise en scène délicate, Daddy cool est servi par un casting impeccable : Zoé Saldana campe une mère courageuse tiraillée entre le bien-être de sa famille et son envie de réussite socio-professionnelle, la jeune Imogene Wolodarsky (qui n’est autre que la fille de la réalisatrice) révèle déjà une belle maturité d’interprétation. Quant à Mark Ruffalo, il incarne avec aisance et justesse ce père aussi dérouté que déroutant, luttant pour se responsabiliser malgré la maladie, laissant exprimer avec maestria sa folie douce, sa créativité envahissante ou son goût pour l’aventure – qu’il s’agisse d’aller pêcher en slip rouge par temps de neige, de rouler en voiture au plancher « décapotable » ou de confectionner une robe de sirène danseuse de flamenco toute la nuit!

En dépit de son caractère aussi fluctuant que les montagnes russes, ce père non-conventionnel et débordant d’amour réussit peu à peu à trouver un équilibre, certes fragile, mais ô combien sincère.

Un bien joli film sous forme d’hommage, vivement recommandé!

Sortie le 8 juillet 2015.

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New York Melody

345859.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxGretta et son petit ami Dave débarquent à New York pour y vivre pleinement leur passion : la musique. Leur rêve se brise et l’idylle vole en éclats quand, aveuglé par son succès naissant, Dave plaque Gretta pour un carrière solo… et une jolie demoiselle.
Son billet de retour pour Londres en poche, la jeune femme décide de passer une dernière nuit sur place. Encouragée par son meilleur ami, Gretta se retrouve malgré elle à chanter sur scène dans un pub de la ville.
Dans la salle, un producteur de disques désabusé et à la dérive la remarque. Une rencontre enchantée qui pourrait bien finir en chansons…

Il y a sept ans, John Carney avait conquis les cinéphiles mélomanes avec Once, un petit bijou musical aux allures de balade folk qui narrait la rencontre de deux solitaires réunis par  une même passion.

New York Melody aurait pu être la suite de cette histoire. Le temps a passé et les deux amoureux s’envolent pour les Etats-Unis où la carrière du jeune homme est en pleine ascension. Mais cette fois-ci, le cinéaste s’intéresse aux conséquences du succès au sein du couple de musiciens.

Une tonalité douce et légère, une dominante joviale teintée de légers accents mélancoliques, des mélodies savoureuses, des interprètes justes et bourrés de charme (Mark Ruffalo, dépressif alcoolique en pleine rédemption, en tête), une mise en scène lumineuse et pour décor, Manhattan-la-captivante… Nous voici sous le charme de cette romance naissante, certes un peu naïve, mais qui nous transporte dans un ailleurs où les cauchemars peuvent redevenir de beaux rêves.

Tout le génie de Carney est là : sublimer les petites histoires en leur insufflant une magie particulière. Cette magie, c’est celle qui se dégage des rues new-yorkaises. C’est l’ambiance des bars où l’on vient écouter jouer des anonymes autour d’une bière ; c’est celle de la ville, animée, grouillante, électrisante, imprévisible et fantasque ; c’est celle des quartiers, huppés ou modestes, où les « penthouses » toisent de leur superbe les studios hasardeux où l’on improvise un lit mezzanine pour gagner quelques mètres carrés ; c’est la démesure de la réussite face à la galère qu’implique vivre sa passion ; c’est l’Empire State Building, Essex Street, Broadway Avenue, Greenwich Village, The Electric Lady Studios…

Avec New York Melody, John Carney signe une partition toute simple aux accords parfaits qui vous donne le sourire.. et l’envie furieuse de prendre un aller simple pour la Grosse Pomme!

Une belle récidive.

Sortie le 30 juillet 2014.

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Avengers ++

Thor, Captain America, Iron Man, Black Widow, Hulk, Hawkeye réunis dans un même film autour d’un dessein commun… Les fans en rêvaient (merci les nombreux « teasing » !), Marvel et Walt Disney Company l’ont fait!

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents. Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

Des super héros en pleine forme s’amusant de leurs pouvoirs démentiels, des cascades à la pelle, des répliques qui font mouche et un rythme effréné qui ne souffre d’aucun temps mort… Josh Whedon, pourtant plus habitué à la petite lucarne (Buffy contre les vampires, Dollhouse), réussit l’impossible : faire d’Avengers un film puissant où chaque super héros tient sa place.

Autour de lui, un casting des plus alléchants : si Robert Downey Jr, Chris Evans, Scarlett Johansson Chris Hemsworth etTom Hiddleson retrouvent respectivement leur costume de milliardaire excentrique, de soldat légendaire, d’espionne insaisissable, de prince guerrier et de demi-dieu revanchard, Mark Ruffalo est le dernier à rejoindre l’équipe Marvel et endosse à merveille le rôle ô combien complexe de Hulk (interprété précédemment par Eric Banna et Edward Northon).

L’esprit et l’humour narquois de Stark, l’agilité et la force de persuasion de Black Widow, la puissance et la droiture de Thor, le courage et le sens des valeurs de Captain America, l’intelligence et l’imprévisibilité du Dr Benett/Hulk, la précision et la témérité de Hawkeye… autant d’ingrédients efficaces qui participent à la réussite du film, auxquels s’ajoutent des scènes de combat magistralement orchestrées, des situations conflictuelles des plustruculentes (les rapports entre Stark et Captain America sont particulièrement savoureux) et une mise en scène extrêmement maîtrisée.

Et bien que la 3D n’apporte décidément rien de plus à notre afffaire (si ce n’est un relatif mal de crâne) et que ce patriotisme guimauve poussé à l’extrême frôle le supportable (à tel point qu’on finit part se demander si le film n’est pas inspiré d’une publicité pour la Green Card), Avengers est un bon divertissement où l’on n’en prend plein les mirettes. Jouissif et convainquant.

Sortie le 25 avril 2012.

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