Une seconde chance

052493.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxVingt ans après leur romance, un homme et une femme se retrouvent à l’enterrement d’un ami commun…

Adaptée du roman de Nicholas Sparks (romancier qui inspire bien souvent le cinéma, qu’il s’agisse d’Une bouteille à la mer, d’Un Havre de paix, ou de N’oublie jamais), Une Seconde chance s’inscrit dans la veine des romans d’été, contant une histoire d’amour impossible, à la fois suave et mélancolique, avec, en toile de fond, un décor bucolique propice à la romance.

Une aubaine pour Michael Hoffman, qui s’est empressé de porter sur écran les aventures de Cole et d’Amanda  : un amour de jeunesse contrarié, des retrouvailles boudeuses, un inévitable retour de flammes… autant d’ingrédients qui laissent présager d’une mélasse sentimentale prévisible.

Une mise en scène proprette ponctuée de flashbacks plus ou moins bien amenés, des acteurs certes sympathiques mais plutôt insipides, un scénario sans relief… Une deuxième chance sent le réchauffé et souffre d’une mièvrerie exaspérante digne d’un téléfilm d’après-midi sur une chaîne hertzienne.

Bref, rien de transcendant.

En DVD depuis le 24 avril 2015 (édité par Metropolitan Filmexport).

Critique en partenariat avec Cinetrafic.
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Parkland +

21035931_20130903173640068.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx22 novembre 1963, 12 h 38. C’est un patient peu ordinaire qui arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital de Dallas. Il s’agit du président John F. Kennedy, sur qui on vient de tirer alors qu’il traversait Dealey Plaza en limousine décapotée, acclamé par la foule. Tandis que la nouvelle se répand dans le monde, une page méconnue de l’histoire s’écrit dans cet hôpital qui n’était absolument pas préparé à affronter cet événement. Autour du corps, les questions et les émotions s’accumulent. La pression monte. Proches, anonymes, officiels, tous vont être confrontés à une prise de conscience et à des décisions qui changeront leur vie à jamais…

Pour son premier film, Peter Landesman porte sur écran le roman de Vincent Buglioso, Four Days in Novembre : The Assassination of President John F. Kennedy, qui retrace les évènements du jour de l’attentat et des trois jours suivants.

Entouré d’un parterre d’acteurs impeccables (Paul Giamatti, Billy Bob Thornton, Marcia Gay Harden), le cinéaste s’intéresse aux petites histoires autour de la grande, de la stupéfaction du personnel hospitalier à l’énergie déployée par les services secrets pour résoudre l’enquête en passant par l’incompréhension de la famille Oswald et le choc ressenti par toute la population.

Si la mise en scène, quoique formelle, tend vers un réalisme saisissant en composant avec les images d’archives, et bien que le sujet, pourtant traité à multiples reprises, continue de fasciner autant, le film de Landesman, au style conventionnel, n’apporte pas grand chose de plus et s’oublie aussitôt le générique de fin terminé. Dommage car l’angle choisi semblait prometteur.

En DVD depuis le 10 février 2014 (distribué par metrofilms).

Film 2013 et bande annonce à découvrir sur Cinetrafic.
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American Bluff +

199998.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxUn escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…

Inspiré de la célèbre affaire « Abscam » – une opération qui a vu le jour à la fin des années 1970 dans laquelle des escrocs se sont alliés au FBI pour déterminer l’identité d’hommes politiques aux agissements douteux et les faire tomber – American Bluff séduit par son caractère « kitsch » à souhait, entre personnages stéréotypés, auto-dérision, magouilles en tout genre, délire capillaire et décolletés outranciers.

Hélas, malgré un casting formidable (de Christian Bale, méconnaissable en magouilleur ringard, à Amy Adams, l’amoureuse particulièrement rusée, en passant par Bradley Cooper, looser pathétique et capricieux, et Jennifer Lawrence, épatante manipulatrice aux accents hystériques), David O. Russell (Hapiness Therapy) semble avoir oublier un élément essentiel : la trame scénaristique.

Une intrigue tarabiscotée, une mise en scène parfois confuse, des personnages secondaires à foison que l’on peine à identifier… autant d’éléments qui laissent une désagréable impression d’être passé à côté du film.

Dommage…

Sortie le 5 février 2014.

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