Joy

354746.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxInspiré d’une histoire vraie, Joy décrit le fascinant et émouvant parcours d’une femme farouchement déterminée à réussir, en dépit de sa famille aussi excentrique que dysfonctionnelle, et à fonder un empire d’un milliard de dollars. Au-delà de la femme d’exception, Joy incarne le rêve américain dans cette comédie dramatique, mêlant portrait de famille, trahisons, déraison et sentiments.

Le trio Lawrence/DeNiro/Cooper à nouveau réuni par David O.Russell – qui a signé Happiness Therapy, jolie surprise moult fois récompensée – autour d’une « success story » dont les américains ont le secret… Autant d’éléments de bon augure pour le spectateur!

Un casting impeccable, une mise en scène comme toujours soignée, sublimée par une bande son orchestrée avec élégance, décors et costumes pensés avec minutie, scénario pointu, mêlant flash backs et ellipses… Sur le papier, tout semble parfait. Peut-être un peu trop ?

Il semble que le cinéaste ait appliqué la même recette que dans ses précédents films, en perdant toutefois sa part d’originalité et en oubliant l’importance de se renouveler. La partition est impeccable  techniquement parlant mais manque de saveur, la mélodie ronronne mais finit par nous endormir, bref le résultat est bien trop lisse pour nous convaincre vraiment.

Sortie le 30 décembre 2015.

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American Bluff +

199998.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxUn escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…

Inspiré de la célèbre affaire « Abscam » – une opération qui a vu le jour à la fin des années 1970 dans laquelle des escrocs se sont alliés au FBI pour déterminer l’identité d’hommes politiques aux agissements douteux et les faire tomber – American Bluff séduit par son caractère « kitsch » à souhait, entre personnages stéréotypés, auto-dérision, magouilles en tout genre, délire capillaire et décolletés outranciers.

Hélas, malgré un casting formidable (de Christian Bale, méconnaissable en magouilleur ringard, à Amy Adams, l’amoureuse particulièrement rusée, en passant par Bradley Cooper, looser pathétique et capricieux, et Jennifer Lawrence, épatante manipulatrice aux accents hystériques), David O. Russell (Hapiness Therapy) semble avoir oublier un élément essentiel : la trame scénaristique.

Une intrigue tarabiscotée, une mise en scène parfois confuse, des personnages secondaires à foison que l’on peine à identifier… autant d’éléments qui laissent une désagréable impression d’être passé à côté du film.

Dommage…

Sortie le 5 février 2014.

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Happiness Therapy ++

20302958.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxIl y a des films que l’on va voir à reculons. Parce que l’on s’attend à du déjà vu sans la moindre originalité ; à une comédie romantique mièvre et insignifiante comme il en existe tant ; à du sentimentalisme facile qui risque de venir dangereusement chatouiller nos nerfs… Bref, il y a des films que l’on va voir à reculons. Quand bien même Bradley Cooper soit en tête d’affiche, que Bob de Niro fasse partie du casting et que ledit film ait récolté moult nominations aux Golden Globes, aux Bafta et aux Oscars.

Et voilà que l’air de rien, en diffusant de-ci de-là un parfum de fraîcheur, un soupçon de gravité, quelques ondes de folie et une bonne dose d’humour, Happiness Therapy a terrassé ma mauvaise humeur originelle et m’a fait ressortir de la salle de projection un sourire béat aux lèvres en me disant que tout de même « ils sont forts ces ricains ».

L’histoire est celle de Pat Solatano (surprenant Bradley Cooper, en mode Vol au-dessus d’un nid de coucou) qui, après avoir perdu sa maison, son travail et sa femme et passé huit mois dans un institut psychiatrique, se retrouve dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve, bien déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme malgré une séparation difficile.
Il rencontre alors Tiffany (Jennifer Lawrence, un talent plein de promesse) au parcours tout aussi mouvementé. La jolie jeune femme se propose d’aider Pat à reconquérir son épouse, à condition qu’il lui rende un service en retour. Alors qu’un lien inattendu se tisse peu à peu entre ces deux êtres malmenés, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies jusqu’alors chaotiques.

Un scénario sympathique mêlant folie, humour, réflexion, tendresse et émotion, un casting parfait (De Niro parvient encore à surprendre en patriarche superstitieux bourré de TOC*, Chris Tucker fait un retour plus qu’apprécié et John Ortiz est irrésistible en mari échoué), une mise en scène entre lumière et sobriété et un irrésistible clin d’oeil à Dirty Dancing… Soit, de là à parler de chef-d’oeuvre, il y a encore du chemin. Mais Happiness Therapy s’inscrit bel et bien dans la tradition des comédies romantiques qui font un bien fou. A prescrire de toute urgence!

*TOC : trouble obsessionnel compulsif

Sortie le 30 janvier 2013.

Bande annonce

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