And the winners are…

Oscars-2013-en-direct-Shirley-Bassey-rend-hommage-a-James-Bond_yahooExportPaysageCe week-end, le cinéma était à l’honneur puisque l’Hexagone décernait ses 38e Césars tandis que deux jours plus tard, le pays de l’oncle Sam remettait ses 85e Oscars.

Passons sur la qualité soporifique de la cérémonie des Césars, qui peine à se renouveler et à sortir d’un conformisme apathique voire affligeant pour nous concentrer sur le palmarès, hélas sans grande surprise (Noémie Lvovsky a d’ailleurs vu ses craintes se confirmer en repartant bredouille malgré les 13 nominations de Camille redouble, comédie fort sympathique mais de bien peu de poids face à l’Amour d’Haneke) :

Meilleur film : Amour de Michael Haneke

Meilleur réalisateur : Michael Haneke pour Amour

Meilleur acteur : Jean-Louis Trintignant pour Amour

Meilleure actrice : Emmanuelle Riva pour Amour

Meilleur court-métrage : Le Cri du homard de Nicolas Guiot

Meilleurs costumes : Christian Gasc pour Les Adieux à la reine

Meilleur montage : Juliette Welfling pour De Rouille et d’os

Meilleur décor : Katia Wyszkop pour Les Adieux à la reine 

Meilleur documentaire : Les Invisibles de Sébastien Lifshitz

Meilleure second rôle féminin : Valerie Benguigui dans Le Prenom

Meilleur scénario original : Amour de Michael Haneke

Meilleure musique originale : Alexandre Desplat pour De Rouille et d’os

Meilleur film étranger : Argo de Ben Affleck

Meilleur son : A. Deflandre, E. Tisserand, G. Boulay pour Cloclo

Meilleure photo : Romain Winding pour Les Adieux à la reine

Meilleur espoir masculin : Matthias Schoenaerts pour De Rouille et d’os

Meilleure espoir féminin : Izia Higelin dans Mauvaise fille

Meilleure adaptation : Thomas Bidegain et Jacques Audiard pour De Rouille et d’os

Meilleur film d’animation : Ernest et Célestine

Meilleur second rôle masculin : Guillaume de Tonquedec pour Le Prénom

Meilleur second rôle féminin : Valérie Benguigui pour Le Prénom

Meilleur premier film : Louise Wimmer de Cyril Mennegun

Une compilation des « meilleurs moments » de la cérémonie est à découvrir ici :

 

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Quant aux Oscars, point de surprise non plus en confirmant les vainqueurs des Golden Globes :

Meilleur film : Argo de Ben Affleck

Meilleur acteur : Daniel Day Lewis pour Lincoln

Meilleure actrice : Jennifer Lawrence dans Happiness Therapy

Meilleur réalisateur : Ang Lee pour L’Odyssée de Pi

Meilleur scénario original : Quentin Tarantino pour Django Unchained

Meilleure adaptation : Chris Terrio pour Argo

Meilleure chanson : Skyfall par Adèle

Meilleure musique : Mychael Danna pour L’Odyssée de Pi

Meilleur décor : Lincoln

Meilleur montage : Argo

Meilleure actrice dans un second rôle : Anne Hataway pour Les Misérables

Meilleur acteur dans un second rôle : Christoph Waltz dans Django Unchained

Meilleur montage son : Zero Dark Thirty et Skyfall

Meilleur mixage son : Les Misérables

Meilleur film étranger : Amour de Michael Haneke

Meilleur documentaire : Sugar Man

Meilleur court-métrage documentaire : Inocente

Meilleur court-métrage de fiction : Curfew

Meilleur maquillage et coiffure : Les Misérables

Meilleurs costumes : Anna Karenine

Meilleurs effets spéciaux : L’Odyssée de Pi

Meilleure photographie : Claudio Miranda pour L’Odyssée de Pi

Meilleur long-métrage d’animation : Rebelle

Meilleur court-métrage d’animation : Paperman

Un joli court-métrage  que nous vous proposons de découvrir ici :


Paperman by Spi0n

Des cérémonies en demi-teinte qui font espérer une prochaine cuvée bien plus diverse et enthousiasmante.

