Un été à Osage County ++

335126.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn famille, on se soutient. En famille, on se déchire… Suite à la disparition de leur père, les trois filles Weston se retrouvent après plusieurs années de séparation, dans leur maison familiale. C’est là qu’elles sont à nouveau réunies avec la mère paranoïaque et lunatique qui les a élevées. A cette occasion, des secrets et des rancœurs trop longtemps gardés vont brusquement refaire surface…

Sur le célèbre thème du « famille je vous (h)aime », John Wells (The Company Men) adapte la pièce de Tracy Letts et nous fait partager cet Eté à Osage County au coeur de l’enfer familial.

Particulièrement inspiré, le cinéaste livre un portrait acide et pourtant si juste de cette famille matriarcale construite sur les non-dits, les rapports de force, les blessures et le mal-amour.

Les sublimes Julia Robert et Meryl Streep rivalisent de talent et épatent par leur jeu mêlant puissance et fragilité tandis que la mise en scène joliment maîtrisée nous enferme peu à peu dans ce quasi-huis-clos étouffant, où les secrets de famille se révèlent à mesure que les maques tombent.

Derrière les crises d’hystérie, les reproches cinglants, les colères révoltées et la cruelle culpabilité, Wells – brillamment entouré par un casting épatant, de Benedict Cumbertach à Sam Shepard en passant par Ewan McGregor et Julianne Nicholson -, aborde subtilement des thématiques connues tel l’héritage familial, le schéma qui se répète ou encore la place qui nous est attribuée.

Un film brillant, caustique et jouissif qui semblent faire écho au discours d’Oscar Wilde : « Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leurs pardonnent ».

Sortie le 24 février 2014.

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Cogan : Killing Them Softly +

20319420.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…

« L’Amérique, c’est pas un pays. C’est du business. Alors payez-moi ». Voilà comment Cogan (Brad Pitt) résume tout l’esprit du thriller viril et fiévreux signé Andrew Dominik (L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford).

Adapté du roman L’Art et la manière de George V. Higgins (surnommé « le Balzac des bas-fonds de Boston »), Cogan, Killing Them Softly mêle savamment les genres : film d’action où la violence côtoie non sans mal l’absurde, polar nerveux parsemé d’humour noir, comédie glauque et cynique sur fond de crise économique.

Dans cet univers désespéré où les règlements de compte font légion, Brad Pitt mène la danse, entouré par les talentueux Ray Liotta, James Gandolfini et Sam Shepard. Mais en dépit de son casting prestigieux et d’une mise en scène soignée , le film de Dominik peine à trouver un véritable souffle, se perd dans des dialogues qui n’en finissent plus et se contente finalement de quelques balbutiements. Dommage.

 Sortie en DVD le 5 avril 2013 (Metropolitan Filmexport).

Avertissement : interdit aux moins de 12 ans.

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