Wonder

August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité ou à son étroitesse d’esprit…

Comment raconter une histoire sur la tolérance, la différence et le difficile regard des autres sans tomber immanquablement dans la sensiblerie inopportune ? Il faut tout le tact, la bienveillance et la sincérité d’un cinéaste aussi inspiré que Stephen Chbosky (qui nous avait émerveillé avec Le Monde de Charlie), qui adapte au cinéma le roman de R.J Palacio avec une bien belle délicatesse.

Fable sur l’enfance, Wonder est filmé à la manière d’un récit initiatique où le héros apprend progressivement à dépasser ses peurs, à faire fi des préjugés et à s’ouvrir au monde qui l’entoure.

Porté par un merveilleux casting (dont le jeune Jacob Tremblay, remarqué dans Room, et Julia Roberts, que l’on aime tant retrouver sur grand écran), ce film tout en douceur trouve un juste équilibre dans les différentes émotions provoquées grâce à une écriture ingénieuse qui donne la parole à chaque protagoniste qui entoure le héros. Les points de vue se multiplient, les histoires s’entrecroisent et le récit devient choral, insufflant à l’intrigue humour et tendresse, fantaisie et subtilité

Voici un film lumineux sur les blessures d’enfance, qui résonne en chacun de nous.

Sortie le 20 décembre 2017.

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Une vie entre deux océans

116614-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxQuelques années après la Première Guerre mondiale, en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit en reclus avec sa femme Isabel, sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant. Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?

Après les sublimes Blue Valentine et The Place Beyond the Pines, Derek Cianfrance poursuit ses chroniques amoureuses et porte à l’écran Une Vie entre deux Océans, le best-seller de l’australienne M.L Stedman. A travers cette grande histoire d’amour marquée par la quête de rédemption, on retrouve la délicatesse avec laquelle le cinéaste aime filmer ces couples dans la tourmente, l’atmosphère mélancolique teintée d’espoir qui colore ces histoires d’amour contrariées, la mise en scène tout en clair-obscure qui caractérise les films de Cianfrance. Mais surtout, l’écriture ciselée avec laquelle le cinéaste compose ses personnages abîmés, entiers, téméraires.

Autour du terrible secret – qui se révélera aussi salutaire que destructeur – qui se noue au sein du couple, Alicia Vikander et Michael Fassbender forment un merveilleux duo, surprenants de sincérité, complémentaires dans leur force et leur fragilité successives. Un casting impeccable, un scénario soigné, des paysages sublimement austères, la musique envoûtante d’Alexandre Desplat…

Pourtant, alors que Cianfrance nous avait habitué à des mélodrames intenses, désenchantés, bouleversants, Une Vie entre deux océans manque de saveur et se révèle finalement un peu trop lisse pour nous émouvoir véritablement. Et on le regrette bien.

Sortie le 5 octobre 2016.

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Everybody wants some !!

093950.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxDans le début des années 80, suivez les premières heures de Jake sur un campus universitaire. Avec ses nouveaux amis, étudiants et joueurs de base-ball comme lui, il va découvrir les libertés et les responsabilités de l’âge adulte. Il va surtout passer le meilleur week-end de sa vie…

Après Boyhood, une jolie chronique familiale filmée sur douze ans, Richard Linklater livre un « teen-movie » follement nostalgique aux allures de récit initiatique. Avec la délicatesse qu’on lui connaît, le cinéaste parvient à capter sans en avoir l’air l’esprit d’une époque où l’insouciance, la déconne, la drogue, le sexe, la musique et la bonne humeur sont les maîtres mots.

Servi par un casting d’acteurs peu connus mais ô combien inspirés, Everybody wants some !! (titre inspiré d’une chanson du groupe de hard rock Van Halen) porte un regard complice teinté dune douce ironie sur ces jeunes adultes en devenir dont la seule préoccupation est de vivre l’instant présent.

Le début du film va cahin-caha, Linklater aimant prendre le temps de développer ses histoires. Et voilà que peu à peu, ce rythme oisif dénué d’action nous happe comme par magie. C’est bien tout le talent du réalisateur que de rendre captivant l’anodin, lui qui aime tant filmer des tranches de vie avec une apparente désinvolture et une grande sincérité.

Voici une comédie réussie qui parlera aux âmes joyeusement mélancoliques.

Sortie le 20 avril 2016.

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