The lost city of Z

L’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire…

Habitué aux films intimes et sobres, James Gray (La Nuit nous appartient, Two Lovers) étonne en portant sur grand écran une épopée fascinante aux allures de grandes sagas d’aventure. Adapté du roman de David Grann, The Lost City of Z est une fresque épique et envoûtante qui saisit d’emblée par sa mise en scène maîtrisée, son classicisme teinté d’onirisme, son esthétique sublime, son charme captivant.

Portée par un casting impeccable (Charlie Hunnam, Robert Pattinson, Sienna Miller), cette fable poétique sur l’humanisme, le sacrifice et le courage, se révèle aussi puissante que délicate.

Un film magistral.

Sortie le 15 mars 2017.

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Star Treck Sans limites

462362.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxUne aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l’espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.

Chers lecteurs, je préfère vous avertir que cette critique a été rédigée par une novice de la saga créée par Gene Roddenberry. Et malgré le peu d’éléments de comparaison avec la série culte du petit écran dont les aventures ont déjà fait l’objet de deux chapitres au cinéma, je reconnais bien volontiers que ma première expérience à bord de l’Enterprise a été édifiante.

Il fallait bien un troisième opus pour célébrer le demi-siècle de la franchise Star Treck. Et ce nouveau volet ne déroge pas à la règle qui a fait son succès : de l’action à foison – des images à couper le souffle, des courses poursuite à vous tenir en haleine un asthmatique, de la castagne en veux-tu en voilà -, une intrigue assez simple -pour quiconque fait fi du langage nébuleux propre à la science fiction -, les légendaires bisbilles de Spock et du Capitaine Kirk, des dialogues pince-sans-rire, des extra-terrestres rock’n roll…

Plaisant et efficace, Star Trek sans limites nous embarque dès les premières minutes dans cet univers futuriste à l’imagination débordante… Et le générique de fin passé, on se surprend à en redemander!

Sortie le 17 août 2016.

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Men, women & children

359221.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMen, Women & Children brosse le portrait de lycéens leurs rapports, leurs modes de communication, l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et leur vie amoureuse. Le film aborde ainsi plusieurs enjeux sociétaux, comme la culture des jeux vidéo, l’anorexie, l’infidélité, la course à la célébrité et la prolifération de contenus illicites sur Internet. Tandis que les personnages s’engagent dans des trajectoires, dont l’issue est parfois heureuse et parfois tragique, il est désormais évident que personne ne peut rester insensible à ce bouleversement culturel qui déferle sur nos téléphones, nos tablettes et nos ordinateurs.

Après s’être intéressé à la grossesse non-désirée d’une jeune fille de 16 ans cynique et pleine d’esprit (Juno), Jason Reitman (Last days in Summer, In the Air) aborde à nouveau la question de l’adolescence à travers l’omniprésence des nouvelles technologies et des dérives qu’elles engendrent.

Adapté du roman de Chad Kultgen, Men, Women & Children traite à la fois de sujets intimes et universels et multiplie les points de vue en esquissant une galerie de personnages hétéroclites.

De la mère ultra-protectrice au père dépassé par l’isolement soudain de son fils, de la mère complice qui franchit les limites de l’acceptable pour assouvir son désir de notoriété aux parents démissionnaires qui ont remplacé l’amour par la cohabitation, ce film choral se focalise sur le choc des générations avec un humour acerbe mêlant ironie et incompréhension.

« Le film s’attache à un groupe de parents et d’adolescents évoluant dans ce monde nouveau dans lequel on essaie tous de se repérer, où les médias sociaux donnent un accès instantané aux réflexions de chacun ainsi qu’à ce que l’on fait et voit. Tout est question de connexion. […] Mais qu’en est-il de l’intimité? » s’interroge Reitman.

Malgré un casting soigné et le caractère dramatique de cette « comédie sociétale » crue, qui se veut réaliste, Men, Women & Children livre un portrait glacial et désolant dont on ressort avec un certain malaise et un « à quoi bon » déroutant.

Sortie le 10 décembre 2014.

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