Je suis supporter du Standard +

20540811_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPour Milou, le football est une véritable drogue, une religion qu’il pratique en fanatique, se faisant un devoir de contribuer personnellement, et par tous les moyens, à la victoire de son équipe : le Standard de Liège. Mais sa rencontre avec Martine va lui donner une bonne raison de décrocher…

Pour son premier long métrage, Riton Liebman met en scène une comédie douce-amère pour traiter de l’addiction et de ses conséquences. Un thème délicat que le réalisateur a choisi de tourner en dérision en racontant sa propre histoire.

S’inspirant de l’univers décalé de Woody Allen et des couleurs bigarrées mêlant l’humour aux tonalités dépressives qu’utilise Alexander Payne, Liebman réussit un film tout en retenue, tour à tour drôle, exaspérant et sincère.

Le spectateur se plaît à suivre le personnage de Milou (Liebman) dans sa prise de conscience face à sa passion footbalistique dévastatrice, dans ses doutes, dans son amour naissant avec la jolie Martine (irrésistible Léa Drucker) et dans ses rapports familiaux complexes entre une mère psy infantilisante (géniale Michèle Moretti), un frère à qui tout semble réussir, forcément dévalorisant et un patron omniprésent qui se prend pour le père de substitution (le sympathique Jackie Berroyer). A travers cette tentative de « désintoxication » d’un autre genre, Milou, cet anti-héros pour qui l’on a bien du mal à compatir au début de l’histoire, apparaît peu à peu comme une figure fort sympathique et ô combien attachante.

Il est vrai que le film tourne parfois en rond, qu’il souffre d’un problème de rythme dans plusieurs scènes et  que la partie « comédie » et la partie « dramatique » manquent de fluidité.

Malgré tout, Je suis supporter du Standard offre de jolis moments, tout en tendresse et en pudeur.  

Sortie mercredi 29 mai 2013.

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Camille redouble ++

Camille a seize ans lorsqu’elle rencontre Eric. Ils s’aiment passionnément et Camille donne naissance à une fille…
25 ans plus tard : Eric quitte Camille pour une femme plus jeune. Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé.
Elle a de nouveau seize ans. Elle retrouve ses parents, ses amies, son adolescence… et Eric.
Va-t-elle fuir et tenter de changer leur vie à tous deux ? Va-t-elle l’aimer à nouveau alors qu’elle connaît la fin de leur histoire ?

Et si nous pouvions faire machine arrière, que modifierions-nous vraiment ? C’est de cette réflexion autour de notre capacité à écrire notre propre histoire que part Noémie Lvovsky pour composer la partition de son nouveau film.

Comédie légère et profonde, drôle et mélancolique, optimiste et fataliste, Camille redouble nous offre un Retour vers le futur farfelu à la douceur nostalgique. La bande son funky et poétique, l’univers joyeusement foutraque de la réalisatrice, la mise en scène colorée parfois improbable, les acteurs plus-que-parfaits (la plupart, fidèles comparses de Lvovsky, de Podalydès à Vuillermoz en passant par Yolande Moreau et Samir Guesmi), sont autant de notes aux mille nuances qui contribuent à faire de ce film – au sujet pourtant mainte fois traité – une réussite.

Mais attention : si vous espérez une comédie édulcorée et gentiment potache, passez votre chemin. Sous ses apparences joviales et pétillantes, Camille redouble tient plus du whisky pur malt que du mousseux trop sucré.

Un très beau film qui fait méditer et rappelle que l’important n’est finalement pas tant l’arrivée que le voyage en lui-même.

Sortie le 12 septembre 2012.

Bande annonce

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS

Adieu Berthe – l’enterrement de mémé ++

Mémé is dead. Berthe n’est plus. Armand avait « un peu » oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, Armand cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l’anniversaire de la fille… de son amante Alix. Et mémé dans tout ça ? On l’enterre ou on l’incinère ? Et qui était Berthe ?

Voilà tout l’esprit si singulier des frangins Podalydès résumé en un pitch. Un goût avéré pour la fantaisie, un humour gentiment décalé qui aime flirter avec l’absurde, des personnages haut en couleur, des répliques piquantes et des situations parfois invraisemblables… autant d’ingrédients qui font d’Adieu Berthe un film à la texture légère aux notes douces et amères.

Au premier plan, Armand et ses nombreux tourments, incapable de choisir entre l’amour de sa femme douce et flegmatique et celui de sa maîtresse passionnée et volcanique. Il y a aussi Suzanne, sa belle-mère impossible qui le tient par le bout du porte-monnaie. Et puis Rovier-Boubet, le croque mort high tech qui propose des cercueils dernier cri (comme le 100% écolo, entièrement bio-dégradable) et des cérémonies funéraires spectaculaires. Alors Armand doute, Armand fuit, Armand jongles avec ses mensonges.
Mais au milieu de cette galerie de personnages flotte le fantôme de Berthe, la mamie trépassée dont il va falloir s’occuper. Une mamie amoureuse, séduite par un magicien au ballon rouge, dont on découvre l’histoire peu à peu…

Servie par une distribution jubilatoire (Valérie Lemercier, Isabelle Candelier, Michel Vuillermoz, Catherine Hiegel…), cette comédie farfelue et subrepticement irrévérencieuse manie savamment les moments de tendresse et les instants cocasses  teintés de frivolité(on se souviendra de la scène de crémation du mulot !).

Et malgré quelques longueurs et  un certain manque de fluidité, Adieu Berthe offre des vrais moments de comédie.

Sortie le 20 juin 2012.

Bande annonce

Rendez-vous sur Hellocoton !
  • Twitter
  • RSS