All about Albert ++

21053020_20131025171524518.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMère divorcée, Eva se passionne pour son métier de masseuse. Très attachée à sa fille, elle redoute le jour – désormais imminent – où celle-ci va quitter la maison pour aller à l’université. A l’occasion d’une soirée, elle rencontre Albert, un homme doux, drôle et attachant qui partage les mêmes appréhensions qu’elle. Tandis qu’ils s’éprennent l’un de l’autre, Eva devient l’amie et confidente de Marianne, une nouvelle cliente, ravissante poète qui semblerait parfaite si seulement elle n’avait pas un énorme défaut : dénigrer sans cesse son ex-mari. Soudain Eva en vient à douter de sa propre relation avec Albert qu’elle fréquente depuis peu.

« Comment arrive-t-on à se libérer d’un échec sentimental et à prendre le risque de tomber amoureux à nouveau? » Une question universelle à laquelle Nicole Holofcener tente de répondre à travers la rencontre d’Eva et d’Albert, deux divorcés fragiles qui se cachent derrière l’humour pour masquer leurs fêlures et leur manque d’assurance.

Avec délicatesse, la cinéaste met en scène ces personnages attendrissants, révélant leurs failles, qu’il s’agisse de la crainte de voir leur enfant unique quitter le nid et de la solitude qui en découlera, la peur de vivre une nouvelle déception amoureuse, et plus généralement l’angoisse liée au changement.

D’emblée, la complicité s’instaure :  les rires fusent au cours d’un dîner, les histoires se dévoilent peu à peu et le plaisir de se retrouver sonne comme une évidence. Mais les belles émotions des premiers temps ne sont pas faites pour durer. Du moins, c’est ce que pense Eva, rapidement en proie aux doutes et qui, pour se rassurer, cherche des réponses… quitte à faire fausse route.

Une mise en scène faite de clair-obscures épars sublimée par une merveilleuse bande son, des acteurs tout en justesse (de Julia Louis-Dreyfus au regretté James Gandolfini en passant par Catherine Keener et Toni Collette), de la douceur, de la simplicité et de la tendresse… autant d’ingrédients qui font d’All about Albert une jolie comédie romantique qui vous donnera le sourire pour un petit moment.

Sortie le 26 mars 2014.

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Stoker ++

20487654.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxAprès la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente marginale et taciturne, voit un oncle dont elle ignorait l’existence venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

Avec sa mise en scène maîtrisée avec virtuosité où chaque détail fait sens (une araignée qui grimpe le long de la jambe de l’héroïne, le jeu des respirations qui se répondent, l’incessant va-et-vient d’un métronome, une paire de Ray-Ban dans une boîte à gants…), son esthétisme terriblement froide et ô combien raffinée qui définit l’identité visuelle de ce thriller aussi élégant que terrifiant, ses références à foison – Hitchcok, Lynch, De Palma -,  son scénario ultra ciselé teinté de noirceur, de folie et d’une dangereuse sensualité – la scène de la partition au piano joué à quatre mains restera longtemps dans les mémoires -, Stoker ne peut laisser indifférent.

Certains seront peut-être réticents face à cette histoire somme toute déroutante et bien barrée. D’autres se laisseront plus facilement prendre dans la toile tissée peu à peu par l’Oncle Charlie, charmeur intrigant, dans laquelle la jeune India, en sombre rêveuse, pourrait bien se perdre. Ou pas. Car la frontière entre bourreau et victime semble bien fine dans l’univers angoissant et saisissant de Stoker.

Au casting, Mia Wasikowska (Alice au pays des merveilles) tient la dragée haute à Matthew Goode (A single man), entourée d’une Nicole Kidman glaciale qui campe une mère à la dérive inexpressive à souhait (la magie du botox?).

Wentworth Miller (Mr « Prison Break ») nous régale d’un scénario psychotique puissant et dérangeant. Park Chan-Wook (Old boy) nous offre une réalisation violente, oppressante et sublime. De quoi marquer les esprits pour un moment.

 Sortie le 1er mai 2013.

Avertissement : interdit au moins de 12ans.

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