Rosalie Blum

467529.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxVincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents… Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu’il est convaincu d’avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l’espoir d’en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer…

Pour son premier long métrage, Julien Rappeneau adapte la bande dessinée de Camille Joury et réunit devant sa caméra Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi et Alice Isaaz. Un trio inédit aux mélodies singulières qui s’accordent pourtant avec une bien belle harmonie.

Car mettre en scène une histoire de rencontres inattendues, de chemins qui se croisent et qui viennent bouleverser le quotidien ronronnant requiert une orchestration parfaitement maîtrisée.

D’abord, filmer en douceur la torpeur de chaque personnage, endormi dans une vie qu’on leur a choisi et qu’ils ont acceptée. Puis, mettre en lumière subrepticement ce moment où tout peut basculer, cette rencontre qui, sans en avoir l’air, vient piquer au vif la curiosité ou réveiller une envie oubliée. Enfin, capter l’intensité des échanges, l’éclat des changements qui opèrent, les goûts et les couleurs retrouvés. Telle est la méthode de Julien Rappeneau pour porter à l’écran Rosalie Blum.

Le film est découpé en trois chapitres dédiés à chaque personnage  principal, trois personnages en quête de soi réunis par une même générosité. La timidité de Vincent et sa maladresse charmante, les fêlures de Rosalie dissimulées derrière son sourire, le renoncement d’Aude, petit oiseau tombé du nid mais qui cache bien des ressources…

On pourrait continuer à évoquer ce bien joli « pas de trois » ponctué de poésie, de tendresse, de philosophie, de fantaisie… Mais le mieux reste encore de vous inviter à entrer dans la danse !

Sortie le 23 mars 2016.

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L’Affaire SK1

285269.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxParis, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié. Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».
Retranscrire avec justesse ce que fut la traque d’un tueur en série à une époque où les nouvelles technologies n’existaient pas, capter la peur et l’incompréhension qui saisissaient peu à peu la capitale, rester fidèle aux faits en conservant une certaine distance, mettre en scène une affaire sordide avec décence et retenue, brosser le portrait de « l’homme derrière le monstre » sans tomber dans le manichéisme… autant de défis relevés par Frédéric Tellier qui signe un polar maîtrisé tout en équilibre.
Servi par un casting en tout point parfait – saluons l’interprétation saisissante d’Adama Niane, révélation du film -, et construit autour d’un scénario solide, L’Affaire SK1 captive son audience tout au long de l’enquête et impressionne par le travail de reconstitution réalisé et la justesse de ton employée.
Un thriller dont on ressort sous le choc.
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.
Sortie le 7 janvier 2015.
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Astérix – Le Domaine des Dieux

213078.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxNous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura  séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux  ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Prenez un scénariste-réalisateur-comédien-humoriste-musicien-touche-à-tout brillant et talentueux passionné d’histoire, de Bach et de personnages moustachus, nommé Alexandre Astier. Confiez-lui un projet aussi fou que des romains un brin mégalomanes (en l’occurrence, l’adaptation de l’une des aventures d’un célèbre Gaulois en 3D). Associez le génie du premier à la dextérité d’un maître ès-animation ayant fait ses gammes chez Pixar (Là-Haut, Wall-E) du nom de Louis Clichy. Laissez mijoter quatre ans pour un maximum de saveur. Servez alors la potion magique sur grand écran pour régaler petits et grands.

Voilà la recette divine, corsée et gouleyante qu’a concocté le duo Astier/Clichy, qui semble rivaliser d’imagination et d’ingéniosité pour cet Astérix – Le domaine des dieux tant attendu.

Un scénario chiadé, à la portée écologique efficace, qui révèle des héros peu glorieux et cupides face à des civiles romains venus goûter aux joies de la douceur gauloise ; de l’action, de l’aventure, du danger, du rire, de la castagne, de la tendresse aussi… et pour rythmer cette intrigue cocasse  et bien ficelée, un casting époustouflant, depuis l’irremplaçable Roger Carel, qui a accepté de sortir de sa retraite le temps de prêter à nouveau sa voix à Astérix, à Guillaume Briat (qui succède au regretté Pierre Tornade pour doubler Obélix), en passant par Alain Chabat, Laurent Lafitte, Lorant Deutch, Florence Foresti, Elie Semoun…

Un film fidèle à l’univers d’Uderzo et Goscinny qui se révèle étonnamment inventif, ô combien jouissif et tout bonnement fantastix!

Sortie le 26 novembre 2014.

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