Et (beaucoup) plus si affinités

376556.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEn se rendant à une soirée organisée par son meilleur ami, Wallace ne se doute pas qu’une rencontre va bouleverser sa vie. Son attirance pour Chantry a tout du coup de foudre. Une complicité immédiate s’installe avec cette jeune femme pétillante et à l’humour ravageur. Toutefois, il subsiste un petit obstacle aux prémices de cette belle histoire : Chantry est déjà en couple avec un dénommé Ben ! Elle propose donc à Wallace de sceller un tout autre pacte : devenir amis, et rien de plus.
Au fil du temps, leur complicité ne fait que grandir et Wallace se retrouve vite confronté à un vrai dilemme : doit-il s’en tenir à sa promesse ? Faire en sorte que Chantry quitte Ben ? Faire semblant de se satisfaire de cette situation bancale ou bien tenter de la conquérir, au risque de la perdre ? Leur relation amicale va être mise à rude épreuve : mais un homme et une femme peuvent-ils réellement être amis ?

Prenez un incurable romantique, un tantinet aigri, irrésistiblement drôle. Mettez sur sa route une craquante dessinatrice, pleine d’esprit et de répartie. Epicez leur rencontre de quelque ironie comme la vie sait si bien en réserver. Ajoutez à cette potentielle histoire d’amour les conseils d’un cousin bien barré, d’une copine tout aussi déjantée, une multitude de possibilités, et vous obtiendrez Et (beaucoup) plus si affinités, une comédie romantique fraiche et sympathique mêlant désinvolture et fantaisie.

Malgré le manque de relief des personnages (Wallace, incarné par Daniel Radcliffe, a la maladresse touchante mais aurait pu gagner en charisme) et une trame sans surprise, le film de Michael Dowse se distingue par ses dialogues savoureux et son ambiance torontoise douillette et chaleureuse, propice à cette charmante amourette.

Sortie le 29 octobre 2014.

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Yves Saint Laurent

245119.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxParis, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, le créateur audacieux s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

De sa maison d’enfance à Oran à l’hôtel particulier Second Empire du 5 avenue Mareau, de la Maison Dior à la création de sa propre maison de couture, de son premier défilé rue Sponitini au somptueux « spectacle » présentant la collection « Opéra-Ballet Russes » dans les salons de l’Hôtel InterContinental, de ses relations ambiguës avec sa muse, le mannequin Victoire Doutreleau, à sa rencontre avec Betty Catroux, considérée comme sa soeur jumelle, de son amitié fidèle pour Loulou de la Falaise à son amour tumultueux pour Pierre Bergé, Yves Saint Laurent raconte l’histoire d’un génie dont l’art était sa raison de vivre, un homme tourmenté, passionné, ultra sensible, exigeant… et tellement plus encore.

Raconter « l’une des plus grandes histoires d’amour du XXe siècle, une relation passionnelle, féconde, tragique ». Telle a été la motivation de Jalil Lespert, qui livre un biopic romancé où la grâce se teinte de tragique, où le coup de foudre se vit avec violence et où seule la création est salutaire.

Mais avouons-le : Yves Saint Laurent doit en majeure partie sa réussite à l’interprétation époustouflante d’un Pierre Niney des plus inspirés, saisissant la moindre intonation de cet « esthète de l’élégance si rock’n roll » et d’un Guillaume Gallienne remarquable en mentor despotique et pourtant fascinant.

Une double performance saluée à l’unanimité qui mérite bien un petit tour dans les salles obscures…

En salles depuis le 8 janvier 2014.

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Prisoners

21028038_20130813155654441.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxDans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, ce qui entraîne la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparues. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable. Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…

Un thriller sous haute tension, des acteurs inspirés, un scénario écrit au cordeau, un suspense qui va crescendo, une atmosphère sombre et oppressante… tels sont les premiers qualificatifs qui viennent en tête en sortant de la projection de Prisoners, le nouveau film de Denis Villeneuve (à qui nous devons la brillante adaptation d‘Incendies, tragédie intime signée Wajdi Mouawad).

Entouré par un Hugh Jackman à contre emploi, convainquant en père de famille accablé qui décide de se faire justice lui-même, par un Jake Gyllenhaal mystérieux qui incarne un flic sombre, entièrement dévoué à son métier, et par un Paul Dano magistral dans le rôle du coupable idéal, le cinéaste s’amuse à semer les indices en cours de route pour mieux nous embarquer dans le dédale d’un scénario savamment tortueux où tout bascule en moins d’une minute.

« La tragédie nous arrache au drame et nous rappelle une chose très importante : nous sommes des êtres absolument incompréhensibles. On est fous ! » écrivait Wajdi Mouawad. Une citation qui pourrait avoir inspirée Prisoners. Un film noir où la violence psychologique se mêle à la violence physique. Dense et sans concession.

Sortie le 9 octobre 2013.

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