Wonder

August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité ou à son étroitesse d’esprit…

Comment raconter une histoire sur la tolérance, la différence et le difficile regard des autres sans tomber immanquablement dans la sensiblerie inopportune ? Il faut tout le tact, la bienveillance et la sincérité d’un cinéaste aussi inspiré que Stephen Chbosky (qui nous avait émerveillé avec Le Monde de Charlie), qui adapte au cinéma le roman de R.J Palacio avec une bien belle délicatesse.

Fable sur l’enfance, Wonder est filmé à la manière d’un récit initiatique où le héros apprend progressivement à dépasser ses peurs, à faire fi des préjugés et à s’ouvrir au monde qui l’entoure.

Porté par un merveilleux casting (dont le jeune Jacob Tremblay, remarqué dans Room, et Julia Roberts, que l’on aime tant retrouver sur grand écran), ce film tout en douceur trouve un juste équilibre dans les différentes émotions provoquées grâce à une écriture ingénieuse qui donne la parole à chaque protagoniste qui entoure le héros. Les points de vue se multiplient, les histoires s’entrecroisent et le récit devient choral, insufflant à l’intrigue humour et tendresse, fantaisie et subtilité

Voici un film lumineux sur les blessures d’enfance, qui résonne en chacun de nous.

Sortie le 20 décembre 2017.

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Les Stagiaires +

21009987_20130607161738976_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxBilly et Nick, deux quadras dont les carrières ont été pulvérisées par Internet, repartent à zéro en obtenant un stage chez Google, qui peut-être, débouchera sur un job. En compétition avec des petits génies de l’informatique tout droit sortis de l’école, ils vont devoir prouver qu’ils ne sont pas des dinosaures…

Owen Wilson et Vince Vaughn au pays des « nerds »… Sous la caméra avisée de Shawn Levy (La Nuit au Musée, Crazy Night), le duo délirant de Serial Noceurs se reforme avec une joie communicative dans une comédie sympathique d’un tout autre genre, où il est question du choc des générations sur fond d’ôde « googlelienne ».

Réflexion sur le savoir et l’expérience, Les Stagiaires fait se confronter des novices en nouvelles technologies et des novices en relations humaines. Un décalage qui donne lieu à des scènes irrésistibles (parmi lesquelles le recrutement par webcam, la partie de Quidditch ou encore la virée dans un night club) et à quelques savoureuses répliques (« On pourrait créer une application qui permettrait de prendre des photos et de les mettre directement sur la ligne »).

Autour de nos trublions gravite une galerie de personnages caricaturaux (l’opportuniste immoral, l’aguicheuse en mal d’attention, le petit génie tyrannisé par sa mère, l’éternel insatisfait taciturne, la jolie cadre carriériste, le jeune chef d’équipe qui manque de confiance en lui…) qui évoluent au fil de l’histoire : les personnalités se révèlent, des amitiés se nouent et les petits blancs becs arrogants se font fermer le clapet.

On déplore toutefois un traitement de l’histoire consensuel que l’on aurait aimé plus mordant, ainsi que certaines facilités dans le scénario (des personnages stéréotypés, une fin sans grande surprise, un optimisme qui frôle l’ingénuité…).

Les Stagiaires est une comédie agréable, quelque peu paresseuse, mais qui procure un réel plaisir, ne serait-ce que de voir le duo Vaughn/Wilson se donner à nouveau la réplique dans ce feel good movie 2.0.

Sortie le 26 juin 2013.

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