Les Suffragettes

041661.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAu début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer : leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…

L’Histoire est une source d’inspiration inépuisable pour le cinéma. Étonnamment, celui-ci a rarement fait cas de la lutte pour le droit des femmes. De ce terrible combat, la réalisatrice Sarah Gavron en a fait film aussi passionnant que bouleversant, et ô combien nécessaire.

« Les Suffragettes est un film sur les femmes, des femmes qui veulent se faire entendre et sont prêtes à se battre pour cela. Mais il s’adresse à tous ceux – hommes et femmes – qui croient a la justice sociale et à l’égalité » explique la productrice Faye Ward.

Filmer l’oppression, l’injustice, la brutalité, le mépris, l’infamie dont les femmes étaient victimes il y a moins d’un siècle aurait aisément pu donner lieu à une vaine démonstration de grandiloquence malheureuse. Gavron s’en sort plutot bien, aidée par une distribution féminine capable d’alterner force et sobriété de jeu (citons Carey Mulligan, Helena Bonham Carter ou encore Anne-Marie Duff), des  acteurs impeccables qui apportent tout le relief nécessaire aux personnages secondaires (Brendan Gleeson, Ben Whishaw) et un scénario finement écrit.

S’il est vrai que la mise en scène aurait mérité un traitement moins classique, on retiendra des Suffragettes le courage, l’engagement et l’opiniâtreté de ces héroïnes d’hier qui ont permis à leurs héritières de vivre libres et indépendantes.

Une piqûre de rappel indispensable qui galvanise et qui témoigne que le combat est loin d’être fini.

Sortie le 18 novembre 2015.

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Un été à Osage County ++

335126.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn famille, on se soutient. En famille, on se déchire… Suite à la disparition de leur père, les trois filles Weston se retrouvent après plusieurs années de séparation, dans leur maison familiale. C’est là qu’elles sont à nouveau réunies avec la mère paranoïaque et lunatique qui les a élevées. A cette occasion, des secrets et des rancœurs trop longtemps gardés vont brusquement refaire surface…

Sur le célèbre thème du « famille je vous (h)aime », John Wells (The Company Men) adapte la pièce de Tracy Letts et nous fait partager cet Eté à Osage County au coeur de l’enfer familial.

Particulièrement inspiré, le cinéaste livre un portrait acide et pourtant si juste de cette famille matriarcale construite sur les non-dits, les rapports de force, les blessures et le mal-amour.

Les sublimes Julia Robert et Meryl Streep rivalisent de talent et épatent par leur jeu mêlant puissance et fragilité tandis que la mise en scène joliment maîtrisée nous enferme peu à peu dans ce quasi-huis-clos étouffant, où les secrets de famille se révèlent à mesure que les maques tombent.

Derrière les crises d’hystérie, les reproches cinglants, les colères révoltées et la cruelle culpabilité, Wells – brillamment entouré par un casting épatant, de Benedict Cumbertach à Sam Shepard en passant par Ewan McGregor et Julianne Nicholson -, aborde subtilement des thématiques connues tel l’héritage familial, le schéma qui se répète ou encore la place qui nous est attribuée.

Un film brillant, caustique et jouissif qui semblent faire écho au discours d’Oscar Wilde : « Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leurs pardonnent ».

Sortie le 24 février 2014.

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Tous les espoirs sont permis… Meryl Streep, Tommy Lee Jones, et une playlist love love love

Meryl Streep & Tommy Lee Jones so in love… et à l’affiche de Tous les espoirs sont permis, une « rom’com » de David Frankel (Le Diable s’habille en Prada).

L’histoire est celle de Kay et Arnold, un couple fidèle depuis de longues années. Mais Kay rêve de pimenter un peu leur vie et de resserrer les liens avec son mari. Lorsqu’elle entend parler d’un thérapeute spécialisé dans les problèmes conjugaux qui exerce dans la ville de Great Hope Springs, elle fait tout pour persuader son mari de prendre l’avion pour une semaine intense de thérapie de couple… Tout recommencer n’est pas évident, mais c’est loin d’être triste !

 

Histoire de patienter jusqu’à mercredi prochain (jour de la sortie du film), voici la bande annonce :

 

Et parce que le romantisme peut aussi se chanter à tue-tête (de toute façon, vu le temps, on ne risque pas grand chose!) découvrez la Playlist du film ici

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