Turbo

21024051_20130802102929359.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTurbo est un escargot qui n’a qu’un seul rêve en tête : être incroyablement rapide ! Son obsession pour la vitesse l’a rendu quelque peu impopulaire chez les siens, où lenteur et prudence sont de rigueur. Mais il est hors de question pour lui de se conformer. C’est alors que se produit un étrange accident qui lui donne soudainement le pouvoir de foncer à toute vitesse. Il s’embarque alors dans une aventure extraordinaire pour accomplir son invraisemblable destinée : courir contre le plus grand champion de course automobile, Guy La Gagne. Avec l’aide d’une équipe d’escargots aussi rusés que stylés, l’ultime outsider Turbo mettra tout son cœur et toute son énergie à prouver « qu’aucun rêve n’est trop grand, aucun rêveur n’est trop petit ».

Premier long métrage de David Soren, à qui l’on doit le moyen métrage Joyeux Noël Madagascar, Turbo est une gentille comédie pour enfants qui multiplie les bonnes intentions et fourmille d’inventivité visuelle.

Malheureusement, les failles sont légion, entre un scénario sans originalité (comme si Cars avait été revisité à la sauce escargot), une histoire prévisible du début à la fin, un ton des plus convenus, des dialogues faibles et une mise en scène un tantinet paresseuse qui manque cruellement de relief (un comble pour un film d’animation en 3D!).

Dommage,  les équipes de Dreamworks nous avaient habitués à davantage de fantaisie et à bien plus d’inspiration…

Sortie le 16 octobre 2013.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Les Croods ++

20502151.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé.
Les Croods prennent rapidement conscience que s’ils n’évoluent pas, ils appartiendront à l’Histoire.

Avouons-le, la nouvelle production des studios Dreamworks (Shrek, Madagascar) a fait craindre une sorte de remake de la famille Pierrafeu sans plus d’originalité. « On ne juge pas un livre à sa couverture » dit pourtant le proverbe. Une maxime que je tâcherai désormais de garder en mémoire !

Car c’est une jolie surprise débordante de folie, de drôlerie et d’émotions que nous livrent Chris Sanders (Lilo et Stitch) et Kirk DeMicco.

L’histoire des Croods nous est contée par Eep (Emma Stone en VO, Bérengère Krief en VF), une ado tête brûlée bien décidée à braver les nombreux interdits imposés par Grug, un papa poule format XXL garant de la survie des siens qui a pour leitmotiv « Ne jamais ne pas avoir peur » (les amis de la litote apprécieront). Ugga, la mère compréhensive à qui il vaut mieux ne pas trop chercher des poux dans la tête, Gran, l’irréductible mamie, Thunk, le fils obéissant mais pas très futé et Sandy, le bébé teigneux aux dents ultra-acérés viennent compléter ce tableau de la famille des temps préhistoriques .

Chasse, courses poursuites et contes terrifiants au coin de la grotte rythment le quotidien du dernier clan de l’ère « croodéolithique » (lorsque Mère Nature en était aux premières étapes de ses expériences nous explique-t-on). Mais après un terrible tremblement de terre, la tribu est contrainte à partir à la recherche d’une nouvelle caverne. C’est alors qu’intervient Guy (Ryan Reynolds en VO, Kev Adams en VF), un jeune nomade curieux et astucieux – le bougre préfère se servir de sa tête que de ses muscles – accompagné de Brassé, un adorable paresseux multifonction (et future coqueluche des cours de récré). Un passionnant périple rocambolesque commence alors, au milieu d’une faune et d’une flore aussi belles que dangereuses.

Des personnages loufoques et attachants, des animaux plus délirants les uns que les autres (de l’ancêtre du chien au look bien étrange au tigre-chat aux dents de sabre en passant par les oiseaux carnivores, les lémuriens siamois à la queue bariolée ou encore les macaques boxeurs), des paysages gorgés de couleurs flamboyantes mais qui n’en restent pas moins hostiles, des aventures palpitantes, de l’action, du suspense, de la tendresse, de l’humour bien calibré,  des rires qui fusent toutes les deux minutes… Autant de bonnes raisons de devenir accros aux Croods.

Sanders et DeMicco signent l’un des meilleurs films d’animation de ces derniers temps, qui s’illustre tant par ses qualités artistiques que par son scénario inventif, ses dialogues travaillés et sa fantaisie savoureuse.

Que dire de plus… si ce n’est « Ta-ta-taaa »!

Sortie le 10 avril 2013.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Ted ++

 À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé.

Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

Un gentil garçon qui refuse de sortir de l’adolescence, une peluche facétieuse un poil soupe au lait, qui boit-qui fume-qui jure-qui couche, des « potes du tonnerre » qui idolâtrent Flash Gordon, quand bien même ce dernier soit devenu une relique has been, une galerie de personnages névrosés, parfois paumés, souvent tarés voire carrément débile, des répliques qui vous asticotent sévèrement les zygomatiques, une rythmique savamment orchestrée entre cascades, course poursuite, castagne, scènes d’orgie et séquences émotions, des guest stars qui jouent le jeu, des références multiples aux années 80 et un humour qui fait mouche… Bienvenue dans l’univers complètement barré et génialement inconvenant de Seth MacFarlane.

Pour son premier long métrage, le père de la série TV « Les Griffin » s’intéresse au passage à l’âge adulte et aux renoncements que cela implique et réussit le pari haut la main de faire de Ted une comédie délirante au ton délicieusement irrévérencieux.

Un conte pour adulte complètement improbable, et qui s’annonce pourtant comme déjà culte…

 

Sortie le 10 octobre 2012.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des jeunes spectateurs.

 

Bande annonce

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS