Une vie entre deux océans

116614-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxQuelques années après la Première Guerre mondiale, en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit en reclus avec sa femme Isabel, sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant. Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?

Après les sublimes Blue Valentine et The Place Beyond the Pines, Derek Cianfrance poursuit ses chroniques amoureuses et porte à l’écran Une Vie entre deux Océans, le best-seller de l’australienne M.L Stedman. A travers cette grande histoire d’amour marquée par la quête de rédemption, on retrouve la délicatesse avec laquelle le cinéaste aime filmer ces couples dans la tourmente, l’atmosphère mélancolique teintée d’espoir qui colore ces histoires d’amour contrariées, la mise en scène tout en clair-obscure qui caractérise les films de Cianfrance. Mais surtout, l’écriture ciselée avec laquelle le cinéaste compose ses personnages abîmés, entiers, téméraires.

Autour du terrible secret – qui se révélera aussi salutaire que destructeur – qui se noue au sein du couple, Alicia Vikander et Michael Fassbender forment un merveilleux duo, surprenants de sincérité, complémentaires dans leur force et leur fragilité successives. Un casting impeccable, un scénario soigné, des paysages sublimement austères, la musique envoûtante d’Alexandre Desplat…

Pourtant, alors que Cianfrance nous avait habitué à des mélodrames intenses, désenchantés, bouleversants, Une Vie entre deux océans manque de saveur et se révèle finalement un peu trop lisse pour nous émouvoir véritablement. Et on le regrette bien.

Sortie le 5 octobre 2016.

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Macbeth

409557.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxXIème siècle : Ecosse. Macbeth, chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

Adapter l’une des pièces majeures de l’oeuvre shakespearienne est un projet hardi qui a inspiré des cinéastes de renom tels Roman Polanski ou Orson Welles. Un pari risqué que le cinéaste Justin Kurtzel (Les Crimes de Snowtown) a tenté de relever en adoptant « un point de vue beaucoup plus moderne et cinématographique » selon les dires du producteur Iain Canning.

Texte original, prestations toute en puissance d’acteurs impeccables (qu’il s’agisse du couple Fassbender/Cotillard ou de Sean Harris, qui interprète un Macduff saisissant), parfaite restitution de l’atmosphère lourde et angoissante de la pièce… Tels sont les points forts de la version de Kurtzel. Pour le reste, c’est Shakespeare à Hollywood.

S’il y a de bonnes idées de mise en scène, on se lasse vite des artifices employés à l’usure (ralentis répétitifs, incises et ellipses confuses, esthétique abusive). De même, le cinéaste s’accorde quelques libertés pas toujours inspirées au regard du chef-d’oeuvre de Shakespeare (le suicide de Lady Macbeth, le rôle amoindri des sorcières…).

Il est regrettable que Kurtzel n’ait pas réussi a trouver le juste équilibre entre sobriété et magnificence. Nul besoin de verser dans le grand spectacle quand il s’agit de rendre hommage au maître Shakespeare. La puissance des mots se passe de toute fioriture visuelle.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

Sortie le 18 novembre 2015.

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X-Men : Days of Future Past

575642.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’action se passe dans un futur proche. Des armes de destruction massive ont été mises au point pour exterminer les mutants. Grâce aux pouvoirs de Kitty, les X-Men parviennent à envoyer Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

Aux commandes de ce 7e volet des X-Men, Bryan Singer (qui a réalisé les deux premiers épisodes) ne lésine pas sur les moyens pour nous en mettre plein la vue.

Des personnages dans la tourmente, de l’action mesurée, une ribambelle de cascades spectaculaires, une intrigue parfaitement maîtrisée, qui jongle sur deux époques avec fluidité, une mise en scène grandiose, un humour au second degré… X-Men : Days of Future Past exploite tous les codes de la saga Marvel avec brio.

Singer, particulièrement inspiré, s’entoure d’un casting épatant (Hugh Jackman, Jennifer Lawrence, James McAvoy, Ian McKellen, Michael Fassbender, Patrick Stewart… pour n’en citer que quelques uns) pour nous livrer un nouvel opus des plus sensationnels, qui s’insère dans la continuité des précédents chapitres.

Malgré sa tonalité inquiétante, plus sombre et plus violente, X-Men : Days of Future Past n’en est pas moins jubilatoire et parvient à provoquer ce même enthousiasme juvénile face à ces super héros en lutte contre toute discrimination.

Du grand divertissement.

Sortie le 21 mai 2014.

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