Samba

209765.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSamba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent… Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d’imagination qu’eux ?

Après le succès phénoménal d’Intouchables, le duo de réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano poursuit l’aventure sur grand écran et livre un film engagé aux multiples nuances.

Inspiré du roman Samba pour la France de Delphine Coulin, Samba plonge le spectateur dans la terrible réalité des sans-papiers, sans complaisance ni sensiblerie, et fait se rencontrer des personnages en lutte dont la route aurait pu ne jamais se croiser.

« Nous avons mis des visages sur des statistiques. Aborder le côté politique du sujet, ce n’est pas notre rôle, pas plus que de faire passer un message. En revanche, le cinéma permet au spectateur de découvrir par des personnages et leur quotidien, un monde que souvent il ne connaît pas autrement que par le débat public et les médias. Et à partir de là, cela peut lui donner matière à réfléchir différemment » raconte Eric Toledano.

Aux côté de Samba gravite une galerie de personnages hauts en couleur et attachants, qu’ils soient au bout du rouleau ou aguerris, maladroits ou pétillants, fougueux ou timorés, danseurs enflammant la piste de danse ou acrobates malavisés sur les toits de Paris… Ces « caractères » rythment le film au gré de leurs humeurs, permettant d’insuffler des respirations lors des scènes à la tonalité plus grave et de désamorcer les tensions par le rire.

Entourés d’un casting impeccable (qu’il s’agisse du couple Charlotte Gainsbourg/Omar Sy, inattendu et saisissant, de Tahar Rahim, d’Izïa Higelin ou encore d’Issaka Sawadogo), Nakache et Toledano signent un film poignant et nécessaire, entre le drame et la comédie, et évitent les écueils de la facilité.

 Sortie le 15 octobre 2014.

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Gibraltar

21016154_20130627154323412_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Toujours mentir. Jamais trahir. »

Afin de mettre sa famille à l’abri du besoin, Marc Duval, un français expatrié à Gibraltar, devient agent d’infiltration pour le compte des douanes françaises.
De petits trafics en cargaisons troubles, il gagne progressivement la confiance de Claudio Lanfredi, un puissant importateur de cocaïne associé aux cartels Colombiens. Cette immersion en eau profonde dans l’univers des narcotrafiquants lui fait courir des risques de plus en plus importants. Mais à mesure que Marc gravit les échelons du cartel, il découvre aussi le luxe et l’argent facile…

En permanence sur le fil du rasoir, seuls ses mensonges le maintiennent encore en vie. Lorsque les douanes anglaises rentrent dans la partie pour arrêter Lanfredi, le jeu devient encore plus dangereux et sa famille risque d’en payer le prix.

Remarqué lors de son précédent film L’Assaut racontant la prise d’otages du vol Paris-Alger de décembre 1994, Julien Leclercq s’intéresse de nouveau à une autre histoire vraie : celle de Marc Fiévet, qui a infiltré les plus importants réseaux de narcotrafiquants de la mafia avant d’être trahi par les autorités douanières qui l’employaient et devoir purger une peine de dix ans de prison.

Servi par une distribution impeccable (notre coup de coeur pour Ricardo Scamarcio, décidément parfait en mafieux fascinant, se confirme une nouvelle fois) et scénarisé par Abel Rouf Dafi (la saga Mesrine, Un prophète), Gibraltar nous entraîne dans un engrenage infernal dans lequel Duval se fait prendre au piège sans aucune échappatoire.

Si ce polar aux images soignées et imprégné d’une ambiance oppressée se veut efficace, il pèche par un manque patent de suspense et de clarté.

A force d’ellipses répétées, le spectateur finit par sombrer dans cet imbroglio confus où l’on peine à identifier certains personnages et les réelles motivations de Duval (un « Monsieur Tout-le-monde » qui, pour payer ses dettes, préfère s’improviser « taupe » quitte à  mettre sa famille en danger plutôt que de vendre par exemple son bateau).

Des incohérences scénaristiques, un rythme qui s’essouffle bien vite et une intrigue bien compliquée font de Gibraltar un film hélas peu convaincant.

Sortie le 11 septembre 2013.

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