Jeu concours Plonger

C’est l’histoire d‘un amour total entre César et Paz.
Paz, photographe espagnole, nourrit une soif de rencontres, d’expériences et de voyages, alors que César, ex-grand reporter de guerre, souhaite à l’inverse s’extraire du tumulte du monde.
Paz est enceinte, cette perspective l’angoisse, l’étouffe. Elle semble s’éloigner chaque jour un peu plus de César, comme obsédée par quelque chose qui lui échappe.
Jusqu’au jour où elle disparaît, laissant son enfant et César sans véritable explication.

Pour son troisième long métrage derrière la caméra, Mélanie Laurent adapte Plonger, le roman de Christophe Ono-dit-Bio, publié en 2013 et récompensé du Grand Prix du roman de l’Académie française et du Prix Renaudot des Lycéens.

Vous souhaitez découvrir ce film dramatique interprété par Gilles Lellouche et Maria Valverde ? Nous mettons en jeu 5 x 2 places de cinéma ** ! Pour tenter votre chance, il vous suffit de répondre directement au questionnaire en ligne ICI avant le mercredi 29 novembre 2017 à 23h59 🙂

Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail et recevront leurs places par voie postale dans les meilleurs délais.

Bonne chance à tous!

*en salles le 29 novembre 2017

**valables en France métropolitaine

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L’Etudiante et Monsieur Henri

147417.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxA cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d’elle pour créer un véritable chaos familial…

D’abord imaginé sous forme de pièce de théâtre, L’Étudiante et Monsieur Henri – qui a connu un certain succès sur les planches – est la rencontre de deux solitudes : celle d’un vieux monsieur grincheux, enfermé dans un deuil auquel il semble s’agripper, et celle d’une jeune fille qui lutte pour écrire sa propre histoire.

On pourrait craindre le manque d’originalité du scénario. Et pourtant, on se surprend à se laisser embarquer très facilement, porté par des dialogues savoureux (« Grattez vos souliers », conseille vivement Monsieur Henri à l’étudiante), une ambiance solaire, des acteurs en tout point parfaits dans la peau de personnages au caractère bien défini. L’ours mal léché (génial Claude Brasseur), un brin manipulateur, s’inquiète pour son fils ; l’étudiante (la jeune Noémie Schmidt) pleine d’entrain doute et perd ses moyens au moindre stress ; le fils (Guillaume de Tonquédec, impeccable), ingénu et docile, fait preuve d’insouciance et d’audace. Chacun se révèle attachant dans sa maladresse, attendrissant dans ses tourments, drôle dans ses emportements… Et tous se retrouvent dans leur façon d’aimer, par sous-entendus et avec pudeur.

« J’étais habité par les thèmes qui me passionnent depuis toujours, comme celui de l’héritage familial, et le besoin de s’affranchir des barrières intérieures formées par l’éducation, pour aller vers ce qui nous convient vraiment » raconte Ivan Calbérac.

Avec L’Etudiante et Monsieur Henri – son premier long métrage -, le jeune cinéaste signe une bien jolie comédie sentimentale dont on ressort le coeur souriant et les yeux encore brillants.

Sortie le 7 octobre 2015.

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Le Tournoi

252913.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx7 jours de tournoi dans un grand hôtel à Budapest.
Un favori : Cal Fournier, 22 ans, champion de France d’échecs, génie immature, programmé pour la victoire, combat ses adversaires avec une puissance impressionnante. Déconnecté du monde, Cal se noie dans les jeux et paris permanents avec sa petite amie Lou et ses acolytes Aurélien, Anthony et Mathieu.
Mais un adversaire pas comme les autres va enrayer cette routine bien huilée…

Une plongée au coeur de l’univers des échecs, ce monde mystérieux qui ne laisse rien transparaître, un monde exaltant où les plus fins stratèges s’affrontent à coup de bluff, de combats acharnés, de tactiques déstabilisantes et de calculs machiavéliques, un monde fascinant qui révéla les limites de l’homme face aux machines (citons la célèbre partie remportée par l’ordinateur Deep Blue face au champion du monde Garry Kasparov en 1997, souvent controversée depuis lors). Le tableau séduit d’entrée de jeu.

Mais ne nous y trompons pas : Le Tournoi est avant tout l’histoire d’un jeune espoir, « programmé » pour gagner. La réalisatrice Elodie Namer raconte : « L’enjeu [du film], c’est de comprendre comment Cal s’affranchit de l’emprise de son esprit. Comment le robot s’humanise et devient autre chose qu’un cerveau sur pattes. »

Les échecs ne sont finalement qu’un prétexte à ce portrait d’un joueur blasé et suffisant, pour qui l’avenir semblait tout tracé, qui se retrouve à perdre pied face à un adversaire insaisissable.

L’intérêt du film réside dans sa façon de capter l’enfermement des joueurs, déconnectés de la réalité, prisonniers dans un hôtel oppressant où l’on tue le temps en se lançant des défis débiles ou en enchaînant les cuites entre deux parties. Filmés à huis clos, les joueurs tombent les masquent et révèlent que derrière la maîtrise extrême face à l’échiquier, ils ne sont eux-mêmes que des pions fragiles et puérils, livrés aux mains de leur entraîneur.

Cet axe aurait mérité un traitement plus poussé. Or, la réalisatrice, animée par un désir de rendre « le jeu d’échecs cinématographique », verse dans un style électro-pop malvenu, entre esthétique kitsch aux couleurs saturées et musique tambourinante des plus agaçantes. Le scénario, sans surprise, souffre également de quelques faiblesses et flirte trop souvent avec les codes du film pour adolescents.

Le Tournoi aurait gagné en intensité en étant plus sobre, plus tenu. La maturité s’acquiert avec le temps paraît-il. Rendez-vous lors d’une prochaine partie?

Sortie le 29 avril 2015.

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