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Cannes 2012 – A l’intérieur du Festival de Cannes… (4e partie)

Règle n°3 : Le sens de l’observation tu développeras

Quand on a 3 heures à tuer en attendant que vienne le moment miraculeux d’apercevoir – ou même, d’entrapercevoir – les stars du septième art (oui, je suis parfaitement consciente du ridicule de mes propos), on développe un sens accru de l’observation… (En même temps, on n’a un peu que ça à faire).

Autour de moi, une quinqua et ses deux grandes filles tout excitées à l’idée de « voir » Zac Efron, le minet vedette d’une série Disney attendu sur la Croisette pour Paperboy, de Lee Daniels, aux côtés de Nicole Kidman (un film qui semble avoir provoqué les huées du public lors de sa projection le 25 mai), des retraités ravis de prendre un bain de foule bien qu’ils ne connaissent pas le quart des personnalités attendues sur le tapis rouge, une futur maman et ses copines bien décidées à se faufiler pour être aux premières loges, des parents très versés « people » accompagnés de leur pauvre gamin de 7ans, très vite excédé par tant d’attente, des jeunes filles aux atouts indéniables qui font du gringue au vigile en mode Man in Black afin de grappiller quelques places, des photographes professionnels à l’humour ravageur venus « shooter » sous un autre angle et qui connaissent le Festival comme leur poche. L’ambiance est conviviale, les discussions se font et le temps passe assez vite.

Les barrières s’ouvrent enfin : après s’être soumis au traditionnel fouillage de sacs et avoir jeté son bouchon de bouteille d’eau (des fois que certains illuminés à l »humour fort discutable aient en fait patienter tout ce temps dans le simple but d’asperger les vedettes tant attendues), c’est la course jusqu’aux 2e barrières, à quelques mètres du tapis rouge.

Placée à droite, je me rends compte petit à petit qu’on ne va finalement pas voir grand chose du spectacle : les photographes et vidéastes seplacent avec nonchalance en smoking et robe de soirée – le contraste entre les blasés et les euphoriques, qui s’adonnent à l’autoportrait, est amusant -, et au final ça fait pas mal de monde !

La musique retentit alors : les invités arrivent et le show commence enfin.

Le commentateur est là pour nous aider à reconnaître Mélita Toscan Duplantier, sublime dans une robe verte soyeuse, que l’on aperçoit dans un angle mort. Elle est suivie par Inès de la Fressange, tout en élégance dans une tenue qui lui donne des allures de déesse grecque. Coutumière de l’exercice cannois, l’ancienne égérie Chanel brave la horde de policiers pour venir nous saluer. Classe !

On aperçoit par la suite un bout de la robe blanche d’Eva Longoria, la main de Virginie Ledoyen, le chignon de Marie Gillain et Beth Ditto et sa robe Gauthier, en haut des marches.

Et ça défile encore et encore sur le tapis rouge. Des invités, anonymes ou faisant partie du « gratin », chics, extravagants voire carrément à côté de la plaque. Du léopard, des robes froufroutantes, des bustiers « débordants », des talons aiguilles qui effraieraient un funambule, des sabots façon Heidi, des paillettes à outrance qui aveugleraient un myope, des coiffures montées sur échafaudage, du maquillage inspiré du cirque Zavatta… Autant de mauvais goût rendu supportable par quelques touches de raffinement et de glamour plus que bienvenus.

Un hommage à Donna Summer est alors rendu tandis que Laurent Weil multiplie les interviews spontanées aux pieds des marches. La gamine fan absolue de Monsieur CinéLive se réveille alors mais se retient tout de fois de lui sauter au cou : quoique le mauvais genre soit assez commun ici, il me reste tout de même un fond de dignité !

Et voici l’équipe de De Rouille et d’os. Marion Cotillard est divine et particulièrement bien entourée. Jacques Audiard et Matthias Schoenaerts ont fière allure et rivalisent de sobriété. Quelques mots à Lolo Weil, des sourires et des saluts, une montée des marches, une nouvelle pause, une accolade à Gilles Jacob etles voilà entrés en salle. Clap de fin. 3h d’attente, ½ de parade, merci et bonne soirée.

Rien de très excitant au final, mais à vivre au moins une fois, pour « le fun » et pour le plaisir des belles rencontres. Après tout, ce qui prime, c’est de partager une passion commune, qu’importe le côté de la barrière. Et pour reprendre les célèbres mots d’un autre passionné fou furieux. : « Et vive le cinéma » !

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