Five

335908.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxCinq amis d’enfance rêvent depuis toujours d’habiter en colocation. Lorsque l’occasion d’emménager ensemble se présente, Julia, Vadim, Nestor et Timothée n’hésitent pas une seule seconde, surtout quand Samuel se propose de payer la moitié du loyer ! A peine installés, Samuel se retrouve sur la paille mais décide de ne rien dire aux autres et d’assumer sa part en se mettant à vendre de l’herbe. Mais n’est pas dealer qui veut et quand tout dégénère, Samuel n’a d’autres choix que de se tourner vers la seule famille qu’il lui reste : ses amis.

Imaginez une bande de potes, plus tout à fait ados, pas encore adultes, partageant leur quotidien pour le meilleur et pour le pire. Entre les petites cachoteries des uns et les mensonges aux conséquences invraisemblables des autres, entre les histoires d’un soir et les histoires d’amour, entre les coups de gueule et les fous rire, entre la jeunesse insouciante et les responsabilités à endosser, Five séduit par son dynamisme, son humour tonitruant, son scénario rocambolesque.

Devant la caméra bienveillante d’Igor Gotesman, les acteurs – dont Pierre Niney et François Civil, la révélation du film – s’en donnent à coeur joie dans ce « Friends » à la française. Les répliques fusent, les situations inattendues s’enchaînent – la scène du duo Fanny Ardant / Pascal Demolon est irrésistible -, le rythme bat sans discontinu et le plaisir de jouer de ce quintette peu commun est communicatif.

Voici une comédie générationelle (le public ciblé a moins de 30ans) aussi décomplexée que sympathique, dont l’ambition parfaitement assumée est de divertir. Pari réussi.

Sortie le 30 mars 2016.

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Dans la cour

033857.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAntoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

Raconter les hasards de la vie, mettre en scène des rencontres improbables, s’émouvoir d’amitiés inattendues, observer des solitudes qui se répondent et donner à voir un microcosme passionnant à travers une galerie de personnages, tous attachants à leur manière, qui se croisent Dans la cour… voilà en quelques mots ce que capte Pierre Salvadori avec tendresse, humour et retenue.

Catherine Deneuve et Gustave Kerven forment un merveilleux duo complémentaire qui se retrouve dans leur mal-être respectif : elle, animée par une folie douce, à la fois lumineuse et si fragile ; lui, ours au grand coeur mélancolique qui, derrière ses airs paumés, fait preuve d’une grande sensibilité. Des personnages « fêlés » qui vont se comprendre et tenter de se « consolider » peu à peu.

Une distribution impeccable, des dialogues savoureux, un scénario bien écrit… Entre fantaisie et vague à l’âme, Salvadori signe là un film plein d’élégance qui nous fait sourire, le coeur gros.

Sortie le 23 avril 2014.

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20540811_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPour Milou, le football est une véritable drogue, une religion qu’il pratique en fanatique, se faisant un devoir de contribuer personnellement, et par tous les moyens, à la victoire de son équipe : le Standard de Liège. Mais sa rencontre avec Martine va lui donner une bonne raison de décrocher…

Pour son premier long métrage, Riton Liebman met en scène une comédie douce-amère pour traiter de l’addiction et de ses conséquences. Un thème délicat que le réalisateur a choisi de tourner en dérision en racontant sa propre histoire.

S’inspirant de l’univers décalé de Woody Allen et des couleurs bigarrées mêlant l’humour aux tonalités dépressives qu’utilise Alexander Payne, Liebman réussit un film tout en retenue, tour à tour drôle, exaspérant et sincère.

Le spectateur se plaît à suivre le personnage de Milou (Liebman) dans sa prise de conscience face à sa passion footbalistique dévastatrice, dans ses doutes, dans son amour naissant avec la jolie Martine (irrésistible Léa Drucker) et dans ses rapports familiaux complexes entre une mère psy infantilisante (géniale Michèle Moretti), un frère à qui tout semble réussir, forcément dévalorisant et un patron omniprésent qui se prend pour le père de substitution (le sympathique Jackie Berroyer). A travers cette tentative de « désintoxication » d’un autre genre, Milou, cet anti-héros pour qui l’on a bien du mal à compatir au début de l’histoire, apparaît peu à peu comme une figure fort sympathique et ô combien attachante.

Il est vrai que le film tourne parfois en rond, qu’il souffre d’un problème de rythme dans plusieurs scènes et  que la partie « comédie » et la partie « dramatique » manquent de fluidité.

Malgré tout, Je suis supporter du Standard offre de jolis moments, tout en tendresse et en pudeur.  

Sortie mercredi 29 mai 2013.

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