Broken ++

Festival de Cannes, mai 2012. Le rideau se lève sur Broken, premier film du britannique Rufus Norris, qui fait l’ouverture de la Semaine de la critique. Un drame social teinté de lumière qui s’obscurcit peu à peu…

Après avoir été témoin d’une agression brutale, Skunk se rend compte que la maison où elle vit, son quartier, son école, lui sont devenus étrangers, presque hostiles. Les certitudes rassurantes de l’enfance ont laissé place à l’inconnu et à la peur. Et, alors qu’elle se tourne vers un avenir devenu soudain plus sombre, son innocence n’est plus qu’un souvenir. En cherchant le réconfort dans l’amitié muette de Rick, un garçon doux mais abîmé par la vie, Skunk va se trouver confrontée à un choix. Poursuivre un chemin dans lequel elle ne se reconnaît plus, ou quitter les ruines de son ancienne vie.

Adapté du roman éponyme de Daniel Clay, Broken aborde la perte de l’innocence à travers le regard d’une enfant pétillante et espiègle dont le monde vole en éclat. Le voisinage sert de microcosme au réalisateur pour aborder les relations parents/enfants aux conséquences parfois dévastatrices. « Le film est rempli d’amour, mais d’un amour qui conduit à des drames » explique Norris.

Cet amour, c’est celui de Skunk et de son père, un avocat placide et plein de tendresse pour sa fille ; c’est celui des Buckley, inquiets pour leur fils Rick, un esprit naïf victime d’injustice ; ou encore celui de M. Oswald, veuf en proie à de terribles accès de violence lorsqu’il s’agit de protéger ses filles aux moeurs légères. Trois familles voisines qu’un mensonge va embarquer dans une spirale infernale et destructrice.

Servi par un casting de choix – du brillant Tim Roth qui excelle dans un rôle à contre-emploi à la jeune Eloïse Laurence, révélation du film-, Broken est un film où l’humour et la douceur côtoient la brutalité et la folie.

Un premier long métrage qui prend aux tripes.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

Sortie le 22 août 2012.

Bande annonce

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Conversations avec James Gray (éditions Synecdoche)

« De nombreux cinéastes ont des idées, très peu ont une pensée[…]. L’œuvre [de James Gray] est marquée par une pensée très émotionnelle, forte et violente, portée par une mise en scène ancrée dans le cinéma d’auteur. » (Jean Douchet, critique de la Nouvelle Vague).

Echanger sur le septième art avec l’un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération, faire témoigner ses acteurs fétiches, ses techniciens, ses producteurs et faire découvrir tout l’univers de James Gray à travers une cinquantaine d’heures d’entretiens exclusifs, tout cela en moins d’un an… Tel est le pari relevé haut la main par Jordan Mintzer, critique au Hollywood Reporter et passionné par le cinéma de l’auteur de La Nuit nous appartient, en collaboration avec Synecdoche.

De ses origines modestes dans une famille immigrée du Queens à son dernier projet de film avec Brad Pitt, de ses premiers films de science-fiction en super 8 aux plus grands festivals de cinéma, le livre retrace le parcours d’un des cinéastes américains préférés des Français. Il y révèle ses sources d’inspiration (Hitchcock, Fellini, Coppola, Bertolucci, Wilder, Kurosawa, Chabrol, Audiard…), ses méthodes d’écriture et ses expériences de tournage. Tempête de neige imprévue, budgetimpossible à boucler, coups bas des producteurs au sujet du « final cut » : James Gray dévoile sans tabou les coulisses de la création d’un film.

Animé par une curiosité sans borne et une exigence créative, cet « artisan du cinéma » qui a su tracer un chemin unique à la frontière du cinéma indépendant et les studios holywoodiens retrace, étape par étape, le processus de création de chacun de ses films, de leur genèse au mixage, grâce à des documents exceptionnels (scénarios, story-boards, photos de plateau, partitions originales, archives personnelles du réalisateur).

Gray et Mintzer nous proposent ainsi un voyage unique et fascinant, où la passion et le génie règnent en maître. Une très belle leçon de cinéma qui séduira tous les amoureux du septième art.

Attention : édition limitée à 1000 exemplaires, disponible sur le site www.synecdoche.fr.

Conversations avec James Gray, Jordan Mintzer, Synecdoche, 2011, 240 pages (édition bilingue français-anglais).

Parution le 4 novembre 2011.

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