Suite française

499078.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxÉté 1940, Bussy, un village français. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’oeil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

Avant de nous intéresser au film, revenons sur l’histoire du roman  d’Irène Némirovsky, écrivain reconnu et témoin précieux, déportée à Auscwhitz où elle mourut en 1942.

Ce n’est que des années plus tard que sa fille, Denise Epstein, découvre le roman inachevé de sa mère, qu’elle livre aux éditions Denoël. Suite française est alors publié en 2004, devient rapidement un best seller et obtient le Prix Renaudot. L’histoire est aujourd’hui portée sur grand écran par le cinéaste Saul Dibb (The Duchess), qui y a vu l’occasion de « réaliser un film de guerre singulier, où le point de vue donné est féminin ».

Dibb s’est ainsi attaché à rendre hommage à l’oeuvre d’Irène Némirovsky en restant le plus fidèle possible à l’histoire originale. D’où certaines invraisemblances, tel le choix de doubler les acteurs – majoritairement anglo-saxons – en français, ou cette fâcheuse tendance à accentuer les moments dramatiques par des emphases musicales inutiles.

Le film parvient toutefois à se démarquer grâce à un scénario historico-romanesque juste et soigné et un casting impeccable (notamment Kristin Scott Thomas, épatante en femme froide et détestable, qui finit par nous émouvoir contre toute attente).

Mais surtout, Suite française porte un regard féminin unique sur un sujet pourtant mainte fois traité et rappelle quel pouvait être le quotidien des civils en milieu rural pendant la guerre : la cruelle disparité des classes sociales, les comportements peu glorieux, entre calomnie et dénonciation, ou encore de l’émoi que peut provoquer l’arrivée de jeunes soldats allemands dans un village où les hommes sont partis en guerre, tout y est dépeint avec un désir d’authenticité.

Un film qui donne à voir une situation bien plus complexe que l’imaginaire manichéen peut parfois le laisser supposer, et qui donne envie de se (re)plonger dans le roman passionnant de Mme Némirovsky.

Sortie le 1er avril 2015.

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Le Monde fantastique d’Oz ++

20453482.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxApprochez messieurs dames, approchez! Et laissez vous conter la fabuleuse histoire d’un charlatan au grand coeur devenu le plus grand magicien d’un royaume fort lointain, peuplé de sorcières envoûtantes, de poupée de porcelaine attachante, de singe volant à la loyauté sacrée, de fées de la rivière cannibales, de centenaires vigoureux et de nains grincheux.

Cette histoire est celle d’Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse qui se retrouve emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz. Un voyage inattendu qui peut être la chance de sa vie. Tout semble possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à quelques sortilèges, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

A la croisée d’Alice au pays des Merveilles et de L’Imaginarium du Docteur Paranassus, Le Monde fantastique d’Oz déborde de fantaisie – ses personnages, ses couleurs saturées, ses péripéties rocambolesques – et insuffle vent de folie douce au pays où la magie n’est rien sans un minimum d’esprit.

Sam Raimi (Spider-Man) propose une préquelle fidèle au roman de L. Frank Baum en s’inspirant des codes qui ont fait le succès de ce grand classique de la littérature anglaise : féérie, aventure, frayeur, humour, courage et solidarité.

Interprété par des acteurs talentueux – James Franco excelle en cabotin qui se plaît à badiner face aux sublimes et inquiétantes Michele Williams, Rachel Weiz et Mila Kunis  -, sublimé par la musique de Danny Elfman (l’acolyte de Tim Burton) et par une mise en scène soignée, Le Monde fantastique d’Oz tient ses promesses malgré un rythme qui s’essouffle à mi-parcours pour repartir de plus belle jusqu’au feu d’artifices final.

Un film sympathique, malicieux et effrayant qui ravira sans nul doute les enfants, petits et grands.

Sortie le 13 mars 2013.

 

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