Mommy

affiche25 ans à peine et déjà cinq films à son actif, dont trois primés au Festival de Cannes. Une carrière fulgurante, une reconnaissance immédiate, un engouement du public et de la presse qui ne cesse d’aller crescendo… Xavier Dolan, jeune prodige canadien, a le vent en poupe. Autodidacte passionné, touche-à-tout talentueux, ambitieux « qui rêve en couleurs », poète pragmatique, artiste protéiforme, perfectionniste et inventif, le cinéaste semble transformer en or le moindre de ses projets.

Preuve en est avec Mommy, petit bijou éclatant, surprenant, bouleversant, qui a fait sensation au dernier Festival de Cannes, où il reçut le Prix du jury.

L’histoire est celle de Die (épatante Anne Dorval), une quadra sexy et fantasque, qui se démène pour élever seule son fils (Antoine Olivier Pinon, une révélation), impulsif et violent, qui souffre de trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité. Ensemble, ils essayent de joindre les deux bouts : Die compose avec les colères incontrôlables de l’adolescent qui tente de protéger sa mère à sa façon. L’arrivée inattendue de Kyla (Suzanne Clément, saisissante), l’énigmatique voisine d’en face, va s’avérer salutaire. Tous les trois vont redéfinir peu à peu un nouvel équilibre, et retrouver ainsi un certain espoir.

Depuis son premier film (J’ai tué ma mère), la figure maternelle apparaît comme une source d’inspiration inépuisable chez Dolan. « S’il est un sujet que je connais sous toutes ses coutures, qui m’inspire inconditionnellement, et que j’aime par-dessus tout, c’est bien ma mère. […] C’est à elle que je reviens toujours. C’est elle que je veux voir gagner la bataille, elle à qui je veux écrire des problèmes pour qu’elle ait toute la gloire de les régler, elle à travers qui je me pose des questions […], c’est elle, quoi qu’on fasse, qui aura le dernier mot, dans ma vie. »

Voilà toute la volonté, tout l’amour, toute la tendresse, toute la liberté et toute l’extravagance qui émergent de Mommy. Le cinéaste capte un trio improbable, des accidentés fragilisés en lutte perpétuelle qui, par le miracle de la rencontre, vont retrouver leur place en se créant un cocon fait de violence et de douceur.

L’intelligence de la mise en scène, soignée et lumineuse, l’intensité de chaque plan, la mobilité soudaine du cadre (filmé majoritairement en focale réduite), la direction des acteurs, qui livrent une prestation tenue et délicate… Dolan confirme être un merveilleux cinéaste de l’émotion, de l’esthétique et de l’image, se renouvelant sans cesse, réinventant les codes et repoussant les limites de la créativité.

Mommy est un arc-en-ciel d’émotions dont on ressort le coeur à l’envers, la tristesse rieuse et avec une furieuse envie de crier « Mommy, I love You » !

Sortie le 8 octobre 2014.

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Mommy – Jeu concours

afficheQuelques larmes, des sourires, des rires aussi, et des belles émotions à la pelle. Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, Mommy, de Xavier Dolan (jeune cinéaste de génie qui n’a de cesse de nous enthousiasmer), était notre favori.

A quelques jours de sa sortie en salles (prévue le 8 octobre prochain), Des Films et des Mots en partenariat avec le site SortiesCinema met en jeu 5 x 2 places de cinéma pour découvrir ce joli coup de coeur.

L’histoire est celle de Die, une veuve mono-parentale qui hérite de la garde de son fils, un adolescent impulsif et violent qui souffre de trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité (TDAH). Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de Kyla, l’énigmatique voisine d’en face. Tous les trois retrouvent peu à peu une forme d’équilibre et un certain espoir…

Pour tenter votre chance, il vous suffit de répondre au formulaire en ligne ici avant le 8 octobre minuit. Les gagnants seront alors contactés par mail et recevront leurs places de cinéma de la part de Sorties Cinéma.

Bonne chance à tous!

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Jurée au Grand Prix Cinéma Elle – 2e partie

10393163_579894875461297_7321444597452632376_nSamedi matin, les festivités ont repris de plus belle avec Whiplash, premier film de Damien Chazelle qui met en scène un jeune batteur de jazz rêvant d’intégrer l’orchestre dirigé par un chef aussi talentueux qu’intraitable. Acharnement, passion, humiliation, Chazelle nous fait vivre cette quête de l’excellence avec une intensité rarement vécue au cinéma.

Vient le tour des Héritiers, de Marie-Castille Mention-Schaar, adapté du scénario du jeune Ahmed Drame inspiré de sa propre histoire lorsqu’il remporta avec sa classe du lycée de Créteil le concours national de la Résistance et de la déportation. Un thème mainte fois ressassé, mais un clin d’oeil émouvant à ce professeur qui sut faire et donner confiance à ces adolescents à l’avenir incertain.

Pour clore cette deuxième journée, le très attendu Mommy, de Xavier Dolan (Prix du jury au dernier Festival de Cannes) qui confirme être un cinéaste de l’esthétique et de l’émotion.

Dimanche, rendez-vous à 9h. Pour réveiller les yeux qui piquent, un café et surtout, les rires provoqués par Elle l’adore, premier film de Jeanne Herry avec la pétillante Sandrine Kiberlain, parfaite en groupie mythomane, qui nous fit la surprise de venir échanger à l’issue de la projection.

Une pause brunch avant la dernière ligne droite nommée Saint Laurent, présenté par Bertand Bonello lui-même. Un bel hommage au travail du grand couturier hélas entaché par une mise en scène fastidieuse, décousue et aux longueurs insupportables. Ce film a pour ma part suscité par mal de questions sur l’art en général, le cinéma en particulier. Je vous en reparlerai d’ici le 24 septembre (date de la sortie du film).

Vient le temps des derniers débats, perplexes ou exaltés, l’attribution des notes (le verdict tombera le 16 septembre prochain), et le rideau se referme sur ce week-end merveilleux, intense, surprenant, et tout bonnement magique!

Ce que j’en retiens surtout, ce sont ces rencontres inattendues avec d’autres spectatrices assidues qui ont donné lieu à des discussions palpitantes autour de la même passion pour le septième art… Des discussions qui se prolongeaient jusque dans les rames du métro et reprenaient de plus belle le lendemain, autour d’un verre, dans la file d’attente ou au sortir de la salle de cinéma.10354956_580356628748455_2318407063298484281_n

Je ne vous le cache pas, le retour à la réalité lundi matin fut rude, bien qu’adouci par l’exquis d’une madeleine sortie des fourneaux de la Pâtisserie des rêves (au plaisir cinéphile se joint souvent le plaisir des papilles). Mais l’évidence de devenir journaliste cinéma se précise de jour au jour. D’ici là, je continue à vivre mon rêve éveillé et à vous le faire partager.

Un conseil tout de même aux lectrices de ce blog : je vous encourage vivement à envoyer votre candidature pour être à votre tour jurée du Grand Prix Elle l’an prochain. Si ça ne tenait qu’à moi, j’y retournerais de suite!

Il ne me reste qu’à vous donner rendez-vous au fil des critiques, sur ce blog… ou peut-être ailleurs!

Cinéphilement vôtre,

Laëtitia

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