Grand Prix Cinéma Elle 2017

La remise du Grand Prix cinéma ELLE s’est déroulée jeudi 5 octobre dernier au cinéma du Panthéon. Ce prix organisé par le magazine ELLE, en collaboration avec la marque de cosmétique Sisley, réunit 100 lectrices dont la mission était de visionner 8 films en avant-première, pendant tout un week-end, puis de décerner le Grand Prix à l’un d’eux.

Les films sélectionnés étaient d’une grande qualité et représentatifs de la richesse du cinéma actuel :

  • « L’Atelier » de Laurent Cantet, sortie le 11 octobre 2017
  • « La Belle et la Meute » de Kaouther  Ben Hania, sortie le 18 octobre 2017
  • « Au revoir là-haut » d’Albert Dupontel, sortie le 25 octobre 2017
  • « Tout nous sépare » de Thierry Klifa, sortie le 8 novembre  2017
  • « Marvin ou la belle éducation » d’Anne Fontaine, sortie le 22 novembre 2017
  • « Plonger » de Mélanie Laurent, sortie le 29 novembre 2017
  • « Un homme intègre » de Mohammad Rasoulof, sortie le 6 décembre 2017
  • «  Les gardiennes » de Xavier Beauvois, sortie le 6 décembre 2017

Cette 7ème édition présentait aussi bien des films déjà sélectionnés en compétition (comme L’Atelier, présenté à Cannes ou Un homme intègre, qui a reçu le prix Un certain regard) que des adaptations de romans (Marvin, adaptation d’En finir avec Eddy Bellegueule d’Edouard Louis, Au revoir là-haut, adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, Plonger, transposition du livre de Christophe Ono-dit-Biot).

En résumant brièvement les thématiques abordées dans cette sélection, on retrouve l’art comme moyen d’émancipation (dans L’atelier, Marvin, Plonger et Au revoir là-haut), la période de la guerre (Au revoir là-haut, Les gardiennes), la quête et le maintien de l’honneur (Tout nous sépare, Un homme intègre et La Belle et la Meute).

Le jury des lectrices ELLE 2017 a donc remis :

  • le prix de la beauté de l’image au film de Xavier Beauvois, « Les Gardiennes »,
  • le prix coup de cœur de la rédaction féminin à Nathalie Baye pour son rôle dans « Les gardiennes »,
  • le coup de cœur masculin à Finnegan Oldfield pour son interprétation dans le film d’Anne Fontaine, « Marvin ou la belle éducation »,
  • le Grand prix des lectrices ELLE à « La Belle et la Meute » de Kaouther  Ben Hania.

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Juste la fin du monde

081608-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxAprès douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.
Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.

Adapté de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde a fait couler beaucoup d’encre depuis son Grand Prix au dernier Festival de Cannes. D’un côté, les inconditionnels de la première heure, considérant Xavier Dolan comme une sorte d’enfant prodige du cinéma. De l’autre, les sceptiques, revenus d’un cinéma répétitif qui finit par s’essouffler.

Soit, le cinéaste réunit un casting prestigieux : Gaspard Ulliel y campe le fils adulé,  Nathalie Baye la mère complètement hystérique, Vincent Cassel est l’aîné, une brute épaisse tordue (figure récurrente chez Dolan) mariée à une Marion Cotillard craintive et effacée, et Léa Seydoux prête ses traits à la cadette paumée en rébellion. Néanmoins, aussi réputés que soient ces acteurs, le manque de direction de jeu est évident, chacun surjouant des personnages caricaturaux à la limite du grotesques.

La caméra de Dolan – que l’on a connu bien plus inspirée – filme donc à nouveau la famille dysfonctionnelle aux caractères outranciers, enfermée (une fois encore) dans un huis-clos foutraque aux plans resserrés jusqu’à nous estourbir.

Quant à la mise en scène habituellement recherchée, elle souffre ici d’un classicisme inintéressant, et se complaît dans un conformisme paresseux. Il ne reste de cette Fin du monde qu’un psychodrame grossier, tapageur, bruyant et éreintant.

Sortie le 21 septembre 2016.

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La Volante

185656.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAlors qu’il emmène sa femme à la maternité pour accoucher, Thomas percute et tue un jeune homme sur la route. Marie-France, la mère de ce dernier, ne parvient pas à se remettre du drame. Neuf ans plus tard, Marie-France devient la secrétaire de Thomas sans qu’il sache qui elle est. Peu à peu, elle s’immisce dangereusement dans sa vie et sa famille jusqu’à lui devenir indispensable.

Pour leur troisième réalisation commune (après Le Rat et Camping sauvage), Christophe Ali et Nicolas Bonilauri s’intéressent au film noir tissé autour d’une histoire de vengeance : celle de Marie-France, une mère meurtrie bien décidée à ce que justice soit faite.

Glaciale, sournoise et inquiétante, Nathalie Baye campe avec brio cette femme vengeresse ayant perdu le sens de la réalité, qui menace insidieusement sa proie (le trop rare Malik Zidi), réduit à l’état d’un vulgaire pion, jusqu’à le mettre échec et mat.

Entre secrets, manipulation et perfidie, La Volante est un thriller bien ficelé, malgré quelques facilités scénaristiques et des scènes farfelues hors propos, où le suspense va crescendo, où l’étau se resserre petit à petit sans échappatoire et où l’atmosphère hitchcockienne est de bon aloi.

Sortie le 2 septembre 2015.

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