Jeu concours – Retour à Montauk

Un nouveau jeu concours sur Des films et des Mots ! Des places sont à gagner pour Retour à Montauk, le nouveau film de Volker Schlöndorff, avec Stellan Skarsgård et Nina Hoss, en salles le 14 juin prochain.

Il y a un amour dans la vie, que tu n’oublies jamais, peu importe à quel point tu essaies. L’écrivain Max Zorn arrive à New York pour promouvoir son dernier roman. Sa jeune femme Clara l’a précédé de quelques mois pour contribuer à la parution du livre aux Etats-Unis. Dans son roman, Max raconte l’échec d’une passion dans cette ville, il y a 17 ans. Presque par hasard, il revoit Rebecca, la femme en question. Originaire d’Allemagne de l’Est, elle est devenue entre temps une brillante avocate et vit depuis 20 ans à New York. Ils décident de passer encore une fois un weekend ensemble. C’est l’hiver à Montauk, le petit village de pêcheurs au bout de Long Island. Deux transats vides, face à l’océan. Ils attendent deux personnes qui s’étaient perdues pendant très longtemps. Maintenant ils reviennent à Montauk, plein d’espoir et de regrets sur une vie commune manquée.

Pour tenter de remporter 2 places de cinéma* pour cette histoire d’un amour manqué, adapté du roman de Max Frisch, il vous suffit de répondre au questionnaire en ligne ici avant le 14 juin 2017 (23h59). Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous!

 *Valables en France métropolitaine

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Paula

440934.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx1900, Nord de l’Allemagne. Paula Becker a 24 ans et veut la liberté, la gloire, le droit de jouir de son corps, et peindre avant tout. Malgré l’amour et l’admiration de son mari, le peintre Otto Modersohn, le manque de reconnaissance la pousse à tout quitter pour Paris, la ville des artistes. Elle entreprend dès lors une aventure qui va bouleverser son destin. Paula Modersohn-Becker devient la première femme peintre à imposer son propre langage pictural.

Christian Schwochow (De l’autre côté du mur, La Fille invisible) aime filmer le destin de femmes libres, spontanées, opiniâtres. A travers Paula, le cinéaste met en lumière une artiste trop méconnue, esquissant un portrait haut en couleurs d’une visionnaire précurseur de l’art moderne.

Motivée par son désir absolu d’émancipation autant que par sa passion pour la peinture – dont elle a fait son mode de vie -, Paula Modersohn-Becker exerce sa patte sans relâche, travaille la lumière de façon non-conventionnelle, s’approprie formes et matières, observe le monde qui l’entoure et se libère du naturalisme ambiant.

La caméra se fait tantôt discrète tantôt virevoltante, capte les regards, précis et absorbés, zoome sur les mains agiles, les coups de pinceaux âpres, les traits heurtés des tableaux, l’épaisseur de la matière, la palette terreuse.

Mais au-delà de l’aspect créatif, le film s’intéresse essentiellement à la personnalité singulière de Paula : son urgence de vie, son insatiable « faim d’art », son  désir de fuir les conventions, -jusque dans son mariage atypique avec Modersohn -, sa curiosité que seules ses envolées parisiennes semblent assouvir, son amitié fidèle au poète Rilke, ses aventures amoureuses, sa poigne, son intelligence, son égoïsme aussi.

« Paula, c’est à la fois la lumière et les ténèbres. Elle nourrissait le désir d’une vie brève, heureuse et intense : elle répétait que la vie devait être une célébration. » explique le réalisateur.

Bien que classique sur le fond, voici un biopic d’une belle sensibilité artistique, de la photographie sublime au cadre tenu, qui doit beaucoup à la prestation fascinante de la merveilleuse Carla Juri.

Sortie le 1er mars 2017.

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Dans la forêt

017677.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxTom et son grand frère Benjamin partent en Suède retrouver leur père pour les vacances d’été. Tom appréhende les retrouvailles avec cet homme étrange et solitaire. Le père, lui, semble convaincu que Tom a le don de voir des choses que les autres ne voient pas.
Quand il leur propose d’aller vers le Nord pour passer quelques jours dans une cabane au bord d’un lac, les enfants sont ravis. Mais l’endroit est très isolé, au milieu d’une immense forêt qui exacerbe les peurs de Tom. Et plus les jours passent, moins le père semble envisager leur retour…

Après Qui a tué Bambi ? et L’Autre monde, le cinéaste Gilles Marchand continue à brouiller les pistes et nous entraîne dans les méandres d’un récit délicieusement angoissant où la frontière entre cauchemar et réalité semble avoir disparu.

A mi-chemin entre le thriller et le conte fantastique, Dans la forêt plonge le spectateur dans une atmosphère onirique au cœur d’une forêt majestueuse qui se révèle vite oppressante. C’est alors que le film se fait envoûtant et nous happe, portés par le regard de Tom, petit garçon quasi-mutique, sensible et intuitif. Fasciné par ce père mystérieux qu’il craint et qui l’intrigue, Tom voit ses peurs d’enfant se matérialiser et n’a pas d’autre choix que de les affronter.

« Je voulais faire ressentir des choses à travers des yeux d’enfant. Le regard qu’on porte sur [notre entourage] quand on est petit est tellement puissant. On ressent le réel comme une aventure. Avec Dans la forêt, j’avais envie de rouvrir des portes que chacun de nous apprend à fermer en devenant adulte » explique Gilles Marchand.

Si l’histoire met un temps à se mettre en place – le récit devient intéressant dès l’instant où apparaît le père, fragile et inquiétant -, on glisse aisément vers cet univers peu commun, où le « monstre » peut se cacher n’importe où, où la figure paternelle déconcerte autant qu’elle émeut, et où nos peurs enfantines refont surface de façon inopinée, tel un diable en boîte.
Une économie de langage, la puissance de la mise en scène, évanescente et magnétique, sublimée par la photographie de Jeanne Lapoirie, l’écriture finement ciselée du scénario, le suspense continu, la prestation sur le fil de Jérémie Elkaïm, dont le personnage flirte dangereusement avec une forme de folie, la maîtrise de jeu du jeune Timothé Vom Dorp, les différentes grilles de lecture – sur la paternité, la transmission, l’apprentissage par la peur -, libres d’interprétation… Autant d’éléments qui font de ce film singulier une expérience cinématographique à part entière.

Avertissement : interdit aux moins de 12 ans

Sortie le 15 février 2017.

 

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