La Belle Saison

464808.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d’amour fait basculer leurs vies.

Film politique, romance exaltée, comédie dramatique… voici une Belle Saison bien atypique, qui mixe les genres, échappe à toute définition figée et souffle un vent de liberté sur nos écrans.

Construit autour de la lutte pour les droits des femmes, La Belle Saison met en scène l’histoire d’amour de Delphine et Carole, avec pour toile de fond la libération sexuelle… à moins que ce ne soit l’inverse.

« Lier l’intime et l’histoire »… tel est le parti pris de la réalisatrice Catherine Corsini (La Nouvelle Eve) qui livre un film particulièrement documenté, librement inspiré de faits réels (telle la scène poignante de L’hymne des femmes célébré à l’unisson par les militantes dans l’amphithéâtre de La Sorbonne), en évitant l’écueil du documentaire historique.

A travers le portrait croisé de Delphine, la paysanne réfléchie et courageuse, et de Carole, la citadine fougueuse et engagée, Corsini évoque des sujets passionnants, du droit à l’avortement à l’homosexualité taboue, du fait d’assumer ses choix à la peur du jugement des autres, de l’héritage familial parfois pesant au désir contrarié d’indépendance, « d’être courageux pour les autres et en revanche avoir du mal à défendre « sa cause » dans la vie privée ».

Si l’on regrette que le film, découpé en deux chapitres (l’émancipation parisienne et le retour à la campagne), s’essouffle en seconde partie, focalisée sur le quotidien de Delphine et son histoire d’amour avec Carole, on se réjouit de la finesse du scénario, de la photographie soignée et de l’ambiance oscillant entre lumière et obscurité.

Servi par des actrices solaires (le duo Cécile de France et Izïa Higelin fonctionne à merveille) et des seconds rôles convaincants (Noémie Lvosvsky est saisissante dans un rôle à contre-emploi, Kevin Azaïs surprend à nouveau par son jeu délicat et retenu), La Belle Saison est à l’image de ses héroïnes : solaire, insaisissable, militant.

Sotie le 19 août 2015.

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Le Dernier coup de marteau

050571.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxQuand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions… Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père.

Une histoire de rencontres, loin de l’évidence attendue, un enfant que la vie a fait grandir trop vite, une mère qui s’efface peu à peu, et comme fil conducteur, La 6e Symphonie de Gustav Mahler. Intime et délicat, Le Dernier coup de marteau est un film où les sentiments se dévoilent avec retenue, où les gestes valent bien des mots, et où les contradictions déstabilisent les personnages autant qu’elles les nourrissent.

A l’origine du film, Mahler et sa 6e Symphonie : « J’ai découvert l’histoire de cette symphonie avant même de l’écouter », raconte Alix Delaporte, la réalisatrice. « J’étais intriguée par l’aspect fictionnel de ces trois coups de marteau à la fin de la symphonie. Après la mort de sa fille, son éviction de l’opéra de Vienne et le diagnostic d’une maladie au coeur, Mahler aurait relié ces trois coups du destin aux coups de marteau de sa symphonie. Et aurait enlevé le dernier, par superstition ».

Le scénario s’est ainsi brodé au gré des notes, révélant une atmosphère lumineuse qui contraste avec le quotidien du jeune Victor, une rencontre pudique et peu commune entre un père et son fils, une relation inversée entre ce garçon protecteur et sa mère gravement malade.

Et pour incarner ces personnages semblables à des funambules qui évoluent au bord du fil, il fallait bien la grâce d’une Clotilde Hesme, la tendresse rude d’un Grégory Gadebois, ou l’étonnante maturité d’un Romain Paul – jeune talent en pleine éclosion.

Voilà pourquoi l’on ressort du Dernier coup de marteau avec l’envie subite de se passer en boucle la 6e Symphonie de Mahler, histoire de prolonger ces belles émotions ressenties tout au long du film le plus longtemps possible.

Sortie le 11 mars 2015.

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Jeu concours Le Dernier coup de marteau

050571.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxQuand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père, venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions…

Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père…

Alix Delaporte signe avec Le Dernier coup de marteau* un bien joli film, que nous vous proposons de découvrir en remportant 2 places de cinéma, valables partout en France.

Pour cela, il suffit de répondre avant le 8 mars 2015 minuit au formulaire en ligne ici ! Les gagnants seront contactés par mail et recevront leurs places de cinéma par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous!

* En salles le 11 mars 2015.

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